Banques centrales : le FMI prône un maintien des taux bas

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La transition de la Chine vers un rythme de croissance plus modéré, si elle correspond en gros aux prévisions, semble avoir des répercussions transfrontalières plus importantes que ce qui était précédemment envisagé, indique le FMI.
"La transition de la Chine vers un rythme de croissance plus modéré, si elle correspond en gros aux prévisions, semble avoir des répercussions transfrontalières plus importantes que ce qui était précédemment envisagé", indique le FMI. (Crédits : © Stoyan Nenov / Reuters)
Le Fonds monétaire international estime que les banques centrales européenne, japonaise et des Etats-Unis ne doivent pas ou quasiment pas augmenter leurs taux d'intérêt afin de continuer à stimuler l'économie car l'impact du ralentissement chinois est plus fort que prévu.

Alors que les ministres des Finances du G20, qui regroupe les principales économies mondiales, se réunissent vendredi et samedi à Ankara en préparation du sommet du G20 de novembre à Antalya (Turquie), le FMI a publié mercredi 2 septembre un rapport analysant la conjoncture économique mondiale et agrémenté de préconisations destinées aux banques centrales.

Le FMI prévoit néanmoins que "l'activité économique dans les économies avancées devrait accélérer modérément cette année et l'an prochain" avec un effet bénéfique de la baisse des prix du pétrole. Le Fonds recommande en conséquence la poursuite des politiques monétaires accommodantes suivies en Europe, au Japon et aux États-Unis et souligne que dans ce dernier cas, le relèvement attendu des taux doit reposer sur les données économiques. L'institution souhaite ainsi que les banques centrales n'augmentent pas ou modérément les taux d'intérêt pour stimuler les dépenses dans l'économie mondiale qui connait une montée des risques.

"Faute de pressions manifestes sur les prix et les salaires jusqu'à maintenant, la normalisation devrait être graduelle" aux États-Unis, ajoute-t-on de même source alors que la Banque centrale américaine se réunit à la mi-septembre et pourrait décider de sa première hausse des taux en près d'une décennie à cette occasion. En juin, comme le rappelle le Financial Times, Christine Lagarde avait déclaré en juin que la Fed ne devrait pas augmenter pas ses taux avant 2016.

Ralentissement de la croissance mondiale

De fait, le ralentissement de l'économie chinoise, s'il était attendu, a un impact plus important qu'attendu.

"La transition de la Chine vers un rythme de croissance plus modéré, si elle correspond en gros aux prévisions, semble avoir des répercussions transfrontalières plus importantes que ce qui était précédemment envisagé, ce qui se reflète dans une baisse du prix des matières premières et des marchés boursiers", indique le Fonds monétaire international.

Selon l'institution monétaire, la croissance mondiale au premier semestre de cette année a été plus lente que sur la même période l'an passé, "reflétant un ralentissement dans les pays émergents et une reprise plus faible dans les économies avancées". Prévoyant en juillet une croissance mondiale à 3,3% pour 2015, Christine Lagarde, la directrice du FMI, a estimé mardi 1er septembre qu'elle sera probablement "plus faible" que prévue sans la chiffrer pour autant.

"Les risques à court terme ont augmenté" dans les pays émergents

Dans le cas des pays émergents, qui avaient tiré la croissance mondiale lors de la crise financière dans les pays avancés ces dernières années, "les risques à court terme ont augmenté", estime le rapport. Il cite à l'appui de ce constat, "la transition de la croissance en Chine", le plus faible prix des matières premières, la hausse du dollar et le renversement des flux de capitaux.

L'institut de la finance internationale (IIF), qui représente l'industrie bancaire, avait indiqué la semaine dernière que les flux de capitaux vers les pays émergents s'étaient taris en août.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 03/09/2015 à 13:01 :
Quand on a beaucoup prêté quasi-gratuitement et que ça n'a pas suffi, que peut-on faire d'autre ? Revoir les besoins, devient la seule discipline logique ; reste plus qu'à ajuster les pouvoirs aux résistances à vaincre. La raison du plus fort est toujours la meilleure. Non ?

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