Israël : "La victoire du Likoud ne change rien pour le monde de l'entrepreneur"

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Strasbourgeois installé en Israël, Joel Bloch a créé sa première start-up a 26 ans.
Strasbourgeois installé en Israël, Joel Bloch a créé sa première start-up a 26 ans. (Crédits : Tag’by Ltd.)
Le Likoud, parti du Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu, a remporté mardi les élections législatives israéliennes avec 30 sièges, sur les 120 que compte la Knesset. Entretien avec Joel  Bloch, résident israélien et startupper de l'high tech à la tête de Tag'by, plateforme de marketing social.

La Tribune - Comment le monde de l'entreprise, des startups, voit le résultat de cette élection ?

Joel Bloch - La victoire du Likoud ne change rien pour le monde de l'entrepreneur par rapport à la situation précédente : la dynamique vis-à-vis des startups est maintenue. De même, une victoire de la liste de centre-gauche d'Isaac Herzog, l'Union sioniste (arrivé deuxième avec 24 sièges, ndlr), n'aurait eu aucune influence puisqu'il y a un consensus sur le soutien national fort aux startups et aux entrepreneurs, qui profitent d'un vent très positif.

Y a-t-il une vraie dynamique économique en Israël ou les startups sont-elles la partie émergée de l'iceberg ?

La croissance assez importante (3,3%, ndlr) affichée en Israël est tirée par tous les secteurs, en particulier le secteur des high tech. Après, est-ce qu'il y a une bulle internet mondiale ? Cette question n'est pas propre à l'écosystème israélien.

Quelles sont vos attentes par rapport aux résultats de cette élection ?

La présence quasi-certaine dans le gouvernement de Moshe Kahlon, dissident du Likoud et chef de file du parti centriste Kulanu, à qui Benjamin Netanyahou a promis le ministère des Finances, est de bon augure. Cet homme a en effet incarné la réforme des télécoms en Israël et permis l'arrivée de Golan Telecoms, sorte de Free local (l'entreprise a été fondée par l'ancien directeur général de Free, Michael Boukobza, ndlr).

Dans le gouvernement de Benjamin Netanyahou, il devrait s'attaquer à d'autres secteurs à réformer, comme les médias ou la banque. Israël pourrait ainsi se retrouver avec le même système qu'en Europe, avec des réductions de frais de fonctionnement des banques ou des accès à internet. Des changements dans ces secteurs permettent de générer l'émergence de nouveaux acteurs et favorisent l'arrivée de nouveaux services, sur lesquels les startups sont fournisseurs.

Cela devrait permettre de faire baisser le coût de la vie, qui est l'un des objectifs du gouvernement, à travers une amélioration de l'écosystème en faveur des consommateurs et des entreprises.

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Commentaires
a écrit le 18/03/2015 à 17:00 :
beaucoup d'amertume pour ceux qui auraient souhaité la paix, un état palestinien ; autre chose que cet état policier avec son "mur de Berlin" j'ai renoncé à visiter israel , car écoeurée , Pétra et la jrdanie m'ont comblée
l'esoir est tombé pour beaucoup avec le maintien de la droite dure ! DOMMAGE POUR LA PAIX
a écrit le 18/03/2015 à 15:21 :
Ca ne change rien pour les entrepreneurs israéliens, mais tout pour les Palestiniens qui
devront se passer d'un Etat. Comment s'étonner alors que le Monde soit dans l'état que nous lui connaissons, empli d'une haine qui ne peut conduire qu'au chaos.

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