H&M quitte définitivement la Russie
Paul Marion

H&M compte 6.000 employés en Russie
Ints Kalnins
Paul Marion

H&M compte 6.000 employés en Russie
Ints Kalnins
La liste des grandes multinationales qui décident de quitter la Russie s'allonge. Le géant suédois de l'habillement Hennes & Mauritz (H&M), dont les ventes en Russie sont déjà arrêtées depuis l'invasion de l'Ukraine, a confirmé lundi qu'il allait cesser définitivement ses activités dans le pays. H&M y est établi depuis 2009 et emploie 6.000 personnes.
« Après mûre réflexion, nous voyons qu'il est impossible de continuer notre activité en Russie compte tenu de la situation », a annoncé la directrice générale du groupe, Helena Helmersson, dans un communiqué. « Nous sommes profondément attristés de l'impact que cela aura sur nos collègues et nous leur sommes très reconnaissants pour tout leur dur travail et leur dévouement », a regretté Helena Helmersson.
Avant leur fermeture définitive, H&M compte rouvrir pendant quelques semaines ses magasins, fermés début mars quelques jours après le début de l'invasion de l'Ukraine, afin d'écouler ses stocks restants et de limiter le coût de son retrait du marché russe. H&M estime que sa sortie de Russie devrait lui faire perdre un total de 2 milliards de couronnes suédoises (soit 189 millions d'euros), en incluant une réduction de ses liquidités d'environ 1 milliard de couronnes.
Après l'invasion de l'Ukraine, plusieurs grandes entreprises suédoises avaient temporairement interrompu leurs activités en Russie. Le constructeur Volvo avait ainsi arrêté les ventes et la production dans son usine de Kalouga, au centre de la Russie, tandis que le géant de la communication Ericsson avait annoncé qu'il cesserait ses livraisons aux clients russes. Le géant de l'ameublement Ikea a aussi décidé de « réduire ses activités en Russie et au Bélarus », déjà suspendues après le début de l'offensive.
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La pression est forte sur les grandes entreprises occidentales qui tentent de garder un pied en Russie. A commencer par les groupes américains qui ont très largement bloqué leurs activités sur le marché russe comme Coca-Cola, Boeing ou Disney mais ne les ont pas pour autant clôturées ou vendues comme l'a fait le français Renault.
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Paul Marion
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