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Un premier bateau chargé de céréales pourrait enfin quitter l'Ukraine ce lundi

latribune.fr

Publié le 31 juillet 2022 à 10:46 - Mis à jour le 31 juillet 2022 à 11:18

L'appétit de la Chine pour les céréales françaises

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Un premier chargement de céréales ukrainiennes destinées à l'exportation pourrait quitter les ports de la mer Noire lundi, a déclaré dimanche un porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan.

Un premier chargement de céréales ukrainiennes destinées à l'exportation pourrait quitter les ports de la mer Noire lundi, a déclaré dimanche un porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan.

« Si toutes les modalités sont achevées d'ici là, il semble qu'il y a une forte possibilité que le premier navire parte demain (lundi) », a indiqué Ibrahim Kalin à la chaîne turque Kanal 7.

La Turquie, qui contrôle les détroits de la mer Noire, a contribué avec les Nations unies à la conclusion d'un accord, signé le 22 juillet dernier entre la Russie et l'Ukraine, sur la reprise des exportations de céréales bloquées par la guerre en Ukraine. L'accord doit permettre de garantir le libre passage de navires céréaliers à destination ou en provenance des ports de Tchornomorsk, Odessa et Pivdennyi. Quelque 25 millions de tonnes de céréales, en particulier de blé, restés bloqués dans ces ports ukrainiens par l'invasion russe depuis le 24 février, font cruellement défaut aux marchés mondiaux.

« Nous verrons des navires quitter les ports [mardi] au plus tard », a assuré Ibrahim Kalin.

Un navire turc

Vendredi dernier, le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'est rendu dans le port de Tchornomorsk, dans le sud du pays, pour superviser un premier chargement de céréales.

« Le premier navire, le premier chargement depuis le début de la guerre est en cours. Il s'agit d'un navire turc », avait précisé le président ukrainien.

Les exportations de céréales, cruciales pour la sécurité alimentaire mondiale, doivent débuter avec plusieurs navires qui étaient déjà chargés lors de l'invasion russe en février mais incapables de sortir du port en raison de la guerre. L'accord pour lever le blocus (le premier texte significatif impliquant les deux parties depuis le début du conflit) vise à atténuer une crise alimentaire mondiale qui a vu les prix monter en flèche dans certains des pays parmi les plus pauvres au monde.

L'Ukraine, comme la Russie, sont parmi les plus gros exportateurs mondiaux de céréales. Kiev assure vouloir vendre quelque 20 millions de tonnes d'une valeur d'environ 10 milliards de dollars dans le cadre de cet accord. « Il est important pour nous que l'Ukraine reste le garant de la sécurité alimentaire mondiale », avait ajouté Volodymyr Zelensky.

Le centre de coordination conjointe inauguré a été inauguré à Istanbul

Mercredi, le Centre de coordination conjointe (CCC), chargé du contrôle des exportations de céréales ukrainiennes via la mer Noire, a été officiellement inauguré à Istanbul, conformément aux accords signés le 22 juillet.

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Le centre, installé au sein d'une Académie militaire, sera dirigé par un nombre égal -cinq- de « représentants de la Russie, de l'Ukraine et de l'ONU, ainsi que de la Turquie, tant militaires que civils », soit une vingtaine au total, a précisé le ministre turc de la Défense Hulusi Akar.

En vertu des accords signés pour quatre mois entre la Russie et l'Ukraine, via une médiation de la Turquie et sous l'égide de l'ONU, le CCC sera chargé des inspections de navires au départ et à l'arrivée à Istanbul afin de garantir qu'ils ne transportent rien d'autre que des céréales. Précisant qu'il n'y aurait « aucune présence militaire » autour de ces convois, Hulusi Akar a énuméré les différentes tâches incombant au CCC.  Cet organisme doit immatriculer et suivre les navires marchands qui participeront aux convois, assurer leur suivi via internet et par satellite, faire inspecter les bateaux "par des équipes conjointes aux endroits appropriés" au moment du chargement dans les ports ukrainiens et à leur arrivée dans les ports turcs.

En cas de nécessité, le déminage sera décidé et organisé « par les parties ». « Cependant », a ajouté le ministre, on n'en a « pas besoin à ce stade ». Pour l'ancien amiral américain Fred Kenney, qui représentera les Nations unies, « la première fonction » de ce nouveau dispositif est de « garantir aux cargos une navigation sûre. Tout sera fait en ce sens ».

« L'accord couvre les céréales, les produits alimentaires et les engrais », avait-il ajouté, sans pouvoir préciser s'il s'applique aussi aux denrées en provenance de Russie.

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Ce pays a exigé de pouvoir exporter ses propres produits agricoles sans qu'ils soient soumis aux sanctions occidentales. Un porte-parole adjoint du ministère russe des Affaires étrangères Ivan Netchaïev s'était montré rassurant mercredi : « Nous sommes fidèles aux obligations et comptons sur la mise en œuvre effective des accords d'Istanbul ». Mais il a rappelé que « la question des exportations de blé ukrainien et celle de la normalisation des exportations russes » devaient être réglées « en lien l'une avec l'autre ». « Ceux qui travailleront ici savent que les yeux du monde entier sont rivés sur eux », avait insisté le ministre turc, en espérant que le CCC « contribuera au mieux à répondre aux besoins humanitaires et à la paix collective ».

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