Pétrole: l'administration Biden étudie une interdiction des exportations d'essence
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le prix de l'essence s'est envolé de 12% en un mois aux Etats-Unis.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le prix de l'essence s'est envolé de 12% en un mois aux Etats-Unis.
Reuters
La Maison Blanche a demandé au ministère de l'Energie américain d'analyser si l'interdiction des exportations d'essence, de Diesel et d'autres produits raffinés pourrait faire baisser les prix aux Etats-Unis. Une hypothèse de travail protectionniste qui visiblement gagne du terrain chez de nombreux responsables dans l'administration Biden, selon des informations des agences Bloomberg et Reuters.
Cette demande de la Maison Blanche intervient après une réunion tendue entre de hauts responsables de l'administration Biden et des dirigeants de l'industrie pétrolière. Alors que l'Opep+ pourrait annoncer une réduction de son offre ce jour - la rumeur du marché avançant désormais le volume de 2 millions de barils par jour (mb/j) -, le président Joe Biden et le parti démocrate redoutent qu'une envolée des prix de l'essence aux Etats-Unis les pénalisent lors des élections de mi-mandat qui se tiendront dans quatre semaines.
Plus précisément, l'hypothèse de travail vise une interdiction d'importation de 30 à 60 jours, et ses effets sur les prix locaux, selon un participant cité par Bloomberg. Une telle mesure, inédite, chez le premier consommateur mondial d'essence n'est pas sans risques. Mais la perte de la fragile majorité démocrate au Sénat et à la Chambre est un risque politique que veut réduire le président.
Ce mercredi, sur les marchés à terme, le prix de l'essence évoluait autour de 2,67 dollars le gallon, en baisse de 1,38%. Mais en un mois, il s'est apprécié de près de 12% en une semaine. L'appréciation du prix de l'essence alimente également l'inflation qui est au plus haut depuis 40 ans aux Etats-Unis.
À lire également
En revanche, une telle proposition est critiquée par les producteurs de pétrole et les spécialistes de l'énergie. Ils soulignent qu'elle pourrait finalement avoir l'effet contraire, en augmentant les prix pour les consommateurs, et perturberait les marchés internationaux, en privant notamment les pays européens des exportations en provenance des Etats-Unis, avec le risque de devoir continuer à importer des produits raffinés en provenance de la Russie.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.
