Hongrie : fronde contre la croisade homophobe d’Orbán
Joël Le Pavous, correspondant à Budapest
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Mardi 15 avril prochain, la Gay Pride sera interdite en Hongrie.
LTD/Attila KISBENEDEK/AFP
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Mardi 15 avril prochain, la Gay Pride sera interdite en Hongrie.
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Fini la Gay Pride ? Mardi, la loi, votée le mois dernier par le Parlement hongrois pour interdire la Marche des fiertés et plus largement toutes les manifestations mettant « en danger la protection de l'enfance », va entrer en vigueur. La nouvelle législation, qui complète une loi de 2021 prohibant l'évocation de l'homosexualité et de la transidentité auprès des mineurs, expose participants et organisateurs à une amende individuelle qui peut aller jusqu'à 500 euros.
Le maire écologiste de Budapest et l'ONG Budapest Pride, supervisant le défilé, souhaitent malgré tout maintenir la marche prévue le 28 juin. Aucune arrestation à craindre mais il faudra payer les amendes, a répondu Viktor Orbán.
Avec cette énième offensive contre les principes démocratiques de son pays, le Premier ministre ultraréactionnaire a de nouveau réveillé ses opposants. Chaque mardi depuis deux mois, des milliers de personnes se rassemblent à Budapest pour contester cette loi, que désapprouvent 56 % des Hongrois selon une récente étude.
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Samedi 12 avril, c'est le parti satirique du « chien à deux queues », le MKKP, qui a organisé dans la capitale une manifestation au ton très ironique. Le mot d'ordre - « Soyons tous pareils » car « la diversité est le plus grand danger ! » - moquait le modèle de société rêvé par Orbán. Quant au parcours, il dessinait un pénis et deux testicules.
Joël Le Pavous, correspondant à Budapest