• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

L’économie américaine repart-elle de plus belle, comme le prétend Donald Trump ?

Jeremy Ghez (*)

Publié le 12 octobre 2020 à 04:00 - Mis à jour le 05 mars 2026 à 13:01

Trump, de retour au bureau ovale, se dit beni d'avoir attrape le coronavirus

Photo d'illustration

ERIN SCOTT

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 3

    Bouygues Telecom se met en état de marche avant d’absorber SFR

  • 4

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 5

    Ferroviaire : la Tunisie poursuit la modernisation de son réseau en commandant 18 nouvelles rames

  • 6

    Dépassé par la pollution perpétuelle des mines d’or, Orano cherche comment stocker les boues toxiques

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
FACT CHECKING. Donald Trump se réjouit d’un rebond de l’économie américaine, six mois après le début de la crise sanitaire. Si les chiffres indiquent bien une progression de l’emploi, l’optimisme n’est pas de mise. Par Jeremy Ghez, HEC Paris Business School (*)

Donald Trump répète à l'envi que l'économie se porte mieux et que la reprise post-Covid est là en raison du « travail incroyable » accompli par son administration. « Nous avons dû fermer l'économie à cause du virus chinois mais maintenant nous la rouvrons et nos entreprises battent des records d'activité », a-t-il défendu lors du premier débat présidentiel l'opposant à Joe Biden, le 29 septembre. Selon Donald Trump, son administration a remis au travail 10,4 millions d'Américains en l'espace de 4 mois seulement.

Hausse des revenus et rebond des valeurs boursières

L'affirmation est correcte : les chiffres, qui proviennent du US Bureau of Labor Statistics, nous rappellent qu'il y a bel et bien eu un tournant depuis le mois de mai. Ils laissent espérer que cette récession historique puisse être de courte durée.

Cet espoir se nourrit d'autres nouvelles encourageantes sur l'état de l'économie américaine. En 2019, avant le début de la pandémie, les États-Unis ont connu une hausse des revenus du ménage médian américain - hausse qui a aussi bénéficié aux Américains les plus modestes. Les difficultés économiques actuelles ne devraient donc pas éclipser les progrès réalisés, en faveur des plus démunis en particulier - résultat, disent aujourd'hui les soutiens de Donald Trump, des efforts de cette administration en matière de dérégulation et de la réforme des impôts de 2017 qui a permis au secteur privé d'investir et d'entreprendre à nouveau.

À cela s'ajoute le rebond des valeurs boursières qui dope le moral d'une partie de la population. Lors du deuxième trimestre de 2020, la valeur du patrimoine des Américains a d'ailleurs connu un rebond de près de 7 % au deuxième trimestre - le plus important rebond de l'histoire du pays. Ce rebond de la valeur du patrimoine des Américains participe à l'optimisme, à un moment où la dette publique se creuse sous l'effet du plan de relance massif du printemps. On sait d'ailleurs aujourd'hui qu'une partie des Américains ont utilisé l'argent qu'ils ont reçu du gouvernement fédéral pour investir en bourse.

Mais cette affirmation sur la création d'emplois est également trompeuse, puisque d'après la même source, 22 millions d'emplois ont été détruits au printemps 2020, avec le début de la pandémie. Elle masque aussi le fait qu'un certain nombre d'emplois pourraient avoir été durablement, voire définitivement, détruits. D'après les calculs d'Indeed, un cabinet de recrutement américain, les offres d'emploi dans les États clés de New York ou de Californie connaissent une chute de 30 % par rapport à 2019.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

La fin de la plus longue période d'expansion économique

D'autres régions, qui avaient connu une embellie de courte durée, voient le nombre d'offres d'emploi chuter à nouveau. La mobilité des travailleurs américains, qui permettait autrefois de remédier aux déséquilibres du marché du travail, ne fonctionne plus comme avant, puisque la pandémie a frappé le pays dans son ensemble. La perspective d'un ralentissement durable de créations d'emplois est plus que plausible. Certains secteurs sont particulièrement affectés, comme celui des compagnies aériennes frappé par de nouvelles vagues de licenciements depuis la semaine dernière, ou du tourisme, comme le montre le licenciement de 28 000 personnes à Disney.

Au bout du compte, un économiste de la banque UBS, Brian Rose, estime que le nombre d'Américains ayant perdu leur emploi de manière définitive pourrait atteindre 5 millions de personnes. Au mois d'octobre, l'économie américaine a créé moins de 700 000 emplois, signe d'un ralentissement indéniable de la vitalité du marché du travail que l'on a observé depuis le tournant de mai. Les effets du plan de relance qui a creusé la dette américaine montrent ainsi leurs limites.

C'est pourquoi l'enthousiasme de Donald Trump ne doit pas faire oublier que la reprise pourrait s'annoncer laborieuse, tant l'incertitude qui plane sur l'économie est significative : la stratégie consistant à rassurer l'opinion en s'appuyant sur un plan de relance massif ne porte plus autant ses fruits dans un contexte de divisions politiques profondes et de crise sanitaire causée par un virus dont on ne comprend réellement pas le fonctionnement. Ceux qui espéraient une reprise en forme de « V », avec un rebond de l'économie réel et rapide une fois les restrictions sanitaires levées craignent désormais le scénario d'une reprise en « swoosh » (le nom donné au logo d'une grande marque d'articles de sport), avec une récession de très courte durée, mais un rebond aussi lent que fragile.

Pire encore, la perspective d'une reprise en « K » : une partie de l'économie et de la population aisée, forte de ses économies et s'appuyant sur l'embellie boursière, parvient à tirer son épingle du jeu, tandis que d'autres secteurs et des minorités, plus vulnérables, voient leur sort durablement touché par les effets de la crise sanitaire. On peut notamment souligner que le secteur de la distribution et la tech ont largement bénéficié de la crise, alors que l'industrie aérienne et le tourisme en ont profondément pâti. Les chiffres du US Census Bureau portant sur la vente de détail et la distribution alimentaire le confirment. De même, la déconnexion entre l'indice de confiance des consommateurs américains et la progression boursière laisse penser que cette reprise peut ne pas bénéficier à tout le monde.

La crise sanitaire a mis un terme à l'expansion économique la plus longue de l'histoire des États-Unis. Celle-ci a officiellement pris fin après 128 mois de croissance - soit huit de plus que le précédent record, entre la guerre froide et les attentats de septembre 2001. Cette récession est-elle à mettre sur le compte de l'exécutif ? Ou est-elle le fruit d'un choc extérieur, indépendant de l'action de l'administration Trump ?

Quel impact sur l'élection ?

La manière dont sera formulé l'enjeu de cette élection est fondamentale : sondage après sondage, on s'aperçoit que les Américains ont une image positive du bilan économique de Donald Trump, mais restent autrement plus réservés par rapport à sa gestion de la crise. Un récent sondage du New York Times le confirme. Et ces perceptions sont d'autant plus importantes que, dans la campagne électorale, les programmes auront très peu occupé le devant de la scène, comme on a pu le voir lors du premier débat présidentiel. Pour cette raison, si le bilan économique du président sortant revient au cœur de la campagne, la création de 10,4 millions d'emplois en l'espace de 4 mois peut favoriser Donald Trump. En revanche, si le débat porte avant tout sur la gestion de la crise sanitaire par le locataire de la Maison Blanche et sur l'avenir du système de santé, alors la reprise laborieuse, inégale et qui ne profite pas à tous les Américains risque de nuire profondément à ses chances de réélection.

The Conversation ______

(*) Par Jeremy Ghez, Professor of Economics and International Affairs, HEC Paris Business School

À lire également

  • Match Trump/Biden : de la démocratie en Amérique
  • Dès qu'il aura "gagné", Donald Trump fera voter un nouveau plan d'aides face au Covid-19
  • Sorti de l'hôpital, Donald Trump veut rassurer les Américains et les marchés
  • Match Trump/Biden, les (faux) espoirs des Européens
  • Les démocrates vont-ils «ruiner les banlieues» comme l’affirme Donald Trump ?
  • "Trump a payé 750 dollars d'impôt en 2016" (et zéro pendant dix ans) : les révélations explosives du New York Times

La rubrique Fact check US a reçu le soutien de Craig Newmark Philanthropies, une fondation américaine qui lutte contre la désinformation. La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Jeremy Ghez (*)

Sur le même sujet

Sanjay Pulipaka

OPINION. « Souveraineté numérique : l'Europe ne peut plus se contenter de réagir aux ingérences »

Idées & Débats
Sébastien Boussois

OPINION. « Meloni, Takaichi : une nouvelle droite féminine décomplexée au pouvoir »

Pendant des décennies, l’arrivée des femmes aux plus hautes responsabilités a été accompagnée d’une promesse implicite : elles introduiraient une politique plus douce, plus consensuelle, plus horizontale et plus sensible. Comme si l’autorité, la puissance et l’affirmation de l’intérêt national étaient nécessairement des attributs masculins et qu’il fallait desormais tout autre chose pour réussir en politique.

Idées & Débats
Bertrand Piccard

OPINION. « ETS et long-courriers : l’Europe ne doit pas rater l’embarquement »

Alors que la Commission européenne s’apprête à réviser son système d’échange de quotas d’émission (SEQE), l’une des questions importantes qui se posent est de savoir si les vols internationaux doivent rester en dehors du système ou y être enfin intégrés.

Idées & Débats
Gabriel Gaspard

OPINION. « Présidentielle 2027 - dette publique : faut-il changer de paradigme ? »

Les signaux de la Cour des comptes sont tous alarmants. Le débat sur l'endettement de la France enflamme la présidentielle. La dette devient-elle hors de contrôle ? Faut-il des solutions douloureuses ou une vraie alternative à nos finances publiques ?

Idées & Débats
agir

OPINION. « Redonner aux jeunes le pouvoir d’agir : quand entreprendre remet en mouvement »

Par les 25 membres du collectif Entr&prends ton Avenir et 13 représentants de l’écosystème associatif de la jeunesse.

Idées & Débats
Julien Chaverou

OPINION. « Pour un pacte de soutien a l’ameublement français et europeen »

La France et l’Europe ont une histoire longue et remarquable dans le secteur de la décoration et de l’ameublement. Les trois dernières décennies ont changé radicalement les méthodes, les moyens et les habitudes. Aujourd’hui, comme dans la mode, il y a ce sentiment étourdissant que, soudain, tout s’écroule.

Idées & Débats
Amaury Goguel

OPINION. « Et si les grilles d’analyse des Institutions Financières Internationales alimentaient les polycrises ? »

La décision est passée presque inaperçue. Pourtant, en septembre 2025, Pékin a provoqué un véritable séisme silencieux dans la gouvernance mondiale en renonçant officiellement à son statut de « pays en développement » à l’Organisation mondiale du commerce.

Idées & Débats
Sarah Bagnon-Szkoda

OPINION. « CSRD : le reporting de durabilité entre dans son âge de raison »

La CSRD a d’abord été perçue comme une contrainte. Une norme de plus, venant s’ajouter à un environnement réglementaire déjà dense. Sa mise en œuvre a souvent été vécue comme un chantier lourd, technique, coûteux, déployé dans des délais serrés par des entreprises déjà saturées par les obligations de reporting.

Idées & Débats