Etats-Unis : Trump veut lancer les travaux d'infrastructure le plus vite possible

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Si vous ne pouvez pas commencer les travaux dans les 90 jours, nous n'allons pas vous donner le moindre dollar pour ça, a lancé Donald Trump lors d'une rencontre avec des chefs d'entreprise.
"Si vous ne pouvez pas commencer les travaux dans les 90 jours, nous n'allons pas vous donner le moindre dollar pour ça", a lancé Donald Trump lors d'une rencontre avec des chefs d'entreprise. (Crédits : Reuters/Joshua Roberts)
Le président américain presse les chefs d'entreprise de lancer rapidement de grands travaux de rénovation des infrastructures, sa promesse phare de campagne pour laquelle il a prévu un méga plan d'investissement de plus de 1.000 milliards de dollars.

La réforme de l'assurance santé (Obamacare) n'est toujours pas passée - elle a même connu un premier échec -, que Donald Trump prépare déjà la suite. Le président américain a reçu mardi 52 chefs d'entreprise à la Maison-Blanche pour parler de la mesure phare de son programme : le méga plan d'investissement dans les infrastructures (routes, aéroports, chemins de fer, etc.) selon l'Associated Press (AP).

Autour de la table sont présents des patrons new-yorkais pour la plupart travaillant dans l'immobilier, tout comme Donald Trump avant sa victoire en novembre. Le président américain les a rassemblés pour leur exprimer sa volonté de démarrer les travaux le plus rapidement possible. "Si vous ne pouvez pas commencer les travaux dans les 90 jours, nous n'allons pas vous donner le moindre dollar pour ça", leur a-t-il lancé, rapporte AP.

Il pourrait s'écouler huit ans entre le financement et le début des travaux

Si Donald Trump se montre si pressé, c'est parce que les délais estimés ne sont pas à son avantage. Des membres de l'administration ont indiqué qu'il pouvait se passer plus de huit ans entre le financement d'un projet et le début des travaux de construction. Un calendrier inacceptable pour la Maison-Blanche, sachant que le plan d'investissement promis par le président est de plus de 1.000 milliards de dollars sur la décennie.

De plus, un tel projet doit recevoir l'aval du Congrès pour voir le jour. En majorité dans les deux chambres, les élus républicains risquent de montrer de grandes réticences, eux qui n'acceptent de déficit que pour compenser les baisses de taxes. La secrétaire aux Transports a indiqué que le projet sera dévoilé en détail plus tard dans l'année.

    | Lire Donald Trump va-t-il faire exploser la dette américaine ?

D'autres priorités pour l'économie

Enfin, lla Maison-Blanche a également dévoilé aux chefs d'entreprise d'autres priorités fixées pour dynamiser la croissance économique. Le directeur du Conseil économique national a notamment plaidé pour le passage du contrôle aérien par GPS au lieu de radars, une mesure censée selon lui réduire le temps de vol sur le territoire, et pour une rénovation du réseau d'électricité pour limiter le gaspillage. Présente lors de la rencontre, la fille du président, Ivanka Trump, a pour sa part plaidé pour une mise en avant de la formation professionnelle pour lutter contre le chômage en format les demandeurs d'emplois à des métiers qui recrutent.

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Commentaires
a écrit le 09/04/2017 à 10:05 :
Vouloir lancer de grand travaux est toujours positive, mais encore faut il que cela soit aux juste prix, en France nous somme habituer au dépassement de budget, au rallonge financiere, car souvent les grands groupe du BTP n'on pas évaluer correctement les risques et les efforts du travail à effectué ( à croire que cela est voulus) , mais dans sa grande générosité l'état ne prends pas de sanction et paie les dépassements de coûts financiers.... Nos hommes politique sont genereux avec l'argent publique.... Honte à ses gestionnaire à la petite semaine, fortement renumeration ...
a écrit le 05/04/2017 à 20:08 :
"le plus vite possible" : grouillez vous, l'automobile commence à flancher ; on risque à nouveau l'effondrement.
a écrit le 05/04/2017 à 19:25 :
Hum, trop progressiste pour que le congrès valide.

Cocasse situation électorale aux states, Obama n'a rien pu faire à cause du congrès et trump ne va rien pouvoir faire à cause du congrès.

Élections piège à gonds.
a écrit le 05/04/2017 à 18:50 :
Notez, ils avaient le choix entre la peste et le choléra : ils ont choisi un mix... Tu comprends, toi, un gars qui EST milliardaire mais ne se rend ABSOLUMENT pas compte de la réalité..?? Il ressemble à un politicien lambda, tu me diras. Mais un milliardaire, ça fait encore plus bizarre. Il a construit sa "fortune" sur quoi, ce gars..?? Pas sur des réalités, c'est sûr. Bon, sinon, donc, 1000 milliards, soit : 500 pour les infrastructures et 500 pour les zinvestisseurs. Juste partage, à priori.
a écrit le 05/04/2017 à 18:50 :
c'est intelligent de planifier des possibles infrastructures pour quand la conjoncture va se retourner..... en politique economique, ca s'appelle ' fine tuning'
c'est de la betise de mettre de l'huile sur une economie plus que bienportante, vu que ca cree des oscillations pas souhaitables du tout
a écrit le 05/04/2017 à 17:13 :
Il va se faire poser des chiots en or massif, ça va pas avec tout mais avec ce rouqmout ça colle

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