La réouverture de l'économie chinoise faisait craindre une hausse des prix des matières premières, notamment de l'énergie, dans un contexte d'inflation élevée. Ce n'est pas le cas jusqu'ici, la plupart des cours étant en baisse sur un an. La hausse des taux dans les économies développées ralentit l'activité, et pèse sur les exportations du géant asiatique.
Si l'économie mondiale comptait sur la Chine pour soutenir la croissance en 2023, c'est raté. A l'issue du deuxième trimestre, c'est même le contraire. « La réouverture récente de la Chine n'a pas permis d'augmenter ses importations, en raison du ralentissement de l'économie mondiale qui a pesé sur la demande internationale et fait baisser les cours des matières premières », constatent les experts de Fitch Ratings.
Etroitement dépendante de la conjoncture internationale, la deuxième puissance mondiale devrait connaître une croissance de 5,3% seulement cette année, selon les dernières estimations de l'OCDE publiées dans son rapport sur les perspectives économiques de l'Asie du Sud-est, de la Chine et de l'Inde. C'est évidemment bien mieux que les 3% de 2022, mais cela reste largement inférieur aux taux à deux chiffres enregistrés par le passé. Pour 2024, l'OCDE voit même le rythme ralentir à 4,9%.
« Au plan mondial, la reprise est soutenue par une pression moindre sur les chaînes d'approvisionnement et une bonne résilience sur le marché du travail, mais reste fragile compte tenu de tensions géopolitiques persistantes », souligne le cabinet de conseil KPMG, qui anticipe une croissance mondiale de 2,1% en 2023 et une inflation de 5,3%.