Brexit : Londres annonce un coup d'accélération dans les préparatifs

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Le porte-parole de Theresa May a annoncé que des milliers de personnes supplémentaires avaient été engagées afin d'assurer la continuité des services publics après le divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.
Le porte-parole de Theresa May a annoncé que des milliers de personnes supplémentaires avaient été engagées afin d'assurer la continuité des services publics après le divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. (Crédits : FRANCOIS LENOIR)
Mardi 31 octobre, le porte-parole de Theresa May a annoncé sa volonté d'accélérer les démarches pour "l'après-divorce". Les ministères prépareraient des plans détaillés pour chacun des 300 programmes menés par le gouvernement. Des milliers de personnes seraient engagées pour assurer la continuité des services publics après la séparation du Royaume-Uni et de l'UE.

(Article publié le 31 octobre à 16h44 et mis à jour à 18h51)

Le Royaume-Uni accélère les préparatifs du Brexit et va embaucher des milliers de personnes supplémentaires pour assurer la continuité des services publics une fois entré dans les faits le divorce entre Londres et l'Union européenne, a déclaré mardi le porte-parole de la Première ministre Theresa May.

Celle-ci, qui a perdu sa majorité au Parlement après les élections de juin, a été vivement critiquée par les plus chauds partisans du Brexit qui lui reprochent de tarder à préparer le pays à sortir de l'UE, y compris dans l'hypothèse d'un "no deal" - absence d'accord avec les Vingt-Sept.

"Parallèlement aux négociations de Bruxelles, il est essentiel que nous mettions en place, chez nous, nos propres mesures préparatoires afin d'être prêts lorsque nous quitterons l'UE", a dit aux journalistes le porte-parole de Theresa May.

"Ce travail préparatoire a connu une sensible accélération ces derniers mois. Les ministères préparent des plans détaillés pour chacun des quelque 300 programmes menés par le gouvernement", a-t-il ajouté.

3.000 nouveaux postes pour faire face au Brexit

Tout est envisagé, y compris un "no deal", a poursuivi le porte-parole, mais de toute façon "beaucoup de ces mesures préparatoires seront nécessaires même si notre scénario préféré, un accord audacieux et ambitieux, s'impose, notamment pour ce qui est des accords douaniers proposés."

Dans ce but, 3.000 nouveaux emplois sont créés pour faire face au Brexit et les autorités douanières et fiscales pourront compter sur 3.000 à 5.000 employés de plus l'an prochain.

Le gouvernement a déjà prévu une enveloppe de 500 millions de livres (569 millions d'euros) pour mener à bien ces préparatifs.

"Il faudrait multiplier le nombre de nos rencontres"

Le négociateur de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, s'est déclaré prêt mardi à accélérer les négociations avec Londres. Il a précisé que l'ordre du jour et les dates de la prochaine session de discussions seraient fixés "dans les prochaines heures ou les prochains jours".

"Nous avons clairement proposé trois (dates différentes) pour de nouvelles sessions de discussions. Dans les prochaines heures ou dans les prochains jours, nous travaillerons avec les délégations britanniques pour trouver les bonnes dates parce que nous devons travailler de manière très intense pour arriver à un accord avant décembre", a poursuivi Michel Barnier.

Les Britanniques, pour leur part, préféreraient des "négociations continues".

"Ce que cela signifie exactement, des 'négociations continues', nous ne le savons pas vraiment. Nous sommes prêts à accélérer (les discussions) mais il faut avoir quelque chose à discuter. Nous serions très heureux de multiplier le nombre de nos rencontres", a déclaré un responsable de l'UE.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 01/11/2017 à 11:55 :
Qu'elle pense à la France , on a besoin d'eux économiquement . Merci!
a écrit le 01/11/2017 à 0:11 :
Réponse cinglante à Macron, Londres ne bluffe pas en évoquant un Brexit sans accord

Pour Theresa May, Emmanuel Macron a “totalement tort”. Une fois sortie de l’UE, la Grande-Bretagne se retrouvera dans le cadre des règles fixées par l’Organisation mondiale du commerce, ce ne serait pas exactement un scénario cauchemar. Une nouvelle fois Macron se retrouve désavoué et ridiculisé.

Source : LCI (22 octobre)
Revue UPR du jour ..

https://www.upr.fr/actualite/france/revue-de-presse-de-semaine-selection-23-29-octobre
Réponse de le 01/11/2017 à 2:25 :
Que vient faire Macron dans cette comédie?.C'est Macron qui leur a dit de sortir de l'UE?.Ils sont sortis pour retrouver la liberté,la richesse,le paradis.Mais qu'est-ce qu'ils attendent pour déguerpir,pourquoi ils trainent les pieds?
Réponse de le 02/11/2017 à 12:15 :
Ah ben le mac si on lui enlève son oreillette directement branchée sur l'oligarchie européenne forcément il sait plus quoi dire !
a écrit le 31/10/2017 à 18:27 :
Ils vont les trouver où ces nouveaux fonctionnaires d'élite? Les former vite fait sur le gaz? Et les payer avec l'argent de qui? Des junks bonds peut-être. Vite un autre bus conduit par Boris et Nigel à faire tourner d'urgence dans les campagnes ... ridiculous! UK accélérer? Ils traînent les sabots pour retarder l'échéance car ils commencent à visualiser la taille du mur qu'ils vont se prendre de front.
Réponse de le 01/11/2017 à 2:32 :
Les payer comme ils ont fait avec le sauvetage des banques,comme font les USA:la planche à billets.Pourquoi se gêner,la Livre comme le Dollar ne perd que très peu de valeur.N'importe quel pays ferait la même chose,sa monnaie perdrait toute valeur.
Réponse de le 01/11/2017 à 4:01 :
@papi mougeon en plein délire: 1) alors tu penses qu'en France le gouvernement peut créer des emplois et pas en Angleterre ? 2) la sortie de l'UE va leur faire économiser 10 milliards d'euros qui pourront être utilisés plus utilement pour les Britanniques plutôt que pour la gabegie européenne. 3) Ils ne traînent pas les sabots, ils ne veulent pas payer le montant ridicule qui leur est demandé; le reste, c'est de la manipulation facile de gogos illettrés. Quant à Boris, je te signale qu'il a un niveau d'éducation probablement 10 fois supérieur au tien et qu'il parle notamment couramment français. Facile de voir la paille dans l'œil du voisin, n'est-ce pas :-)
a écrit le 31/10/2017 à 18:21 :
Elle aussi ne sait plus comment se dépêtrer de ce bourbier....😂😁elle devrait se reunir avec Puigdemont.....🤣
a écrit le 31/10/2017 à 17:02 :
Notre UE tellement incompétente du fait de son ultra confiance en son dogme n'a pas été capable d'envisager une sortie d'un des pays alors que l'ALENA lui qui ne concerne que trois pays lui l'envisage, cela montre déjà la qualité de nos dirigeants.

Les anglais ont raison de se méfier, du fait de leur position stratégique primordiale liée à la communication, les financiers qui en néolibéralisme européen ne perdent jamais auront toujours tendance à essayer de les embrouiller pour qu'au final la City ne sorte pas de leur giron.

On voit bien que le mot d'ordre donné à Barnier est de laisser trainer au cas où une conjoncture plus favorable à la finance internationale émerge, d'autant que leurs médias de masse continuent de faire une propagande anti-brexit assez colossale.

La liberté en néolibéralisme ça ne tombe pas du ciel, il faut bosser pour y arriver.
Réponse de le 31/10/2017 à 19:58 :
La comparaison entre l'UE et l'ALENA est completement ridicule. L'ALENA est juste un accord de libre-échange entre les USA, le Canada et le Mexique, si les USA sortent il ne reste rien.
Rien à voir avec l'UE qui est une communauté culturelle qui regroupe des membres qui partagent des valeurs en plus d'être un ensemble économique.
L'UE s'est construite sur les ruines de la seconde guerre mondiale.
Réponse de le 31/10/2017 à 21:01 :
@johnmckagan Dommage que l Ue sous protectorat us n' appartiennent pas aux européens ce qui obère tout espoir de fonctionner un jour en leur faveur ..

Heureux anglais !

https://www.upr.fr/conferences/qui-gouverne-la-france
Réponse de le 01/11/2017 à 9:58 :
@gedeon
La vérité c'est qu'en quittant l'UE, le RU va se retrouver dans la zone d'influence économique de l'UE mais n'aura pas son mot à dire, cela ne l’empêchera pas d'un autre côté de subir une influence politique et culturelle accrue des USA. Ce n'est pas une indépendance ça, c'est tout le contraire.
Réponse de le 01/11/2017 à 17:25 :
"Vous écrivez une histoire qui n'existe pas personne ne sort pour l'instant de l'ALENA"

Je ne parle pas de ça je parle de ce que prévoit la constitution, que notre constitution n'aie pas été capable de prévoir la sortie d'un des membres de l'UE alors que nous sommes 27 et que dans celle de l'aléna alors qu'ils ne osnt que trois c'est prévu montre l'incompétence affligeante de nos décideurs européens.

Et je signale vos insultes et tout le reste de votre diffamation, votre incapacité à tenir un débat sans être capable de retenir vos ressentiments en dit bien plus que tous vos commentaires.

"Rien à voir avec l'UE qui est une communauté culturelle qui regroupe des membres qui partagent des valeurs en plus d'être un ensemble économique"

Avec des pays qui ont passé toute leur histoire à se faire la guerre, de ne pas envisager une sortie de l'UE d'un d'entre eux, ne serait que pour apaiser des tensions obligées, était suicidaire, c'est la liberté d'agir que l'UE a assassiné cela ne pouvait que mal partir.

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