Trump ne prévoit pas d'entrevue avec le pape, une première pour un président américain

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Trump rompt avec les habitudes diplomatiques
Trump rompt avec les habitudes diplomatiques (Crédits : Reuters)
Donald Trump n'a toujours pas prévu d'entretien avec le pape François lors de sa prochaine visite en Italie fin mai 2017 pour la réunion du G7. Cette rupture avec une tradition établie depuis plus de 50 ans révèle le conflit croissant entre le pape et la politique du président américain sur la question du potentiel mur entre les Etats-Unis et le Mexique promis pendant sa campagne.

Donald Trump n'a pas demandé à être reçu par le pape François lors de sa venue en Italie pour le sommet du G7, une omission qui si elle se confirmait trancherait sur les habitudes des présidents américains.

Le chef d'État sera en Sicile les 26 et 27 mai pour participer au sommet des sept pays les plus industrialisés de la planète, dans le cadre du G7 dont l'Italie assure la présidence.

Rupture avec la tradition

Lorsqu'ils sont en Italie, les présidents des Etats-Unis effectuent généralement une escale au Vatican pour un entretien avec le souverain pontife. Depuis la rencontre entre Dwight D. Eisenhower et le pape Jean XIII à Rome le 6 décembre 1959, chaque président a perduré cette traduction. Après avoir rencontré en juillet 2009, Barack Obama s'était rendu au Vatican en mars 2014 afin de discuter avec le pape François de la pauvreté et des inégalités croissante aux Etats Unis. Malgré des différents regardant les démarches politiques de l'ex-président américain, notamment la légalisation du mariage pour tous, leur entretien était chaleureux. Dans une interview au Corriere della Sera, Barack Obama avait noté l'importance des conseils du pape dont "la pensée est précieuse pour comprendre comment remporter le défi contre la pauvreté".

Cette fois, dit-on de source diplomatique et auprès du Vatican, la Maison blanche n'a pas contacté le Saint-Siège."Cela pourrait changer mais il ne reste que six semaines et ça paraît donc douteux", dit un diplomate. "La balle est dans leur camp", ajoute-t-on au Vatican.

Le Vatican n'a pas caché son inquiétude face à la nouvelle politique américaine en matière d'immigration. Il y a un an sur le retour d'un déplacement au Mexique et alors que Donald Trump était en campagne présidentielle, le pape avait déclaré que sa volonté de construire des murs n'était "pas chrétienne". Après l'élection, il a parlé de sa préoccupation "d'abattre les murs qui divisent", allusion au mur que Donald Trump veut faire construire à la frontière avec le Mexique pour bloquer l'entrée d'immigrants clandestins.

>> Lire notre édito Du mur de Berlin au mur de Trump

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 11/04/2017 à 20:19 :
".....Après l'élection, il a parlé de sa préoccupation " d'abattre les murs qui divisent",..."
Ben voyons. Certes les murs divisent mais ils protègent aussi. Si les pays ne s'étaient pas dotés de frontières, de murs, de points de passage, de murailles, au cours de leur Histoire, ils auraient pour la plupart disparu depuis longtemps. Il est curieux d'observer un tel angélisme venant de la plus haute autorité spirituelle du catholicisme. Fraternité et ouverture aux autres, n'est pas synonyme de suicide.

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