Les prix du pétrole en route vers les 100 dollars
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L'un des 4 sites des réserves stratégiques de pétrole (SPS) aux Etats-Unis, au Texas.
Reuters
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L'un des 4 sites des réserves stratégiques de pétrole (SPS) aux Etats-Unis, au Texas.
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Depuis son dernier point bas atteint le 27 septembre, le prix du baril de Brent a augmenté de plus de 22% pour évoluer au-dessus de 97 dollars ces derniers jours. Sur un an, il est en hausse de 15%. De son côté, le prix du baril de WTI a progressé de plus de 23%, la référence américaine, pour dépasser aujourd'hui les 90 dollars. Sur un an, il a augmenté de 10%.
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Malgré les risques de récession, synonyme de baisse de la demande mondiale, c'est l'évolution de l'offre qui préoccupe les investisseurs sur les marchés à terme. Dans la semaine se terminant le 1er novembre, quelque 3,3 milliards de dollars sont venus s'investir sur ces marchés, davantage sur le brut que sur les produits raffinés (essence, diesel et fuel domestique). « L'Union européenne va interdire les importations de brut russe à partir du 5 décembre en contrôlant les assurances et le financement de leur transport maritime, mais le marché évalue la possibilité que l'embargo soit contourné par l'imposition d'un prix plafonné du brut russe comme le propose le G7 », commente Michael Haigh, directeur de la recherche sur les marchés des matières premières chez SG.
Pressés par Kiev de ne pas fournir de revenus à la Russie, les pays européens se sont mis d'accord en juin pour interdire tout achat de brut russe à partir du mois prochain (pour les autres produits raffinés, ce sera en février). Mais, entre-temps, sous la pression des Etats-Unis, les pays du G7 ont approuvé une solution alternative, sous la forme de l'imposition d'un prix plafond du brut russe vendu à l'international. Celle-ci a l'avantage de ne pas réduire l'offre pétrolière mondiale tout en réduisant les recettes de Moscou pour financer son effort de guerre en Ukraine.
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Or, à ce jour, au-delà des déclarations de la Commission européenne, les détails de l'application de l'embargo tout comme ceux de l'imposition d'un prix plafond restent à définir, ainsi que l'articulation entre les deux mécanismes. En attendant, les investisseurs font le choix de prendre des positions sur le marché, d'autant que l'on ignore comment va réagir Moscou. « Il y aussi des préoccupations croissantes sur le fait que la Russie réponde aux sanctions européennes en retirant des barils du marché pour pousser les cours à la hausse et infliger des dommages aux économies européennes, comme elle l'a fait pour le gaz », souligne Michael Haigh, en rappelant que « le gouvernement russe a indiqué qu'il refuserait de vendre du pétrole aux signataires de l'accord. »
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