Présidentielle à Taïwan : Pékin se défend d'intervenir dans l'élection et accuse Taipei de manipulations
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Wu Qian a accusé Taipei de vouloir « attiser la confrontation et de manipuler les élections ».
YEW LUN TIAN
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Wu Qian a accusé Taipei de vouloir « attiser la confrontation et de manipuler les élections ».
YEW LUN TIAN
Les tensions montent entre la Chine et Taïwan à l'approche de l'élection présidentielle. Le ministère chinois de la Défense a accusé ce jeudi les autorités taïwanaises de monter en épingle l'ingérence supposée de Pékin dans l'élection du 13 janvier.
Il a d'ailleurs accusé Taipei de vouloir « attiser la confrontation et de manipuler les élections ».
À
quelques semaines du scrutin, Taïwan soupçonne donc la Chine d'influencer l'élection en leur faveur.La justice de l'île a notamment annoncé le 26 décembre avoir lancé des poursuites contre Chen, de son nom de famille, l'accusant de vouloir corrompre des électeurs en faveur de candidats pro-Pékin. Pour cela, l'homme de nationalité taïwanaise a organisé des séjours dans cinq provinces chinoises entre mai et octobre, ont indiqué des procureurs du district de Ciaotou, dans la ville de Kaohsiung (sud). Cheng, poursuivi pour avoir enfreint les lois électorales et « anti-infiltration », « a été commissionné et financé par une source d'infiltration pour promouvoir des candidats et transmettre des bénéfices injustes aux électeurs », a précisé le communiqué, publié lundi.
Plus tôt en décembre, des procureurs de Ciatou avaient annoncé qu'ils enquêtaient sur cinq personnes soupçonnées d'avoir organisé des voyages sponsorisés par Pékin dans la province chinoise de Hunan (sud) pour 60 électeurs. Le principal suspect, nommé Chou, avait demandé aux participants de soutenir des candidats spécifiques dans une
« tentative d'influencer les intentions de vote des électeurs et les résultats de l'élection », selon la justice. Il est également accusé d'avoir
« conspiré »avec une autre personne pour produire des sondages d'opinion en vue d'influencer le scrutin, ont ajouté les procureurs.
Les tensions sont d'autant plus vives que la question du futur gouvernement de Taïwan dépasse largement les seuls intérêts de l'île. En effet, Taipei est aujourd'hui un allié des Etats-Unis en confrontation directe avec la Chine.
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Or, la Chine estime que Taïwan est l'une de ses provinces, qu'elle n'a pas encore réussi à réunifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Pour parvenir à ses fins, elle dit privilégier une réunification « pacifique » avec le territoire, où les quelque 23 millions d'habitants sont gouvernés par un système démocratique. Mais elle n'a jamais renoncé à employer la force militaire pour y parvenir.
De son côté, si Washington reconnaît Pékin au détriment de Taipei depuis 1979, le Congrès américain impose parallèlement de fournir des armes à Taïwan, dans le but affiché de dissuader la Chine de toute velléité expansionniste. Mi-décembre, les Etats-Unis ont d'ailleurs autorisé une vente d'équipements militaires défensifs à Taïwan, pour 300 millions de dollars afin de renforcer les défenses de l'île. Ce à quoi un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères a réagi en assurant que la Chine prendra
« des mesures de représailles à l'encontre des entreprises impliquées dans la vente d'armes à Taïwan ».
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dans l'élection présidentielle à Taïwan, incitant
« toutes les parties à un comportement responsable ».
« A l'approche du 13 janvier, nous escomptons et espérons vivement que ces élections seront exemptes d'intimidation, de coercition ou d'ingérence de la part de toutes les parties », a déclaré l'ambassadeur des États-Unis à Pékin, Nicholas Burns, faisant clairement allusion à la Chine. Ce dernier a dans le même temps assuré que
« les États-Unis ne sont pas impliqués et ne seront pas impliqués dans ces élections ».(Avec AFP)
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