Macron : une tournée trop express au Moyen Orient ?
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Cette tournée express pourrait risquer de vexer les rois et les princes des Émirats Arabes Unis, du Qatar et d'Arabie Saoudite.
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Cette tournée express pourrait risquer de vexer les rois et les princes des Émirats Arabes Unis, du Qatar et d'Arabie Saoudite.
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Emmanuel Macron n'a pas voulu entendre les nombreux messages et les conseils des diplomates et des industriels. Et le président n'en a fait qu'à sa tête. Il se rendra donc aux Émirats arabes unis (EAU), au Qatar et en Arabie saoudite du vendredi 3 décembre matin au samedi 4 décembre 2021 en fin d'après-midi. Trop de pays qui ont des enjeux géostratégiques différents en peu de temps. Tout ce qu'il ne faut pas faire dans cette région où l'hospitalité n'est pas un vain mot entre grands de ce monde, notent plusieurs vieux routiers de ces pays. Les rois et les princes au pouvoir aiment voir dormir leur hôte chez eux. Ce ne sera pas le cas pour Emmanuel Macron au Qatar et en Arabie saoudite. Diplomates et industriels ont pourtant alerté. En vain.
Cette tournée express pourrait risquer de vexer les rois et les princes de ces trois pays. Ils ne lui diront pas mais ils pourraient lui faire payer. Et Emmanuel Macron pourrait aller de déconvenues en déconvenues lors de ce déplacement au Moyen Orient. En son temps, Nicolas Sarkozy avait payé pour son empressement à rester le moins longtemps possible dans ces trois pays. La France avait été longtemps ignorée en Arabie Saoudite, vexée d'être prise seulement pour un carnet de chèques. Les EAU avaient quant à eux oublié la France pour la construction d'une centrale nucléaire et la fourniture de Rafale.
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Effectuer une tournée en si peu de temps dans des pays, qui entretiennent entre eux des relations compliquées et ambiguës, voire hostiles a tout d'une tournée, qui pourrait être au final un flop pour les intérêts français dans une région où la France entretient des partenariats stratégiques. Au-delà de la question de l'hospitalité, il faudra que le président réponde à cette série de questions à laquelle il risque d'être confronté : pourquoi mélanger une visite aux EAU et en Arabie Saoudite entrecoupée d'un stop au Qatar quand on connait les relations hostiles entre ce petit émirat et ses deux grands voisins même si les tensions ont baissé de plusieurs crans ? Pourquoi rester à peine une seule journée aux EAU, qui fête les 50 ans de son indépendance et qui doit en principe confier de très beaux contrats à la France ? Pourquoi rester seulement quelques heures en Arabie Saoudite, le grand pays de la région avec qui la France a pris ses responsabilités au moment où une partie du monde se détournait du Royaume ?
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