Etats-Unis : l'inflation rebondit pour le deuxième mois d'affilée en août
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La Fed se réunit les 19 et 20 septembre prochains.
Jonathan Ernst
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La Fed se réunit les 19 et 20 septembre prochains.
Jonathan Ernst
[Article publié le mercredi 13 septembre à 15H02 et mis à jour à 16H13] L'espoir d'atteindre 2% d'inflation, objectif fixé par la Réserve fédérale américaine (Fed) s'éloigne un peu plus. En août, elle s'est accélérée pour le deuxième mois d'affilée aux Etats-Unis.
L'indice des prix à la consommation s'est, en effet, élevé à 3,7% sur un an, contre 3,2% en juillet, selon l'indice CPI publié mercredi par le département du Travail. C'est plus que les 3,6% qui étaient attendus par les analystes, d'après le consensus de Market Watch. Et sur un mois, l'inflation est de 0,6%, contre 0,2% en juillet, conforme aux attentes. Elle était déjà repartie à la hausse en juillet, pour la première fois depuis un an, tirée par les prix des logements notamment.
La Fed privilégie cependant une autre mesure de l'inflation, l'indice PCE, qui a lui aussi grimpé en juillet, à 3,3% sur un an, et qu'elle veut ramener à environ 2,00%.
Une mauvaise nouvelle qui s'explique en partie par la hausse des prix de l'essence à la pompe. « L'indice de l'essence est celui qui a le plus contribué à la hausse mensuelle, représentant plus de la moitié de l'augmentation », a ainsi expliqué le département du Travail dans son communiqué. « A également contribué à l'augmentation mensuelle d'août la progression continue de l'indice du logement, en hausse pour le 40e mois consécutif », est-il encore précisé.
En revanche, les prix de l'énergie ont baissé depuis août 2022, reculant de 3,6%. Ainsi, en excluant les prix de l'énergie et de l'alimentation, plus volatils, l'inflation dite sous-jacente accélère sur un mois, à 0,3% contre 0,2%. Mais sur un an, elle ralentit, à 4,3% contre 4,7% en juillet.
Le principal taux directeur est aujourd'hui compris dans une fourchette de 5,25 à 5,50%, sont plus haut niveau depuis 22 ans. Une politique monétaire qui, e
n contrepartie, pèse sur la croissance du pays, faisant planer le risque d'une récession.Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Pour autant, il est possible de parvenir à faire baisser les prix tout en évitant ce scénario, selon Austan Goolsbee, président de l'antenne régionale de la Fed de Chicago et membre votant du comité monétaire cette année. « Ce serait un triomphe que la Fed et d'autres banques centrales aient pu réaliser cela », a-t-il jugé début septembre, estimant « que l'on soit sur une voie en or, mais ce n'est pas garanti ». « Je pense en ce moment qu'on peut y arriver. En tout cas, c'est ce que l'on vise », a-t-il insisté, début septembre.
L'inflation est un sujet-phare dans la campagne électorale américaine, avant l'élection présidentielle de novembre 2024. Le démocrate Joe Biden, qui espère se faire réélire, martèle que c'est sa politique économique qui avait permis de faire ralentir la hausse des prix, qui avait flambé à 9,1% sur un an en juin 2022, au plus haut depuis le début des années 1980.
Les consommateurs, eux, ont vu leur pouvoir d'achat diminuer l'an dernier. L'inflation a fait chuter les revenus réels de 2,3% aux États-Unis en 2022, bien que les salaires aient très fortement augmenté, avait annoncé mardi le bureau du recensement (Census). Les Etats-Unis connaissent en effet, depuis plus de deux ans, une forte pénurie de main d'oeuvre, faisant grimper les salaires, ce qui a contribué à alimenter l'inflation. Un afflux de nouveaux travailleurs en août a cependant fait grimper le taux de chômage à 3,8%, signal que la situation se rééquilibre après deux années de pénurie de main d'oeuvre, une évolution de nature à calmer l'inflation.
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Mais des millions de ménages américains verront leur budget resserré encore à partir d'octobre, puisqu'ils devront recommencer à rembourser leurs prêts étudiants, après plus de trois ans de pause en raison de la crise du Covid-19.
(Avec AFP)
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