Climat : dernière nuit pour sauver la COP28
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THAIER AL-SUDANI
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La présidence émiratie de la COP28 tente-t-elle de noyer le poisson ? Après avoir proposé lundi soir un projet de texte final, sans doute s'attendait-elle à ce qu'on lui reconnaisse une avancée importante : la mention des « énergies fossiles », jusqu'ici soigneusement mise de côté lors des conférences internationales de l'ONU sur le climat.
Pourtant, depuis, les levées de bouclier s'enchaînent. Celles des pays pétroliers, l'Arabie saoudite et ses alliés exportateurs en tête, qui refusent tout accord s'attaquant aux hydrocarbures, véritable socle de leur économie. Mais aussi et surtout celle des pays occidentaux, dont l'Union européenne et les Etats-Unis, ainsi que des petits Etats insulaires et de nombreux pays sud-américains, qui jugent beaucoup trop faible la proposition mise sur la table.
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Résultat : des prolongations se sont engagées, et une nouvelle version est attendue ce mardi soir. Pour cause, le texte actuel laisserait toute latitude aux pays signataires de l'accord de Paris de 2015 (qui cible une limitation des températures « nettement en-dessous de +2°C ») pour choisir leur manière de « réduire » la consommation et la production de combustibles fossiles. C'est-à-dire sans aucune obligation. Il ne fixe plus aucun objectif commun d' « élimination » du pétrole, du gaz et du charbon, ce que le bloc mené par le Vieux continent pousse.