Comment le coronavirus a mis à genoux l'économie mondiale

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Donald Trump a proposé un vaste plan de relance de 700 milliards de dollars, après avoir tenté de minimiser, à plusieurs reprises, l'impact du coronavirus sur l'économie américaine.
Donald Trump a proposé un vaste plan de relance de 700 milliards de dollars, après avoir tenté de minimiser, à plusieurs reprises, l'impact du coronavirus sur l'économie américaine. (Crédits : Reuters)
De l'apparition d'un virus inconnu en Chine à un "lundi noir" qui a vu les marchés chuter comme jamais depuis fin 2008: en deux mois, l'épidémie de Covid-19 a mis l'économie mondiale à rude épreuve.

[Article publié le 11/03/2020 à 11h47, mis à jour le 11/03/2020 à 15h25]

Wuhan, Chine, décembre 2019: plusieurs cas d'une pneumonie virale nouvelle sont détectés dans cette métropole industrielle de 11 millions d'habitants. La maladie se propage et le 9 janvier, les autorités chinoises attribuent ces cas à un nouveau type de coronavirus. Un premier mort est comptabilisé deux jours plus tard.

L'épidémie contamine plusieurs pays asiatiques et peu à peu d'autres continents, avec à ce jour plus de 115.000 cas d'infection recensés, dont plus de 4.000 morts.

La Chine décide fin janvier de mettre Wuhan en quarantaine et interdit aux centaines d'usines qui s'y trouvent de rouvrir immédiatement après les congés du Nouvel an chinois.

Lire aussi : Coronavirus : la Chine en quarantaine

Les secteurs du tourisme et des transports sont les premiers à s'inquiéter de cette épidémie qui va assécher la clientèle chinoise, quand de nombreux États restreignent les arrivées de ressortissants en provenance du géant asiatique.

Fin janvier, de Shanghai à Wall Street, les marchés connaissent de premiers à-coups. Les prix des matières premières, dont l'industrie chinoise est gourmande, s'affaissent. Entre la mi-janvier et début février, les cours de l'or noir plongent d'environ 20%. Et ce n'est qu'un début.

Grain de sable

Le monde découvre le rôle de Wuhan, "hub" logistique et industriel pour de nombreux groupes internationaux... et réalise qu'un accroc dans une usine chinoise peut provoquer des perturbations en chaîne pour une myriade d'entreprises dans le monde.

Lire aussi : Quand la Chine tousse, le monde s'enrhume

En Allemagne, en Corée du Sud, au Japon, en Italie, en France, aux États-Unis, partout des industriels font part de difficultés à s'approvisionner en pièces et composants habituellement produits par des partenaires chinois.

Le constructeur français Renault doit fermer provisoirement une usine en Corée du Sud. Le géant américain Apple gère l'arrêt de la production de fournisseurs.

Les économistes parlent de "choc d'offre". Et compte tenu de la place de la Chine dans les échanges mondiaux, il est massif. Les dirigeants de la planète prennent la mesure du risque: que ce choc entraîne des défaillances d'entreprises et un ralentissement d'une économie déjà affaiblie par les tensions commerciales entre la Chine, les États-Unis et l'Europe.

"Le Covid-19, une urgence sanitaire mondiale, a perturbé l'activité économique en Chine et pourrait mettre en péril la reprise" mondiale, alerte le 23 février la directrice du Fonds monétaire international (FMI) Kristalina Georgieva, lors du G20 Finances à Ryad.

Branle-bas

De nombreuses multinationales préviennent que la crise sanitaire aura un impact sur leurs résultats. Les marchés boursiers commencent à s'affoler. La dernière semaine de février est une débandade: en Europe et aux États-Unis, les indices perdent plus de 12%, du jamais-vu depuis la crise de 2008-2009, quand l'économie mondiale était entrée en récession.

Récession: le risque commence à pénétrer les esprits. L'heure est au branle-bas de combat. Le 3 mars, la banque centrale américaine (Fed) surprend en baissant ses taux directeurs. La Chine arrose son économie de liquidités, tandis que l'Italie, l'Allemagne ou la France tentent de soutenir leurs entreprises.

L'inquiétude est que le choc "d'offre" ne se double d'un choc mondial "de demande", d'une chute de la consommation et des investissements si l'épidémie conduit d'autres pays, à l'image de l'Italie, à prendre des mesures drastiques de confinement.

Lire aussi : Coronavirus : la mutation d'une crise de l'offre en crise de la demande inquiète la Banque de France

Dans un premier temps, c'est plutôt une ruée que connaissent les supermarchés de Los Angeles ou de Sydney, où les produits de bases sont dévalisés. "C'est la pagaille [...] Aujourd'hui, c'est incontrôlable. [...] Nous n'avons plus de papier toilette, presque plus d'eau, et plus de gel pour les mains", raconte, le 7 mars, l'employé d'un supermarché Costco à Burbank (Californie).

Lire aussi : Coronavirus : les supermarchés pris d'assaut, la distribution bondit en Bourse (Costco, Target, Walmart)

Les avions se vident ou restent au sol au fur et à mesure que les compagnies interrompent certaines liaisons. L'épidémie de Covid-19 pourrait coûter plus de 100 milliards de dollars au transport aérien, s'alarme le 5 mars l'Association internationale du transport aérien (Iata).

Lire aussi : Coronavirus : le transport aérien affronte l'une des plus graves crises de son histoire (si ce n'est la plus grave)

Krach pétrolier

L'un des chocs les plus durs vient du pétrole. L'Opep et la Russie échouent le 6 mars à Vienne à s'accorder sur une baisse de leur production pour stabiliser les cours. Piquée au vif, l'Arabie saoudite lance une guerre des prix. Les cours frôlent les 30 dollars lundi, après une chute inédite depuis la première guerre du Golfe en 1991.

Puis les marchés boursiers s'effondrent, à l'image du CAC 40 parisien qui décroche de plus de 8% lundi, du jamais vu depuis 2008. En quelques heures, des milliards d'euros se volatilisent.

Au moment où la dette des entreprises, dont une partie de piètre qualité, atteint des niveaux records, certains craignent que cette chute des marchés ne fragilise les banques et les grands fonds d'investissement.

Gita Gopinath, économiste en chef du Fonds monétaire international, résume l'enjeu: "empêcher qu'une crise temporaire ne nuise de façon irrémédiable à des personnes et des entreprises en raison de pertes d'emplois et de faillites", grâce à une réponse vigoureuse et coordonnée des gouvernements et des banques centrales.

En 2008-2009, le G20 avait pris les rênes d'une telle réponse, au point d'être qualifié de "gouvernement économique mondial". Onze ans plus tard, la guerre commerciale, le Brexit, la montée du populisme sont passés par là. Rien ne dit que le groupe des vingt premières économies mondiales, présidé cette année par l'Arabie Saoudite, voudra endosser à nouveau ce rôle.

Des mesures de soutien à l'économie

  • Union européenne :

La Commission européenne a annoncé, mardi, son intention de créer un fonds doté de 25 milliards d'euros, pour aider les pays membres de l'UE à surmonter les conséquences économiques de l'épidémie. L'institution a par ailleurs précisé que les dépenses budgétaires exceptionnelles liées à la lutte contre la propagation du virus ne seront pas prises en compte dans l'évaluation du déficit des pays concernés, après que ces derniers ont plaidé pour un assouplissement des règles budgétaires dans ce contexte particulier.

  • États-Unis :

Dans le même temps, Donald Trump a proposé un vaste plan de relance de 700 milliards de dollars, après avoir tenté de minimiser, à plusieurs reprises, l'impact du coronavirus sur l'économie américaine. L'une des propositions phares du locataire de la Maison Blanche est de supprimer les charges sociales jusqu'à la fin de l'année, afin de gonfler le pouvoir d'achat des ménages.

Lire aussi : Comment relancer l'économie en temps de crise ? Les exemples Bush et Obama

Cette annonce intervient moins d'une semaine après l'approbation, par le Congrès américain, d'un plan d'urgence de 8,3 milliards de dollars, visant à améliorer l'action des pouvoirs publics et qui prévoit, notamment, de financer la recherche et le développement de vaccins, de traitements médicaux, ainsi que les services médicaux à distance.

  • Royaume-Uni :

Le ministre britannique des Finances, Rishi Sunak, a pour sa part annoncé, ce mercredi, un plan de 30 milliards de livres pour soutenir l'économie. Le budget du gouvernement de Boris Johnson comprend "des mesures de soutien à l'économie de 30 milliards de livres pour protéger les Britanniques, les emplois et les entreprises", a déclaré le ministre devant le Parlement.

Dans le détail, 7 milliards aideront les travailleurs indépendants et les PME, 5 milliards le système de santé, qui s'ajoutent à 18 milliards d'autres mesures pour soutenir l'activité.

  • Italie :

De son côté, le gouvernement italien a annoncé, ce mercredi, une enveloppe d'un montant total de 25 milliards d'euros, toujours pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, qui a déjà fait plus de 600 morts dans le pays. Sur cette somme, la moitié environ sera mobilisée en urgence, tandis que l'autre servira pour d'éventuels besoins ultérieurs.

Il y a une petite semaine, l'Italie avait déjà décidé d'allouer une enveloppe de 7,5 milliards d'euros, mais face à la situation qui s'aggrave, le gouvernement a donc décidé de franchir un pas supplémentaire, en dépit d'un important déficit des finances publiques et d'une dette supérieure à 130% du PIB qui inquiète Bruxelles depuis des années.

  • Canada :

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a annoncé, ce mercredi, la création d'un fonds d'un milliard de dollars canadiens (640 millions d'euros) pour soutenir l'économie canadienne.

Ce fonds "apportera un financement aux provinces et aux territoires pour les aider à se préparer à toute éventualité et pour atténuer les risques pour les Canadiens", a dit M. Trudeau lors d'une conférence de presse. Le nombre de cas du nouveau coronavirus approchait la centaine ce mercredi dans le pays, avec un décès.

Le fonds vise notamment à renforcer les systèmes de santé des provinces canadiennes, et à aider financièrement les Canadiens forcés de se mettre en isolement à cause du coronavirus.

"Personne ne devrait se soucier de son emploi s'il doit être mis en quarantaine", a insisté le chef du gouvernement.

"L'annonce faite aujourd'hui est importante, mais nous nous préparons déjà à en faire plus", a insisté M. Trudeau, prévoyant de nouvelles annonces dans les prochains jours.

  • Allemagne :

Lundi 9 mars, c'est le gouvernement allemand qui a annoncé un paquet de mesures visant à soutenir son économie face à l'incidence du coronavirus. Les principales mesures économiques concernent le recours facilité pour les entreprises en difficulté au chômage partiel de leurs salariés, l'octroi de prêts en cas de difficultés de trésorerie et le blocage d'une enveloppe supplémentaire de 12,8 milliards d'euros sur quatre ans pour des investissements d'infrastructure.

Lors d'une conférence de presse donnée ce mercredi, la chancelière Angela Merkel s'est également dite prête à revenir sur la sacro-sainte règle du zéro déficit public pour faire face à l'épidémie.

(Avec AFP)

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a écrit le 18/03/2020 à 20:44 :
Quand il y a l injustice dans le monde le dieu envoie ses soldats, pour que l être humain réfléchi aux péchés qu il fait, les pays forts détruisent les pays faibles ,la personne forte détruit la personne faible ,l être humain met de côté la religion qui est notre guide dans la vie, l être humain mange ce qui est interdit dans la religion, la laïcité augmente ,la nature n est pas respectée ,
a écrit le 12/03/2020 à 14:07 :
On se demande bien ce que cela pourrait donner, sur le plan économique, dans le cas d'une "véritable" épidémie vraiment mortelle, avec une virulence extrême car, à ce jour, la grippe, virale également, fait beaucoup plus de morts. A ce jour, le covid 19 n'a fait que quelques milliers de morts sur la planète alors que la grippe décime des centaines de milliers de terriens...
Par contre, question "com" et stratégie , le covid-19 est un champ d'expérience intéressant pour l'avenir; quand une véritable menace surviendra, comme cela a existé dans l'histoire de l'humanité. Et dans cette perspective future, ce ne sera point l'économie observée à travers les fluctuations d'un cac 40, qui sauvera l'humanité. Pour rappel de ce que peut être une réelle pandémie, la peste noire du XV siècle aurait fait disparaitre, selon les difficiles estimations des historiens, entre 30% et 50% de la population européenne!
Malheureusement, il y a peu de chance que cet épisode du coronavirus, oblige à réfléchir et à changer de modèle économique mondialisé et obsolète, par sa fragilité et l'insécurité qu'il produit; à commencer sur le plan de la santé. Le Covid-19 nous interroge... sur l'avenir.
a écrit le 11/03/2020 à 19:48 :
700 milliards... la vache ils ne perdent pas leur temps ces américains même s'il est évident que quand on a les banques à ses pieds c'est plus facile.

"afin de gonfler le pouvoir d'achat des ménages"

Contempler l'Amérique régner.
Réponse de le 12/03/2020 à 13:40 :
Ce n'est pas de l'argent, ceux sont des dollars, de la monnaie de singe...

Les Etats Unis en produisent tant qu'ils veulent... Mon papier mon papier
Réponse de le 12/03/2020 à 15:20 :
@ Multipseudos

Ila exactement la même valeur que l'argent entassé dans les paradis fiscaux et même que celui qui te sert a aller acheter ton gigot, tu racontes encore et toujours n'importe et en plus tu me poursuis pour cela.

Tu sais à un mome.t faut voler de ses propres ailes hein....
a écrit le 11/03/2020 à 16:47 :
Mais à qui profite le crime ?

L’argent circule de poches en poches, cela coûte à certains et les autres sont payés ? Mais qui est payé ? Qui en profite?

L’industrie pharmaceutique ? Les assurances? Les banques qui pourront immobiliser les garanties ? Certains obscurs financiers qui permuteront les actifs? Quelques hommes politiques?

L’argent va bien quelque part...
a écrit le 11/03/2020 à 16:28 :
Le CAC 40 à perdu 1400 points en 15 jours , une chute vertigineuse ! Comment peut-on accepter que toute l'economie mondiale ne dépende que de 2 grands pays : la Chine et les USA. Oui Le coronavirus a fait totalement plié l'economie mondiale totalement ! N'a-t-on rien retenu de la crise de 2008 ? Faut-il s'attendre à une autre crise economique mondiale ? L'economie mondiale n'est-elle regulée que par les crises majeures ? Oui doit-on tout attendre de la Chine !! Personnellement je ne suis pas totalement pro Made In China : on sait uassi en Europe concevoir, fabriquer, commercialiser des smartphones, des ordinateurs portable, des voitures electriques, des avions electriques ,de l'hydrogène, des ordinateurs quantiques ! Doit-on en permanence en dépendre de la CHine et des pays Asiatique surtout si la crise vient de chez eux ? Il faut une mondialisation plus équilibrée, une defense de l'economie à l'européenne et non tout dependre des USA ou de la Chine qui ont un appetit féroce, voir garguantesque ! Oui à une europe qui protège son industrie, qui protège les economies et le commerce en Europe ! Non à un pillage de l'economie par les Chinois ou par les Américains ! J'ai vu la mondialisation à l'oeuvre chez Lucent technologie et il y en a que pour les Américains !
a écrit le 11/03/2020 à 15:49 :
la pandémie aura eu pour mérite, si l'on peut dire, de montrer combien l'économie est mondialisée et de ce fait fragile. Les échanges commerciaux sont planétaires, les chaines de productions sont interdépendantes et tout blocage à un endroit du monde, et particulièrement en Chine, a une conséquence directe sur l'ensemble de l'économie. Elle montre en outre les erreurs stratégiques que les états ont commises, notamment en Europe, concernant la production de produits essentiels comme les médicaments par exemple, pour des questions purement économiques et qui de ce fait s'avère désastreux en période de crise. Tout le tissu économique est atteint, et les états vont être obligés d'aider de façon substantielle d'innombrables entreprise en difficulté et détériorer ce faisant encore plus les déficits budgétaires . Bref, après 2008 et pour une raison totalement différente on va certainement assister à une récession de l'économie mondiale qui va toucher comme d'habitude plus durement les populations les plus fragiles. Peut on espérer qu'un jour nous ayons des responsables capable d'avoir une vision à long terme afin d'éviter ces scénarios catastrophiques ?
a écrit le 11/03/2020 à 15:48 :
Vous avez dit HOAX? Cela fait des années qu'on connait les hoax ou effet d'annonce sur les virus informatiques qui n'existent pas ou dont la dangerosité est volontairement exagérée. Le Covid-19 n'est qu'un code génétique qui va perturber les codes des cellules pulmonaires de quelques milliers d'individus spécifiquement sensibles sur une population mondiale de 8 milliards. Est-ce la véritable raison des mesures d'enfermement et confinement prises par nos gouvernement dits évolués, qui vont certainement affamer et plonger des milliards d'hommes dans la misère économique, physique?
a écrit le 11/03/2020 à 15:47 :
La Chine devrait repenser son modèle de développement social, éclater les centres de production à plus petites échelles plutôt que de favoriser les mégalopoles. Le coté positif de cette crise est que les entreprises vont devoir repenser la localisation de leur production. A voir si cette situation profitera à l'Europe.
Réponse de le 12/03/2020 à 13:42 :
Pour cela il faut des transports pas chers et efficaces...

La France bien plus petite n'a pas su le faire.

Les seuls pays qui ont su le faire Benelux, Allemagne et Suisse... CQFD
Réponse de le 17/03/2020 à 20:54 :
La Chine n'a manifestement rien retenu de la crise du SRAS elle continue à permettre la vente (il)légale d'animaux sauvages sans contrôles sanitaires et voilà le résultat : une pandémie mondiale des économies bouleversées et des citoyens affectés dans leur vie. Et après que va t-il se passer ? Des familles endeuillées, des dettes abyssales à combler, des femmes et des hommes plongés dans la misère et surtout enfin la relocalisation de la production en Europe.
a écrit le 11/03/2020 à 14:51 :
Dans les réactions des milieux financiers et l'impact sur nos économies, il faut distinguer ce qui est du domaine du "cosmétique" -pour l'instant-: que change le cours de bourse de Carrefour in fine à la vie du citoyen lambda (si ce n'est que la perte de valeurs des bourses va finir par avoir des répercutions sur la consommation),.. et ce qui a un impact direct (le cours du pétrole, dont on peut penser qu'il est aussi politique, la Russie ayant décidé de sanctionner les producteurs de gaz et pétrole de schistes, et probablement le gouvernement US et son Président. Pour l'instant, je gage que peu d'entreprises de l'hexagone sont durement touchées, le prix de l'énergie et des matières premières sont en baisse ce qui est positif, et que le mouvement de retour de certaines productions en Europe seront in fine profitables à nos économies (mais peut-être le citoyen devra-t-il payer un peu plus cher ses produits anciennement produits en Asie).. Un sain ajustement à des excès d'une mondialisation débridée que nos concitoyens commençaient à contester? Et notons, sans rire, que le Président Trump avec son bras de fer avec la Chine, finalement était visionnaire...(sans que cela le rende forcément sympathique évidemment).
Réponse de le 11/03/2020 à 15:34 :
"Un sain ajustement à des excès d'une mondialisation débridée que nos concitoyens commençaient à contester". Peut-être mais ça va être beaucoup plus douloureux que ce que vous semblez imaginer.
"Dans les réactions des milieux financiers et l'impact sur nos économies, il faut distinguer ce qui est du domaine du "cosmétique" -pour l'instant-"
La situation évolue très rapidement et je vous recommande le commentaire de curieux37 le 11/03/2020 à 15:12 dont le réalisme ne fait pas état que de dommages "cosmétiques" pour l'économie française et pour l'économie planétaire.
a écrit le 11/03/2020 à 14:34 :
Les coûts ,oh oui, ça fait mal :

Alors que le nombre de cas a bondi ces derniers jours aux Etats-Unis, avec 28 décès et 984 cas recensés mardi soir selon la base de données de l'université Johns Hopkins, l'administration redoute que des personnes rechignent à se faire soigner pour une question de coût. Les assurés découvrent fréquemment, plusieurs semaines après une visite chez le médecin ou à l'hôpital, des « reste à charge » de plusieurs dizaines, voire centaines de dollars. Les failles du système de santé américain , qui représente pourtant 18 % du PIB (deux fois plus que dans nombre de pays développés), pourraient ainsi accélérer la diffusion du coronavirus, des patients pouvant hésiter à se faire diagnostiquer.Dans l'arsenal de mesures que la Maison-Blanche doit proposer pourrait aussi figurer une mesure banale en Europe : permettre aux salariés malades de rester chez eux sans perte de salaire. Les trois-quarts (76 %) des salariés bénéficient d'arrêts maladie payés aux Etats-Unis et cette couverture se réduit drastiquement dans les métiers les moins bien rémunérés.

Parmi le quart des salariés les moins bien payés, ils ne sont ainsi plus que la moitié (51 %) à bénéficier d'arrêts maladie payés, selon les statistiques du ministère du Travail (BLS). Pour les 10 % de salariés les moins bien rémunérés, le taux tombe même à 31 %. Les secteurs les moins généreux en matière d'arrêts maladie - la vente, les métiers de services, la construction et les travaux agricoles - sont en outre souvent ceux ne permettant pas d'effectuer un travail à distance.Le nombre de jours de maladie payés est par ailleurs toujours limité. Il faut généralement accumuler trente à quarante heures de travail pour bénéficier d'une heure d'arrêt maladie rémunéré, ce qui correspond ainsi à une réserve de sept à huit jours d'absence payée sur l'année. Une durée qui pourrait poser problème, alors qu'un confinement de quatorze jours est recommandé pour les personnes à risque. Près de la moitié des salariés n'ont en outre qu'entre 6 et 8 jours de vacances (payées) par an, selon les données publiques de BLS.
Réponse de le 11/03/2020 à 18:06 :
@ la chose
Dans le tableau que vous vous nous depeignez, nous comprenons que les US ne sont pas un État Socialiste. On s'en doutait un peu.
Par les temps de Corona virus qui courent, face à la maladie, au chômage, l'enfer fiscal Français semble un doux paradis protecteur, que n'ont pourtant de cesse tous les gouvernements de l'envoyer au purgatoire...et les néolibéraux dans l'enfer des assurances privées.
a écrit le 11/03/2020 à 14:09 :
Sans vouloir être taxé de complotiste, ni négliger l'affaire, la ficelle est un peu grosse car si cela suffisait pour déstabiliser l'économie mondiale, ce serait plus que grave. On dirait que le problème arrange les grands milieux de la finance qui s'attendent (comme on le sait bien) depuis quelque temps déjà à une redite de la crise de 2008…Le coupable est tout trouvé, ce ne sera plus la titrisation des gangsters de la Finance..
Réponse de le 11/03/2020 à 15:12 :
nos systèmes économiques sont hypers fragiles.....quand les usines sont vides de salariés, ou n ont pas la... petite pièce à 10 euros, voire 5 cm d euros...indispensable pour fabriquer un "produit".... à l autre bout de la chaine, celui qui les vend, n en vend plus
qd personne dans les avions.... tout ceux qui travaillent dans ce secteur sont à l arrêt...idem pour le tourisme...pas de visiteurs = pas de chambres d hotel, pas de restaurants, pas de visite de musées....pas de transports collectifs ni particulier type uber... idem pour tous ces métiers liés au
spectacles, ..... artistes pas payés..mais aussi electriciens, monteur... billeterie...sécurité etc.... case chômage....voir case zéro....si auto entrepreneurs...

en simple, ça s arrête faute de combattants car tout le système se met en mode survie....
Réponse de le 11/03/2020 à 18:18 :
@didierbernardet
Les milieux financiers n'ont pas créé le coronavirus (?), mais ils profitent de la situation dans une économie qui allait dans le mur. L'excuse coronavirus arrive à point nommé. Tout comme la baisse monumentale du pétrole. Je ne suis pas adepte de la théorie du complot, mais si on y réfléchit, à moyen terme, il y aura des milliers de milliards de dollars à gagner. Des lors, on peut douter, se poser des questions, mêmes les plus improbables, voire politiquement incorrectes.

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