Présidentielle américaine : ces Etats qui ont fait basculer le vote

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Donald Trump en discours à Pensacola, en Floride, Etat décisif pour son élection.
Donald Trump en discours à Pensacola, en Floride, Etat décisif pour son élection. (Crédits : Reuters)
Les "swing states", ces états susceptibles de passer du camp démocrate au camp républicain (et inversement) à chaque élection, ont une nouvelle fois été décisifs dans la victoire de Donald Trump.

L'onde de choc n'a pas fini de se faire ressentir... Déjouant la plupart des prévisions, le candidat républicain Donald Trump vient de remporter l'élection présidentielle américaine. Alors que sondages et observateurs lui assuraient une longueur d'avance, Hillary Clinton n'aura pas réussi à garder certains Etats-clés dans le giron démocrate. Retour sur les trois swing states qui ont fait basculer l'élection.

L'Ohio, l'indispensable

"As Ohio Goes, so does the nation". En VF, "Ainsi va l'Ohio, ainsi va la nation". Ce vieux dicton américain restera pertinent après cette élection. En effet, depuis la victoire du démocrate Lyndon Johnson en 1964, chaque candidat victorieux a réussi à se mettre l'Etat du midwest dans la poche. Donald Trump ne déroge donc pas à la règle, en ayant obtenu 52,4% des voix dans l'Ohio, lui octroyant ainsi les 18 grands électeurs de l'Etat.

La Floride, l'incontournable

Après Bush et sa victoire controversée contre Al Gore en 2000 puis Barack Obama face à Mitt Romney, la Floride a une nouvelle fois joué un grand rôle dans l'élection présidentielle américaine. Fort de ses 29 grands électeurs, il est compliqué de devenir président des Etats-Unis sans convaincre les habitants de ce swing state majeur. Si les premiers résultats parus hier soir laissaient présager une victoire sans surprise d'Hillary Clinton, le succès de Donald Trump en Floride avec 49,1% des voix (contre 47,7% pour sa rivale) a commencé à faire pencher la balance du côté républicain.

La Pennsylvanie, le décisif

C'est cet Etat de la côte est qui aura réglé la question. Alors qu'il restait un petit espoir dans le camp démocrate, la victoire de Donald Trump en Pennsylvanie avec 48,9% des voix (47,6% pour Hillary Clinton) fut décisive pour l'élection du candidat républicain. Il remporte ainsi l'adhésion des 20 grands électeurs, l'amenant ainsi à quelques électeurs de la barre fatidique des 270. Il la franchira peu de temps après grâce au Wisconsin, petit swing state de 10 électeurs.

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Commentaires
a écrit le 09/11/2016 à 19:19 :
On ne peut pas classer le populisme, ni à gauche ni à droite, car il est partout. C'est une même forme de mécontentement, de rejet et d'aigreur, car la sensation domine dans la majorité des classes sociales, qu'ils ont été trompés, que les "élites" politiques non seulement sont des nuls, mais qu'une fois au pouvoir, ils ne font plus rien de leur plate-forme électorale, ce qui les califient de voyous.
Le vote US est négatif, mais cela fait du bien de dire ce qu'on pense. N'est-ce pas ?
a écrit le 09/11/2016 à 10:30 :
Quelle claque pour les journalistes , pour les grands experts des sondages , pour les Obama et les Clinton , La victoire écrasante de Trump prouve le rejet du peuple profond pour une classe politique sur son nuage à cent-lieux des préoccupations des " sans-dents "

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