Taïwan : la pression de Pékin monte encore d'un cran après une livraison américaine d'armes à Taipei
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Le porte-parole du ministere chinois des affaires etrangeres, wang wenbin
FLORENCE LO
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Le porte-parole du ministere chinois des affaires etrangeres, wang wenbin
FLORENCE LO
É
tats-Unis après un énième rebondissement dans le dossier de Taïwan. Ce vendredi, Washington a annoncé avoir autorisé une vente d'équipements militaires défensifs à Taïwan, pour 300 millions de dollars. Objectif : renforcer les défenses de l'île.En réponse, Pékin a fait planer des menaces ce lundi.
Le porte-parole n'a cependant pas précisé en quoi consisteraient ces mesures, ni donné de détails sur le calendrier ou les entreprises qui pourraient être visées.
Les tensions ne cessent d'augmenter ces derniers mois entre la Chine et Taïwan. Ce lundi, l
e ministère taïwanais de la Défense a affirmé que deux ballons chinois avaient franchi la veille la ligne médiane du détroit qui sépare l'île de la Chine continentale. Il s'agit donc du deuxième incident de ce type rapporté ce mois-ci. Les ballons chinois sont devenus un sujet politiquement sensible. En février dernier, lesÉ
tats-Unis en ont abattu un dans leur ciel, le qualifiant de « ballon espion ». Pékin avait affirmé qu'il s'agissait d'un simple dirigeable civil ayant dévié de sa trajectoire., qui a mené l'an passé à d'importantes manœuvres militaires autour de l'île. En septembre, la Chine a envoyé 103 avions autour de Taïwan en l'espace de 24 heures, ce que Taipei a qualifié de «
record récent». Le ministère taïwanais avait alors mis en garde contre
« ce harcèlement militaire continu de Pékin» susceptible de «
conduire facilement à une forte escalade des tensions et menacer la sécurité régionale».
É
tats-Unis. Taïwan est un point de tension majeur entre les deux premières puissances économiques mondiales.É
tats-Unis, était « inévitable ».Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Ces nouvelles annonces interviennent au moment où Taïwan, considérée par Pékin comme une province, tient le mois prochain son élection présidentielle. L'île est d'ailleurs particulièrement en état d'alerte à l'approche des élections présidentielles en janvier prochain. Taipei et Washington mettent en garde Pékin contre toute ingérence dans le scrutin. L'élection présidentielle taïwanaise est observée de près à Pékin comme à Washington car son résultat pourrait déterminer l'avenir des relations entre l'île et la Chine.
É
tats-Unis ont d'ailleurs appelé la Chine à ne pas s'« ingérer » dans l'élection présidentielle à Taïwan en janvier, incitant « toutes les parties à un comportement responsable ». « A l'approche du 13 janvier, nous escomptons et espérons vivement que ces élections seront exemptes d'intimidation, de coercition ou d'ingérence de la part de toutes les parties », a déclaré l'ambassadeur desÉ
tats-Unis à Pékin, Nicholas Burns, faisant clairement allusion à la Chine. Ce dernier a dans le même temps assuré que « les États-Unis ne sont pas impliqués et ne seront pas impliqués dans ces élections. »À lire également
É
tats-Unis perçue comme un soutien à une indépendance formelle de l'île. Si Washington reconnaît Pékin au détriment de Taipei depuis 1979, le Congrès américain impose parallèlement de fournir des armes à Taïwan, dans le but affiché de dissuader la Chine de toute velléité expansionniste. En réponse, Pékin a placé sous sanctions en septembre les géants américains de l'industrie de la défense Lockheed Martin et Northrop Grumman pour des ventes d'armes à Taïwan.(Avec AFP)
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