Jackson Hole : la Fed se dit prête à relever (encore) ses taux, avertit Jerome Powell
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à un mois de la prochaine réunion du comité de politique monétaire (FOMC).
Jerome Powell a également souligné que « pour ramener l'inflation durablement à 2%, il faudra une période de croissance économique inférieure à la tendance, ainsi qu'un ralentissement des conditions du marché du travail », toujours très tendu avec un taux de chômage qui reste bas autour des 3,6%. Il prévient que « tout indice d'une croissance supérieure à la tendance pourrait bloquer de futurs progrès sur l'inflation et demander un resserrement monétaire ».
La Bourse de New York perdait de l'élan ce vendredi, évoluant en ordre dispersé, après le discours de Jerome Powell. Après avoir commencé unanimes dans le vert, les indices étaient changeant. Le S&P 500 cédait 0,05%, le Dow Jones avançait de 0,49% et le Nasdaq de 0,20% vers 15h40 GMT.
Pour Ian Shepherdson de Pantheon Macroeconomics, « le discours n'apporte pas grand-chose de nouveau ». « Les données économiques vont dans la bonne direction, mais pas de façon définitive. Tout se jouera sur les données. Nous pensons qu'ils en ont fini avec les hausses de taux, mais c'est encore une décision à 60/40 », a estimé l'expert.
Jusqu'à présent, Jerome Powell a répété la nécessité de se baser sur les données économiques à mesure que la cible se rapproche. Les opinions sont toutefois variées parmi les membres du Comité monétaire de la Fed (FOMC). Certains, à l'image d'Austan Goolsbee de l'antenne de la Fed de Chicago, considèrent que l'essentiel est fait. D'autres, comme Michelle Bowman, une des gouverneurs, appellent au contraire à la poursuite de la hausse.
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Depuis 18 mois, la Fed est restée concentrée sur son objectif : augmenter ses taux rapidement, afin d'empêcher que les anticipations d'une inflation durablement élevée ne s'enracinent, avec d'importants risques pour l'économie à la clé. Résultat, depuis mars 2022, l'institution a augmenté onze fois ses taux, pour les faire passer d'un niveau proche de zéro à une fourchette comprise entre 5,25% et 5,50%.
L'inflation a, elle, pris le chemin inverse, avec d'abord un pic en juin 2022, autour de 9% puis une décrue constante depuis, pour revenir à 3% en juin, selon l'indice PCE, celui qui est privilégié par la Fed. La cible des 2% d'inflation est désormais en vue. Toutefois, l'ensemble des analystes s'accordent à dire que cette dernière étape pourrait être la plus difficile.
Du côté de la Banque centrale européenne (BCE) dont la présidente Christine Lagarde interviendra également à Jackson Hole vendredi en début d'après-midi, la question est sensiblement la même. Partie un peu plus tard, la BCE a augmenté ses taux pour la première fois mi-juillet 2022, pour enchaîner huit hausses depuis et les porter à 3,75%, un record depuis le printemps 2001.
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Mais la situation dans la zone euro reste plus compliquée. L'inflation y ralentit lentement, située à encore 5,3% en juillet. En outre, il existe d'importantes disparités entre les pays. La hausse des prix est repassée sous la cible des 2% en Espagne ou en Belgique, mais elle reste encore bien supérieure en Allemagne ou France, et même au-delà des 10% en Slovaquie.
(Avec AFP)
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