L'inflation est toujours au plus haut aux Etats-Unis. Malgré la hausse des taux depuis le printemps dernier pour freiner la consommation et par ricochet les prix, elle peine à diminuer. En effet, en septembre, l'indice des prix à la consommation s'est élevé à 8,2%, à peine moins qu'en août (8,3%), selon le département du Travail américain. Une mauvaise performance qui, à trois semaines des élections de mi-mandat le 8 novembre, fragilise l'administration Biden. Au point d'en rendre les résultats « imprévisibles », selon le président américain.
Comme souvent, l'évolution des prix des carburants est surveillée comme le lait sur le feu. Or, le prix moyen à la pompe a récemment augmenté pour atteindre 3,90 dollars le gallon, contre 3,75 dollars il y a un mois, selon AAA/OPIS. La banque d'investissement Goldman Sachs a d'ailleurs laissé entendre que le baril atteindrait 110 dollars à la fin de l'année tandis que ses précédentes prévisions l'estimaient à 100 dollars. Ainsi, la décision de l'OPEP de réduire la production à 2 millions de barils par jour, dopant encore plus l'inflation, pourrait obliger la Fed à augmenter ses taux directeurs pour la sixième fois consécutive depuis le début de l'année.