Trump désigne l'Union européenne comme le principal ennemi des Etats-Unis (avec la Russie et la Chine)

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Donald Trump a désigné l'Union européenne comme le principal ennemi des Etats-Unis dans le monde en ce moment.
Donald Trump a désigné l'Union européenne comme le "principal ennemi" des Etats-Unis dans le monde en ce moment. (Crédits : Eric Vidal)
Dans une interview à la chaîne CBS diffusée dimanche 15 juillet, Donald Trump a désigné l'Union européenne comme le principal ennemi actuel des Etats-Unis, pour des raisons commerciales. Le président américain a particulièrement fustigé l'Allemagne et a aussi cité la Russie et la Chine comme ses ennemis.

Les provocations de Donald Trump ne s'arrêtent pas. Après avoir critiqué la gestion du Brexit de Therasa May la veille de leur rencontre à Londres, après avoir menacé de sortir de l'OTAN, le président américain récidive dans une interview accordée à la chaîne CBS, diffusée la veille de sa première rencontre bilatérale avec Vladimir Poutine, prévue à Helsinki. Le président américain Donald Trump a estimé que la Russie, l'Union européenne et la Chine étaient, pour différentes raisons, des "ennemis" des Etats-Unis.

"Je pense que nous avons beaucoup d'ennemis. Je pense que l'Union européenne est un ennemi, avec ce qu'ils nous font sur le commerce. Bien sûr on ne penserait pas à l'Union européenne, mais c'est un ennemi", a estimé le chef de l'Etat.

Lire aussi : Au sommet de l'OTAN, Trump accuse l'Allemagne d'être "totalement contrôlée" par la Russie

L'accord entre l'Allemagne et la Russie sur le gaz russe n'est "pas juste"

"La Russie est un ennemi par certains aspects. La Chine est un ennemi économique, évidemment c'est un ennemi. Mais ça ne veut pas dire qu'ils sont mauvais, ça ne veut rien dire. Ca veut dire qu'ils sont compétitifs", a détaillé M. Trump, dans les propos avaient été recueillis par la chaîne CBS samedi.

"L'UE est très difficile", a poursuivi le président américain à qui l'intervieweur demandait de nommer "le principal compétiteur, le principal ennemi (des Etats-Unis) dans le monde en ce moment". "D'un point de vue commercial, ils profitent vraiment de nous", a-t-il encore répété, s'en prenant plus particulièrement à l'Allemagne, comme il l'a déjà fait auparavant. "Comme l'Allemagne a un accord sur un gazoduc avec la Russie, ils vont payer des milliards et des milliards de dollars par an pour l'énergie et je dis que ce n'est pas bien, ce n'est pas juste".

"Vous êtes supposés vous battre pour quelqu'un et cette personne donne des milliards de dollars à une autre dont vous devez, en fait, vous prémunir, je pense que c'est ridicule", s'est-il encore révolté.

L'interview de Donald Trump par CBS a été diffusée en partie dimanche et sera montrée dans sa totalité lundi. Information non-négligeable, l'entretien est diffusé à la veille de sa première rencontre bilatérale avec son homologue russe Vladimir Poutine à Helsinki. Fidèle à ses techniques de négociations, théorisées dans un livre publié en 1987 et intitulé "The Art of the Deal", le président américain n'en est pas à son coup d'essai quand il s'agit de faire monter la pression avant une rencontre au sommet.

Lire aussi : Trump essaie d'humilier ses alliés européens avant le sommet de l'OTAN

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Commentaires
a écrit le 18/07/2018 à 17:19 :
Si l'administration hors sol, qu'est l'UE de Bruxelles, se sent humilie, c'est qu'elle est l'une des faces "d'une pièce de monnaie [euro] dont l' autre est l'OTAN: Organisation dont nous devons être obligatoirement membre, dans cette soit disant union!
a écrit le 16/07/2018 à 20:05 :
La Chine, l'Urss, l'Europe, l'Angleterre seule amie potentielle ridiculisée, la question est donc à retourner qui peut être amie des USA, au dire de Trump il n'y aura pas grand monde et c'est tant mieux car cela révèle le véritable combat mené par De Gaule en 40/45 et son rapprochement rapide avec l'Allemagne et son refus de faire entrer l'Angleterre dans l'union Européenne. C'était un visionnaire qui voyait juste, la preuve éclatante est là.
a écrit le 16/07/2018 à 16:49 :
Pourtant, au soir de l'élection du président Emmanuel Macron, cet homme, président en exercice des Etats-Unis d'Amérique, a téléphoné au président français se félicitations, et "son vœu de travailler avec lui". A quel ouvrage? selon ses paroles d'aujourd'hui?
a écrit le 16/07/2018 à 14:28 :
Il nous faudrait des marchés internationaux comme le petrole ou l'or quotés en euros pour contrebalancer le rapport de force.
a écrit le 16/07/2018 à 13:56 :
Trump est surtout l'ennemi des USA dont il précipite le déclin
a écrit le 16/07/2018 à 13:21 :
Trump va encore embrouiller nos nationalistes qui traitent l'UE de valet des USA. Comment peux t-on désigner son valet de principal ennemi ???
Quand ils sont pris dans un corner, ils doivent attendre que le maître du kremlin leur donne les éléments de langage.
J'attend avec délice leur explication.
Réponse de le 16/07/2018 à 16:45 :
Bah non, Trump leur fait un cadeau en or là : "Regarder ce qui ce passe qu'en l'Amerique n'a plus envie d'être 'notre amie' ! Nous devons devenir TOTALEMENT INDÉPENDANT ! <insérer ici le nom de la nationalité du nationalitst> en premier !"
Pas besoin de recevoir un quelconque conseil du Kremlin.
Pour l'instant le liberalisme est mort, y a donc plus d'amitié des peuples, plus d'amitiée des nations, il n'y a désormais plus que des convergences d'intérés et c'est tout.
Il est grand temps d'arreter de voir le monde sous le prism des régles de l'ancienne aire, les choses on changer, il faut vivre avec son temps désormais !
a écrit le 16/07/2018 à 10:02 :
Enfin un "ennemie" digne de ce nom auquel on pourra faire confiance, car les "amies" sont peu fiable comme on le constate dans cette union européenne qui n'est en fait qu'une administration bruxelloise!
a écrit le 16/07/2018 à 9:05 :
Trump se trompe et/ou désinforme ....car le principal ennemi de l'UE c'est l'UE et la nébuleuse , de ses gromes technocrates....
Réponse de le 16/07/2018 à 9:40 :
C'est un point de vue tout a fait défendable.

et on peut également constater que le principal ennemi de l'Amérique c'est Trump...
Réponse de le 16/07/2018 à 11:49 :
Je dirais plutôt que le principal ennemi de Trump est le Deep State ..
Réponse de le 16/07/2018 à 12:40 :
Les États Unis n’ont pas besoin d’ennemies, ils ont Donald Trump et ses supporters …..mais , comme l’habitude, c’est plus facile de blâmer les ''forces'' étrangères .
Réponse de le 16/07/2018 à 14:38 :
Il parle de l'ennemi des USA (USA First), tout ce qui lui nuit est son ennemi.
Que l'UE s'auto-effondre, ça n'en sera que mieux pour ne plus être aussi performant donc ennemi (économique), on achètera tout aux USA ne produisant plus rien, l'ordre "normal" (à la Trump) sera revenu. :-)
a écrit le 16/07/2018 à 8:58 :
Je ne comprends pas du tout le président des USA et sa logique de conflit permanent en matière économique, en quoi l'Europe est elle un ennemi des USA, alors que nous sommes des alliés politiques' diplomatiques et économiques, ne pense Je président Trump ne pense que comme un business man' qui ne pense qùà travers les affaires mondiales et qui préfère les conflits commerciaux au lar
ge entente commerciale, c'est totalement indécent et incorrect. Le président Donald Trump n'a conscience de la guerre, ne souhaite que des alliés de l'OTAN qu'ils ne payent que plus encore leur tribu À l'otan. Je ne pense que Donald Trump sera réélu 45eme président des usa, même s'il se représente en 2020.
a écrit le 16/07/2018 à 8:56 :
C'est un aveux de faiblesse de sa part, donc restons dans nos bottes.
a écrit le 16/07/2018 à 8:53 :
"le président américain n'en est pas à son coup d'essai quand il s'agit de faire monter la pression avant une rencontre au sommet"

Vous commencez à prendre plus de recul sur vos articles concertant les analyses de TRump, au nom du bon sens et de l'intelligence, merci beaucoup, parce que ces insipides et pitoyables messes qui ne font que nous induire en erreur en ce qui concerne la stratégie de Trump d'une part font d'abord et avant tout le jeu de Trump, pendant qu'il passe pour un benêt brutal il avance ses pions tranquillement et d'autre part les évènements actuels étant quand même plus que singuliers autant les apprécier à leur juste valeur.

Allez maintenant on fait pareil pour le brexit et l'UE...
a écrit le 16/07/2018 à 7:58 :
Un ennemi grâce à qui les USA sont devenus le roi du monde pour un siècle! Quelle ingratitude! Et quel aveuglement des dirigeants européens qui ont préféré utiliser le progrès pour faire des massacres dignes des crises géologiques!
Réponse de le 16/07/2018 à 8:54 :
"On paie mal un maître en ne restant toujours que l'élève." Nietzsche
Réponse de le 16/07/2018 à 9:10 :
Avec votre permission...je rajouterais que l'UE ,29 ans après la chute du mur de Berlin et l'implosion du paradis des socialistes en URSS ....est orpheline de ses fantasmes "guerrefroidiens" ;-)
a écrit le 15/07/2018 à 23:03 :
Voila, c'est dit et ce n'est pas une surprise, pour Trump, l'UE est l'ennemi n°1.
Quant au Royaume-Uni sur le départ, Trump peut maintenant se permettre d'humilier son premier ministre et de piétiner le protocole de sa majesté. Voila de quoi faire méditer les eurosceptiques.
a écrit le 15/07/2018 à 22:53 :
snégociations, théorisées dans un livre publié en 1987 et intitulé "The Art of the Deal",
a écrit le 15/07/2018 à 22:27 :
Pleutre...
a écrit le 15/07/2018 à 20:33 :
depuis que le coreen est son meilleur ami, il a change ses priorites......
il pourra bientot aller faire la java avec maduro et melanchon pour feter un nouvel allie, et la pauvrete generalisee qui reduit les inegalites qui regne au venezuela!
' mon dieu, tweete seulement une parole et je serai beni oui oui'
a écrit le 15/07/2018 à 20:28 :
Je ne comprends pas pourquoi on continue à ne pas avoir de marchés des matières premières en euros pour nos propres besoins ? Beaucoup de pays producteurs seraient heureux de faire leurs transactions en euro aussi non ?
a écrit le 15/07/2018 à 19:53 :
En résumé tout le monde est ennemi des USA, il faut construire une muraille de protection, en Chine ils ont déjà ce qu'il faut. :-)
"Ca veut dire qu'ils sont compétitifs" ennemi = trop compétitif par rapport aux USA, aïe grand malheur, tout vient de là, il faut mettre des taxes pour freiner la compétitivité des autres (un sac à dos lesté pour les cyclistes trop véloces, y a pas de raison).
Si l'Allemagne achète du gaz de schiste américain et non du russe, là, ça sera bien ?
Il semble assez primaire, cet homme, trop businessman.
a écrit le 15/07/2018 à 19:15 :
Du grand n'importe quoi ! Bref, du Donald pure burger .... le réchauffement climatique lui a tapé sur la tête !
a écrit le 15/07/2018 à 19:13 :
Enfin, nous allons avoir des ennemis; avec qui nous pourrons avoir confiance! Les amis ne sont pas fiable! On le constate quand on enchaîne des nations par une administration bruxelloise!

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