Pétrole: la chute de la production russe commence à peser sur le marché mondial
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Conséquence de la guerre en Ukraine et des sanctions appliquées par les pays occidentaux, la production de brut de la Russie - l'un des trois premiers producteurs mondiaux avec l'Arabie Saoudite et les Etats-Unis - a plongé au mois d'avril alors qu'elle était restée plutôt stable en mars, après l'invasion de l'Ukraine décidée par le président Vladimir Poutine. "Beaucoup moins de pétrole brut a été raffiné en raison des faibles exportations de produits pétroliers et la chute de la demande domestique dans le sillage des sanctions occidentales", indique l'Agence internationale de l'énergie (AIE), dans son rapport mensuel publié jeudi.
L'agence évalue à 960.000 barils par jour sur un mois la baisse de la production de brut, de condensats et de LGN (liquides de gaz naturel), tombée à 10,4 millions de barils par jour (mb/j). Il s'agit là du plus faible niveau depuis novembre 2020. Pour la seule production de brut, la baisse s'affiche à 900.000 b/j pour revenir à 9,1 mb/j, soit 1,3 mb/j de moins que le quota de production octroyé dans le cadre de l'accord OPEP+.
Selon l'AIE, la compagnie Rosneft, premier pétrolier russe, a été la plus touchée par cette chute de la production. A cela s'ajoutent les productions perturbées par le retrait des compagnies étrangères, comme Exxon Mobil, qui sous la pression des sanctions voit sa production de 300.000 b/j sur le gisement Sakhalin-1 sérieusement impactée, en attendant son retrait total du pays.
Les effets des sanctions - alors même que l'Union européenne discute depuis des semaines d'un embargo sur les importations de pétrole russe sans avoir trouver un accord - ajoutés au manque de capacités de stockage qui contraint les producteurs russes à fermer des puits, devrait entraîner une nouvelle baisse de production en avril, de 600.000 b/j, estiment les experts de l'AIE.
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En cumulé, depuis février, la Russie a vu ses extractions chuter de 1,6 mb/j, un niveau qui pourrait atteindre plus de 2 mb/j en juin et près de 3 mb/j en juillet. Finalement, la production pourrait tomber à 9,6 mb/j, soit son niveau le plus bas depuis 2004, indique l'AIE, qui, prudente, rappelle qu'il s'agit d'estimations susceptibles d'être modifiées en fonction de l'évolution de la situation.
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