Smart city : Paris toujours derrière Londres et bientôt détrônée par Shanghai ?

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Les villes chinoises face au défi d'une croissance échevelée
Les villes chinoises face au défi d'une croissance échevelée (Crédits : Reuters)
Selon une étude du cabinet Oxford Economics, la capitale française sortirait du top 5 des plus grandes métropoles d’ici à 2035, contrairement à son éternelle rivale Londres, qui grimperait même au troisième rang. De façon générale, le poids des villes en matière de PIB glisse massivement d’Ouest en Est dans les deux prochaines décennies.

Sur la base d'un panel constitué des 780 premières villes du monde (celles qui produisent le PIB le plus important), le cabinet de prévisions économiques et de conseil Oxford Economics rappelle dans son rapport "Global cities: the changing urban hierachy" des tendances largement connues : ces villes abritent un peu plus d'un tiers de la population mondiale (2,6 milliards d'habitants), disposent de 54% des revenus (27.000 milliards de dollars) et produisent déjà près de 60% du PIB mondial (45.000 milliards de dollars). Sous l'effet d'une urbanisation galopante, elles accueilleront d'ici à 2035 500 millions d'habitants supplémentaires et verront leur PIB cumulé augmenter de 32.000 milliards de dollars.

Mais cette croissance va se faire de façon très irrégulière, au profit des villes asiatiques dont le poids va, en l'espace d'une décennie, remplacer celui cumulé des villes américaines et nord-européennes, qui il y 10 ans seulement était deux fois plus élevées que le leur. Parmi les causes de ce renversement, des populations vieillissantes à l'Ouest, voire parfois même déclinantes.

Graphique Statista Métropololes Oxford

[Un graphique de notre partenaire Statista.]

Les villes chinoises font pencher la balance

D'ici à 2035, le PIB cumulé des quelque 150 villes chinoises couvertes par cette étude devrait plus que doubler, de 11.000 à 25.000 milliards de dollars. Elles seraient responsables de la moitié de la croissance du PIB urbain, dont elles pèseraient un tiers à l'horizon 2035.  Dans le même temps, le PIB des 58 villes américaines du classement augmenterait de 5.300 milliards de dollars, celui des villes asiatiques autres que chinoises de 4.700 milliards et celui des villes européennes de 3.400 milliards seulement.

Aujourd'hui, seules 18 villes chinoises font partie des 100 plus grandes du monde en matière de PIB, mais elles seront 15 de plus en 2035. D'autres villes asiatiques rejoindront ce groupe : Mumbai, Delhi, Bangalore et Kuala Lumpur.

À l'inverse, 16 villes américaines (dont Pittsburgh, Indianapolis et Vancouver) sortiront de ce top 100, ainsi que 7 villes européennes, parmi lesquelles les capitales Amsterdam, Bruxelles, Copenhague et Vienne, ainsi que Barcelone, Franckfort et Hambourg. Le Vieux continent, qui n'aura jamais aussi bien porté son nom, ne comptera ainsi plus que 14 villes dans le top 100 en 2035, contre 21 aujourd'hui.

Londres toujours devant Paris

Les villes européennes forment le groupe le moins dynamique du panel. Mais Londres, qui en est déjà la première économie en 2017, le restera dans les 20 prochaines années selon les projections du cabinet, et gagnera même une place en passant du quatrième au troisième rang mondial. Les raisons de ce dynamisme, qui nourrissent notamment sa supériorité historique sur la capitale française tiennent à une démographie plus vivace, une main-d'œuvre mieux éduquée, moins de régulation et une réputation sans pareille comme berceau de startups. Pourtant Paris, qui a inauguré il y quelques mois à la station F "le plus grand campus de startups du monde", a été récemment désignée capitale européenne de l'innovation...

| Lire aussi Station F, un mini-écosystème d'innovation dans la ville

Même si les auteurs reconnaissent une part d'incertitude dans l'évolution de la capitale britannique en raison du Brexit, et s'attendent à voir une partie des emplois s'évaporer vers le continent et notamment Paris, ils parient sur des fondamentaux structurels capables de compenser cet accident conjoncturel. La place de Paris mise pour sa part sur la finance verte pour s'arroger la part du lion dans le redéploiement des emplois financiers européens. La capitale vient par ailleurs d'être choisie pour accueillir l'Autorité bancaire européenne.

| Lire aussi La France numéro 3 mondial durable de la finance verte

Forte croissance en perspective pour Istanbul, Munich, Madrid et Tallin

Parmi les principales métropoles européennes (au sens géographique), Istanbul devrait continuer à croître rapidement non seulement grâce à son secteur manufacturier, mais aussi tertiaire. La jeunesse de sa population représente un atout de taille, face à la faiblesse liée à l'instabilité politique.

Moscou devrait également reprendre des couleurs à la faveur d'une inflation jugulée et du dynamisme de ses service financiers et informatiques. En Allemagne, Munich, déjà le plus gros PIB du pays, poursuivra la course en tête grâce à sa démographie et au dynamisme de ses secteurs secondaire et tertiaire. En Espagne, Madrid, portée par un secteur technologique renforcé par les installations récentes des services de R&D de Google ou Amazon, conserverait l'avantage sur sa rivale Barcelone.

Parmi les villes de taille plus modeste, Oxford Economics anticipe la plus forte croissance du PIB à Tbilisi (Georgie), Chişinău (Moldavie) et Yerevan (Arménie). Au sein de l'Union européenne, c'est Tallin qui occupe cette place.

Projets ambitieux au Moyen-Orient

Pour autant, selon les projections des auteurs du rapport, les principales mégapoles d'aujourd'hui devraient conserver leur rang. Ainsi, New York, Tokyo, Londres (en dépit du Brexit) et Los Angeles devraient demeurer dans le top 5. Seule Paris en sortirait, au bénéfice justement de Shanghai, qui passerait de la dixième à la cinquième place, et derrière Pékin, qui grimperait de la quinzième à la sixième. Parmi les autres mouvements remarquables,  Santiago et Rio quitteraient elles aussi ce top 100, tandis que Dubaï y ferait son entrée au 89e rang, en bondissant de 25 places. Les auteurs appellent à surveiller de près les villes du Moyen-Orient, certains gouvernements affichant d'ambitieux objectifs, à l'image de l'Arabie Saoudite et de son projet de smart megacity Neom.

Sans surprise, le continent africain abritera trois des vingt villes les plus peuplées du monde, à commencer par Lagos et ses 28,5 millions d'habitants. La croissance de leur PIB viendra juste derrière celle des villes chinoises, mais cela ne suffira pas à les faire entrer dans ce club des 100, à l'exception notable du Caire (84e place).

Fuite des emplois à l'Ouest, gestion de la croissance à l'Est

À l'Ouest, le principal défi sera de contenir la fuite des emplois et des richesses vers l'Asie, pas seulement dans le secteur manufacturier comme cela a été le cas depuis vingt ans, mais également dans celui des services, comme l'illustre le cas de Bangalore, qui se présente comme une nouvelle Silicon Valley.

De façon générale, ces projections sont soumises à une incertitude quant à la façon dont les villes des pays émergents vont gérer leur croissance échevelée. Logements décents, accès aux services essentiels, réseaux de transport performants... autant d'enjeux à gérer avec doigté, tout en préservant par ailleurs l'attractivité des villes pour leurs habitants et pour les entreprises souhaitant s'y implanter. Ainsi, Pékin et Shanghai, les deux villes chinoises qui pourraient faire de l'ombre à Paris, ont d'ores et déjà dû adopter des mesures visant à limiter la croissance de leur population.

Paris, qui, outre la FrenchTech et la finance verte, mise également sur le Grand Paris et sur les JO de 2024, n'a peut-être pas dit son dernier mot...

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Commentaires
a écrit le 02/07/2018 à 9:12 :
Depuis cet article la France a encore dévissé,
a écrit le 21/12/2017 à 13:07 :
2035....Oui,oui,oui pourquoi pas c' est oublier les bulles spéculatives et le niveau d' endettement des uns et des autres . Le commerce mondial vas être chamboulé avec les produits carbonés et la diminution des hydrocarbures suite à la baisse des investissements bancaires, donc bien malin celui qui lit dans le mare de café .
a écrit le 21/12/2017 à 12:02 :
Vous inquiétez pas on continuera de se ruer vers l’UE par milliers chaque année, qu’importe la place dans le classement...
a écrit le 21/12/2017 à 5:13 :
Drôle de ne pas mettre « l’anglais » comme un des facteurs d’attractivité de Londres .
Pas certain du même résultat si on y parlait le polonais .
Plus généralement food for thought : quelle est la place des non anglophones du classement ?
a écrit le 20/12/2017 à 19:14 :
J'adore ces classements inutiles, mais qui ont l'avantage de faire réagir comme la grenouille devant le ruban rouge !
a écrit le 20/12/2017 à 18:09 :
Oxford économics..... étude totalement neutre bien entendu....😁....
a écrit le 20/12/2017 à 17:00 :
Désolé mais Paris est devenue un immense dortoir , pas de securité, qualité de vie mediocre, très pollué, trop de voitures , beaucoup de criminalité ..etc etc .
Réponse de le 20/12/2017 à 18:11 :
Il est vrai que l'herbe est toujours plus verte ailleurs....
Réponse de le 20/12/2017 à 23:34 :
Quelle chance vous avez d'avoir découvert enfin la Civilisation... vous voilà maintenant dans le Nouveau Monde... où les gens ne se vautrent pas dans une porcherie pour se sentir au chaud parmi les siens. Ce que vous avez toujours redouter est vrai... Paris est l'une des villes les plus corrompues d'Europe... une favela pour les bobos illettrés. Seuls les Français veulent l'ignorer et persistent à croire que l'autruche est désormais leur emblème nationale. La France serait la fierté du tiers-monde si ce n'était de la BCE et de la stupidité chronique (et maladive) des électeurs Français... et des élites corrompues.
Réponse de le 21/12/2017 à 5:08 :
C’est bien typiquement le commentaire d’un expat ...
Bien évidemment le mieux placé pour porter un jugement sur la qualité de vie parisienne ...
Réponse de le 21/12/2017 à 8:45 :
Exact ! Un dortoir et une zone de spéculation rien de plus. Pour l'ambiance autant dire qu'il suffit daller voir ailleurs pour comprendre la différence ! Jolie musée.
a écrit le 20/12/2017 à 16:04 :
Les JO vont permettre a paris d ameliorer son classement uniquement si c est les proviciaux qui paieront le cout de cette gabegie et que le peu de benef reste a paris.
Sinon je doute de la competence de l auteur. ecrire que Bengalore va defier la silicon valley, c est comme ecrire que Dacia va defier Ferrari ...
a écrit le 20/12/2017 à 15:32 :
2040:

Tout sera virtuel...
Shanghai sera l’ancienne Inde
L’inde Sera l’ancienne UK
Paris sera l’ancien MO
Dubaï sera l’ancien NY
Tous les conflits du passé seront déplacé sur d’autres territoires
Le bitcoin sera la fortune des élites
Le peuple sera sélectionné par les Élites
Et les pauvres seront stockés et sacrifiés sur des territoires à «  hauts risques »
L’intelligence artificiel sera greffée sur tous les enfants du monde...
L’elites Habitera en Afrique du Sud
Qui sera l’eldorado du futur «  réserves » uniquement aux Élites.
2070 Max pour ce monde...
a écrit le 20/12/2017 à 15:04 :
A part exacerber l'ego des chinois et des indiens, quel est l’intérêt d'un tel classement ?
a écrit le 20/12/2017 à 14:35 :
J'ai arrêté la lecture quand il est écrit que le Brexit est un accident conjoncturel...Des milliers et des milliers de lois à implémenter ou pas(comme par exemple évoqué cette semaine, la possibilité de ne plus suivre la directive travail, ie pouvoir faire bosser plus de 48 h/semaine...), pas moins de 60 accords de commerce à renégocier, la fin de droits basiques pour les habitants et sans doute pour des entreprises...si tout ça ce n'est pas du structurel, je veux bien qu'ils définissent le terme...
Réponse de le 20/12/2017 à 15:05 :
D'accord sur le fond, mais si les UK se lancent dans une course en avant sur le modèle paradis fiscal (façon Suisse ou Singapour), cela donnera un coup de fouet à Londres.
On n'est malheureusement pas à l'abri que les britanniques se comportent en flibustier pour s'en sortir.
Maintenant, il est claire qu'avec 10 ans de négo devant eux, des gouvernements instables, des polémiques internes sans fin, ils n'ont pas fini de perdre leur énergie...
a écrit le 20/12/2017 à 14:12 :
Merci pour cette étude. Y'a-t-il un classement des villes où il fera bon vivre en 2035? J'espère qu'il ne vous a pas échappé il y a une opposition entre grandes métropoles villes d'un côté petites villes/campagnes de l'autre à propos du style de vie, de l'économie, des votes aux élections. Bcp de parisiens rêvent d'aller s'installer à Bordeaux, Lyon, Strasbourg, etc. Donc il se peut très bien que l'économie d'une ville comme Paris croissent moins vite que celle de Londres, mais que celles des grandes villes de provinces croissent plus vite. In fine, ce qui est important c'est de savoir où il fait bon vivre non ? Concentrer l'économie dans une grande métropole où il y a 1million d'habitants au km2, ca ne fait rêver personne. Si une "Smart City" se résume à une ville surpeuplée qui concentre le PIB d'un pays, je suggère aux auterus de cette étude de réviser la définition du mot "Smart"....
Réponse de le 20/12/2017 à 15:00 :
@Ptolemee - " .. In fine, ce qui est important c'est de savoir où il fait bon vivre non ?..", absolument pas ! ce qui est important c'est la compétition et la consommation !
a écrit le 20/12/2017 à 13:57 :
Prévoir la croissance à long terme de Tbilisi , Chişinău et Yerevan , jusqu'en 2035 c'est du délire total.
Oxford Economics est un think tank, pas un organisme scientifique, sa raison d'être se rapproche bien plus du lobbying que de la prospective.
D'ailleurs, le but de cette étude est de dire que Londres est la mega-smart-city-connectée-5.0 de demain.
Mais au final avec le royaume-uni, le problème c'est que depuis 20ans, les "spécialistes" prévoient chaque année, systématiquement, une croissance supérieure à la France et aujourd'hui , les PIB des deux pays sont exactement au même niveau.
Et pourquoi? Parce que le RU est à tendance ultra-libérale, son marché du travail est hyper-flexible et que donc forcément, comme ce pays se conforme aux préconisations des grands gourous du libéralisme pur et dur, le RU va obligatoirement cartonner.
Sauf qu'en vrai, le RU alterne phase de croissance forte au son du clairon et phase d’atterrissage avec baisse de la livre et la France, ce pays du passé, accroché à des valeurs socialistes désuètes rattrape tranquillement le RU sans forcer. Et ça on s'en doute, ça les fait enrager.
Et cette année, la France va certainement dépasser le RU en terme de PIB.
Donc le plus vraisemblable et que le RU est en phase d'atterissage, que le brexit va compliquer les choses et que dans 20ans Paris et Londres seront parfaitement comparables.
Réponse de le 20/12/2017 à 19:43 :
J'aurais pas dit mieux.
Réponse de le 21/12/2017 à 17:31 :
Les think tank sont tous des organimes subventionnés et partiales qu'ils viennent des USA, de UK ou même de France.

Pour ce qui est des ''think tank'' Français, il faut dire la vérité de manière plus complète... les données de base, les synthèses d'information, les analyses et les rapports qui sont produits se réfèrent très très largement aux travaux complétés dans les pays anglo-saxons... ne vous en déplaise.

La raison en est très simple, les budgets de recherche y sont beaucoup plus importants qu'en France car ils ont, et de loin, les meilleures universités, les meilleurs étudiants ainsi que les meilleurs chercheurs.

Il ne suffit pas pour les ''think tank'' Français de faire des ''versions'' édulcorées et repiquées des travaux d'autrui, de se donner un ton d'expert révérencieux et de se bomber le torse sur la place publique pour avoir la moindre crédibilité sur le plan internationale... il ne suffit pas de se pavaner et de se targuer d'être un ''chercheur'' influent pour être reconnu comme étant ''utile'' pour sa discipline.
a écrit le 20/12/2017 à 13:25 :
Pourquoi les journaux reprennent ces multiples études issues des "cabinets" anglosaxon. Plutôt que d'engager de lourdes dépenses pour promouvoir leurs institutions ils utilisent les "etudes" qui concluent invariablement à la supériorité de leurs villes, universités, entreprises.... Il suffit d'employer l'angle de vision oportun et les conclusions sont conformes aux attentes du commanditaire de l'étude. Le problème est que ces informations sont reprises par les médias, sans aucun esprit critique. On se borne à faire du copier-coller et on amplifie l'impact de la pseudo-etude...
a écrit le 20/12/2017 à 12:38 :
Cette glissade n'a qu'une seule origine, les seize années de gestion socialo écolo communiste de Paris.
a écrit le 20/12/2017 à 11:44 :
"Mais Londres, qui en est déjà la première économie en 2017, le restera dans les 20 prochaines années selon les projections du cabinet, et gagnera même une place en passant du quatrième au troisième rang mondial."

Et oui et toujours aucune prédiction de nos curés néolibéraux concernant l'effondrement du RU que l'on entrevoit. Et ils sont tout triste du coup mais c'est sûr bientôt la fin du monde du RU va arriver ! Ils n'avaient pas le droit de se casser non mais !

Vite un frexit, le
Réponse de le 20/12/2017 à 13:40 :
Se féliciter des conclusions d'une étude d'un think tank néo-libéral et critiquer les curés néolibéraux dans la même phrase il fallait oser.
Réponse de le 20/12/2017 à 15:10 :
Si je vous suis bien, il faut suivre le modèle UK pour réussir - conrat de travail 0 heure, service publics à l'abandon, racisme endémique, royauté, prééminence de la finance sur tout le reste.
A chacun sa vision du monde, M Blasé, mais UK et londres sont des économies aujourd'hui forte alors que le Brexit n'a pas eu lieu - ce qui a eu lieu, c'est depuis 30 ans une cure d'austérité néo-libérale avec les conséquences sociales que l'on sait.
Chacun sa vision du monde, j'ignorai que vous étiez un suppot de Thatcher
Réponse de le 20/12/2017 à 18:51 :
"Se féliciter des conclusions d'une étude d'un think tank néo-libéral et critiquer les curés néolibéraux dans la même phrase il fallait oser. "

Rien à redire sur ce que j'affirme , merci pour la confirmation donc.

@john: signalé

"Si je vous suis bien, il faut suivre le modèle UK pour réussir "

Ben non vous m'avez très mal suivi ce n'est absolument pas cela que je dis et je suis fatigué d'avoir toujours à répéter les mêmes choses face à des soldats néolibéraux payés pour ne pas entendre.

Vite un frexit, très vite.
Réponse de le 21/12/2017 à 9:18 :
"Se féliciter des conclusions d'une étude d'un think tank néo-libéral et critiquer les curés néolibéraux dans la même phrase il fallait oser. "

Non je ne me félicite de rien du tout, je n'ai pas pour habitude d'admirer ce que je dis moi.

Par ailleurs si vous passiez moins votre temps à troller vous sauriez que j'utilise tous les éléments que j'ai à disponibilité et pas que ceux autorisés par mon dogme vu que je n'ai pas de chapelle.

Vous devriez essayer la liberté pour voir, vous vous éleveriez enfin.

"Si je vous suis bien, il faut suivre le modèle UK pour réussir"

Non pas le modèle UK, seulement le brexit, vous trollez en essayant de me faire dire ce que je ne dis pas.

Bien entendu ces commentaires qui ne disent rien, qui ne sont qu'invectives stériles, sont signalés pour la énième fois.

ET merci de valider ma réponse quand même hein, un peu de démocratie.
a écrit le 20/12/2017 à 11:34 :
"Paris, qui, outre la FrenchTech et la finance verte, mise également sur le Grand Paris et sur les JO de 2024, n'a peut-être pas dit son dernier mot... "
Il suffirait pour ça qu'on remplace une maire inspectrice du travail de formation et pro-festive de conviction par un(e) vrai(e) manager capable de répondre aux défis décrits dans l'article.
Réponse de le 20/12/2017 à 15:14 :
Qu'on aime Hidalgo ou pas, sa marge de manœuvre dans cette compétition mondiale est limitée. La croissance de Paris s'entend de la croissance de la région Ile de France, de la Défense, le développement des aéroports, etc...
La Ville de Paris ne joue pas de grand rôle là dedans. Vous pouvez donc mettre un super-maire à Paris, il grattera surement 10 ou 20% de frais de fonctionnement, mais c'est pas avec cela qu'on va rattraper Londres.
a écrit le 20/12/2017 à 11:32 :
"Paris, qui, outre la FrenchTech et la finance verte, mise également sur le Grand Paris et sur les JO de 2024, n'a peut-être pas dit son dernier mot... "
Il suffirait pour ça qu'on remplace une maire inspectrice du travail de formation et pro-festive de conviction par un(e) vrai(e) manager capable de répondre aux défis décrits dans l'article.
Réponse de le 20/12/2017 à 12:49 :
Ah non ! Surtout pas un de ces managers à la con ! Ces gens là ne savent rien faire d’autre que penser fric, trucs à mettre dans des cases de tableur, et n’ont strictement plus rien à voir avec l’humanité.

C’est ce mode de pensée qui a amené notre civilisation et notre monde au bord de la destruction, notre planète dans un état de quasi mort clinique et qui broie/détruit toute solidarité et tout humanité en chacun de nous.

Donc non, il faut sortir de cette logique débile et destructrice de guerre économique du tous contre tous, changer de civilisation. Et ce n’est sûrement pas un manager qui le fera.
a écrit le 20/12/2017 à 11:16 :
Cette course au gigantisme est un peu bizarre. Entasser des millions de personnes
sur peu de Km2 avec tous les problèmes qui en découle, pollution, bruit , logements etc..
On se demande s'il ne faut pas évoluer , et décentraliser massivement.
a écrit le 20/12/2017 à 10:55 :
étude anglaise biaisée, comme dit Le Mambo.
cf. AT Kearney Global Cities 2017 : Paris est 3e des grandes métropoles mondiales. et sur les perspectives/le potentiel, elle est passée de la 13e position à la 3e.
KPMG Global Cities Investment Monitor de juillet 2017 : Paris classée 3e et est considérée comme ayant un fort potentiel d'appréciation.
PWC Cities of Opportunity, 7e édition : Paris classée 4e (2e place pour la dimension "hub" international ; 3e en capital intellectuel/innovation).
la France est probablement le dernier modèle debout comme on pouvait le lire dans Newsweek en janvier 2009. le statut de Paris devrait effectivement se maintenir/se renforcer, comme disent AT Kearney et KPMG. d'autres villes françaises vont aussi prendre de l'envergure, probablement.
sur la démographie, on pouvait lire dans le Financial Times en 2016 que le taux de fécondité chinois serait en fait de 1 enfant/femme ("Sperm crisis in China as fertility slides", FT, 28/11/2016). extrêmement faible.
Réponse de le 20/12/2017 à 19:47 :
@ gfx

Les études comparatives de PWC comme celles de KPMG sont souvent tendancieuses et biaisées. Les PWC, KPMG, Deloitte de ce monde font partis des Big Five... cad des firmes internationales de gouvernance comptable très puissantes et politisées qui font (comme par hasard) leur pain et leur beurre avec les pays qui ont indice de corruption élevé... la France est au 23è rang.

Ces firmes bienveillantes (et très professionnelles comme tout le monde sait...?) sont souvent particulièrement très à mal avec les pays les moins corrompus... tout simplement parce que ceux-ci sont bien plus vigilant et plus soucieux de combattre et d'endiguer la corruption, d'identifier, dénoner et punir les malversations comptables par de lourdes sanctions pénales et économiques.

Dans les pays les moins corrompus, il y a comme par hasard la Grande-Bretagne, ainsi que plusieurs pays anglo-saxons et scandinaves, on y retrouve aussi le Benelux (sans la Belgique) et l'Allemagne...

Je vous conseille à l'avenir d'être plus prudent avant d'utiliser ce genre de sources pour le moins douteuses.
a écrit le 20/12/2017 à 9:49 :
Comme d'habitude, c'est un cabinet Anglais qui glorifie la capitale britannique. Depuis le Brexit, ils n'arrêtent pas de publier des articles ou études vantant les mérites de la capitale, on a l'impression que le pays va devenir la première puissance économique mondiale.
Je crains pour eux que ce ne soir qu'un mythe. Ils parlent d'une population plus dynamique et éduquée, mais ils ont tendance à oublier que c'est en grande partie grâce aux travailleurs étrangers dont beaucoup ont ou vont décider de partir.
C'est une étude faussée qui se base sur des prospectives peu viables.
Réponse de le 20/12/2017 à 11:25 :
Complètement d'accord avec vous !
Réponse de le 20/12/2017 à 14:04 :
Pour la population plus éduquée, c'est vite dit.
Quand des étudiants partent au RU, c'est pour se familiariser avec la langue de shakespeare et pas pour autre chose, car l'anglais est la seule discipline où ils sont meilleurs là bas.

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