Emploi : les Français de plus en plus vulnérables

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La pénibilité au travail est une dimension prise en compte par les chercheurs dans l'étude.
La pénibilité au travail est une dimension prise en compte par les chercheurs dans l'étude. (Crédits : Reuters/Peter Nicholls)
Une étude menée à l'échelle européenne révèle que les travailleurs français et belges sont de plus en plus exposés des niveaux de vulnérabilité importants. Le recours accru aux contrats à durée déterminée et au travail indépendant a entraîné une dégradation des conditions de travail.

Les transformations récentes de l'économie, la récession de 2008 et le chômage de masse ont entraîné une vulnérabilité accrue des travailleurs sur le marché du travail. Si l'exposition des actifs aux conditions de travail dégradées est restée stable entre 1995 et 2015 dans 15 pays de l'Union européenne, cette moyenne masque des évolutions contrastées selon les pays selon une récente enquête du centre d'études de l'emploi et du travail (CEET). Par ailleurs, cette précarité au travail est loin d'être un phénomène limité. Selon une récente enquête de la Commission européenne, un salarié sur six dans l'Union européenne est un travailleur à bas salaire. Cette situation concerne particulièrement les femmes et les plus jeunes.

La France mal placée

Pour appréhender la vulnérabilité des actifs, les chercheurs se sont appuyés sur cinq dimensions (*) "relatives à l'environnement physique du travail, à son organisation ou à son contenu" pour construire un indicateur synthétique. Et à partir de ce outil, les experts ont formé plusieurs groupes de pays. Ils observent que sur l'ensemble des pays retenus, seulement trois pays ont connu une amélioration. Il s'agit de l'Irlande, du Royaume-Uni et de l'Autriche. À l'opposé, l'Allemagne, le Danemark et l'Italie ont connu une détérioration qui culmine en 2005. Du côté de la France comme aux Pays-Bas, peu de changement ont été observés entre 1995 et 2015. "Par contre en 2010, on constate des évolutions opposées et de même ampleur dans ces deux pays, défavorable pour la France, favorable pour les Pays-Bas, qui sont résorbées en 2015".

Les femmes sont plus confrontées à la vulnérabilité

Afin de déterminer le profil des travailleurs vulnérables, les chercheurs ont pris en compte le sexe et l'âge. Et d'après les résultats obtenus, les femmes sont plus vulnérables que les hommes en moyenne dans l'UE à 15 pays. Mais là encore, il existe des disparités entre les pays. "La vulnérabilité des hommes est ainsi plus importante en Grèce, en Espagne, en France, en Belgique & Luxembourg, en Irlande et au Royaume-Uni".

Des différences apparaissent également en fonction de l'âge. L'enquête indique que la vulnérabilité s'est renforcée à partir de 2000 pour les personnes âgées de plus de 55 ans. Les plus jeunes (moins de 25 ans) sont également très exposés aux conditions de travail dégradées entraînant une vulnérabilité plus prononcée face à ces risques. Par ailleurs, une récente enquête du ministère du Travail rappelait que cette tranche d'âge était particulièrement touchée par le chômage malgré une conjoncture économique plus favorable. À l'opposé, la catégorie des 25-35 ans apparaît comme les moins vulnérables.

> Lire aussi : Carrières précaires : les femmes deux fois plus touchées que les hommes

La taille de l'entreprise compte

Sans surprise, l'enquête signale que les actifs ayant un contrat de travail permanent sont moins vulnérables que les personnes ayant signé un contrat à durée déterminée. La multiplication des embauches en CDD très courts et la forte hausse du recours à l'intérim ont ainsi contribué à favoriser la précarité sur le marché du travail comme le soulignent les dernières données du baromètre Prism'Emploi.

> Lire aussi : Emploi : le recours à l'intérim explose

La taille de l'entreprise peut également être un facteur déterminant.

"Ainsi, les petites entreprises (1 employé et 2 à 9 employés) sont plus représentées dans le groupe vulnérable (13 % et 33 % respectivement) que dans le groupe non vulnérable (7 % et 24 % respectivement). À l'inverse, les moyennes et grandes entreprises sont davantage présentes dans le groupe non vulnérable. Cela indique une évolution incertaine des conditions de travail dans les petites entreprises, avec une probabilité plus élevée pour leurs salariés de faire face à une exposition accrue aux risques du travail."

> Lire aussi : Carrières précaires : les femmes deux fois plus touchées que les hommes

(*) Les cinq dimensions prises en compte dans l'étude "sont les les pénibilités physiques, la perception d'être victime de discriminations, le fait d'être assujetti à des horaires atypiques et celui d'être soumis à une intensité du travail élevée. À celles-ci s'ajoute le constat d'une faible complexité du travail impliquant peu d'autonomie et une mobilisation réduite des compétences qui limitent les possibilités d'ajustement aux contraintes ainsi que les perspectives d'évolution dans le travail".

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Commentaires
a écrit le 13/02/2018 à 19:22 :
Ne soyez pas malhonnêtes ! Comment voulez vous qu'un chômeur français de 50 ans puisse rivaliser avec un travailleur détaché polonais de 25 ans qui ne va pas compter ses heures, qui va faire dix heures par jour payées 8 heures ? Alors vous allez me dire que le chômeur français est sûrement un fainéant et qu'il faut lui couper les assedics ?
L'autre solution serait de menacer de quitter l'Europe si le travail détaché continue. A noter que si la France quitte l'UE alors l'UE n'existe plus.
a écrit le 04/02/2018 à 21:46 :
C'est vrai qu'il y a un fort taux de chefs d'entreprise irresponsables en France incapables du moindre respect envers leur personnel, mauvais salaires horaires irreguliers, cerise sur le gateau le personnel en fixe renvoient tout le sale boulot et je rencontre plein de jeunes deja handicapes de tms qui ne trouveront jamais de responsables de leur handicap derriere le rideau de fumee des agences d'interim.
a écrit le 31/01/2018 à 10:04 :
Le progrès c'était avant! Maintenant c'est de la com!
a écrit le 30/01/2018 à 20:00 :
Les français sont fragiles et alors ? Qui s' en préoccupe ?
Quand il n' y a a plus d' entreprises car elles sont délocalisées à l' est à 400 euros mensuels à l' est, elle ne risquent pas de faillir ..! Créer une entreprise de 2 personnes pour loger un couple relève de M Bricolage.
Et pendant qu' on nous raconte des histoires, le chômage explose de manière exponentielle.

Le constat sur janvier est ébouriffant.

400 licenciements chez Sanofi, 900 licenciements chez Société Générale, 1800 licenciements chez Peugeot, 2500 chez Carrefour ..qui dit mieux ?

Nestlé 600 licenciements prévus, Bosch Rodez 800 licenciements, on évoque de 3700 licenciements au Crédit Lyonnais.

https://www.upr.fr/actualite/un-aveu-terrible-du-figaro-en-7-ans-le-chomage-na-pas-baisse-une-seule-fois

Et pendant ce temps, l’Assemblée nationale a voté l’augmentation de la contribution française au budget de l’Union, à hauteur de 20,2 milliards d’euros en 2018, un record.
a écrit le 30/01/2018 à 19:46 :
Tout est là, tout est dit de manière analytique et sourcée, il ne reste qu' à se baisser et ..ramasser, paraphrasant Brassens, il n' y a pas d' Ue heureuse ..

Conférence de Charles-Henri Gallois, responsable national de l'UPR pour les questions économiques, Dans cette conférence qui met en évidence les illusions économiques de l'Union européenne, Charles-Henri Gallois démonte, toutes preuves à l'appui, les pseudo-arguments européistes sur les bénéfices de l'UE et de l'euro: - "L'UE finance des projets en France" - "L'UE a encore des marges de manœuvre économique" - "L'UE protège des marchés concurrents du reste du monde" - "L'euro nous amène plus de croissance" - "L'euro nous protège du chômage" - "L'euro amène une gestion saine des finances publiques" - Les peurs des conséquences de la sortie de l'euro - "Les grands bénéfices attendus du TAFTA" - "Le TAFTA est une chance pour notre agriculture et notre industrie" - "Le TAFTA ne remettra pas en cause la puissance étatique et les services publics" - "Le libre-échange apporte une prospérité mutuelle - La mondialisation heureuse"
https://www.youtube.com/watch?v=W1GR1QWplUM
Réponse de le 31/01/2018 à 16:05 :
@Gedeon - les français ont la société qu'ils méritent ! Assistés jusqu'au bout, même dans leurs choix politiques.
a écrit le 30/01/2018 à 16:50 :
Attendez que Draghi soit remplacé par l'Allemand Jens Weidmann et vous verrez ce que la croissance française va faire!
Avec un fervent apôtre des taux d'interêts élvés à la tête de BCE la croissance sera négative et le chômage augmentera d'autant plus. Adieu veau, vache, cochon, couvée !
a écrit le 30/01/2018 à 13:08 :
LA PRECARITE ORGARNISEZ EN EUROPE NE SUFFIRAS POUR ETRE CONPETITIF VIS A VIS DES PAYS EMERGENT ? LE GROS PROBLEME RESTE LA VALEURS DES MONNAIES ?NOTRE MONNAIE EUROPEENNE RESTE TROP FORTE POUR VENDRE LES PRODUIT EUROPEENS ? CETTE PRECARITE VAS GREES DES ZONES DE TENTION TEL QU ILS VONT ENGENDREZ DES REVOLTES COMME CELA SE PASSE DANS LE MAGREB EN CE MOMENT?CETTE POLITIQUE ET UNE BONBE A RETARDEMENT ELLES FINIRAS PARS EXPLOSEZ SI LES GRANDS DE SE MONDE NE CONSENTENT PAS A PARTAGER LES RICHESSES FAITE PARS TOUS POUR TOUS???
Réponse de le 30/01/2018 à 16:55 :
"RICHESSES FAITE PARS TOUS POUR TOUS" il faut le dire vite!
Je connais pas mal de tire aux flanc qui ne se la sont pas foulée jusqu'à ce jour. Partager avec ceux-la ce que j'ai gagné à la suer de mon front, pas question, je préfère y mettre le feu.
Réponse de le 30/01/2018 à 17:03 :
C'est sûr que l'analphabétisme n'aide pas à avoir une situation professionnelle stable.
a écrit le 30/01/2018 à 12:19 :
L’art de deporter les crises provoquées par «  stupidité pathologique et malsaine «  sur le terrain de test l’Europe...

Reste à trouver un «  un bouc émissaire » maintenant ...

Une piste à ces tyrans : la peur & l’étranger ...

L’Europe se dirige vers l’implosion...
C’est pour ça que les instances financières dirigent tous le cash ailleurs qu’en Europe
Ils savent ce que nous ignorons.
a écrit le 30/01/2018 à 11:29 :
Pour remédier au chômage, il y a la solution du revenu universel. Il existe en france et ailleurs depuis très longtemps. Cela s'appel le fonctionnariat. Un fonctionnaire sans poste affecté, c'est le principe du revenu universel. C'est le juste milieu entre l'ultra-libéralisme qui se nourri des cadavres générées par les crises, et le communisme dictature de l'égalité et destructeur des libertés.
Réponse de le 30/01/2018 à 19:53 :
Je dois dire que vous avez une façon de présenter les choses qui portent à sourire... mais aussi à réfléchir. :-)
Réponse de le 31/01/2018 à 6:17 :
Merci Wemopachi, c'était justement le but. Un peut de cynisme pour susciter la réflexion :)
Réponse de le 31/01/2018 à 11:36 :
Quand on voit les réponses de certains agents publics ( Etat, territorial ) notamment dans le domaine de l'emploi ou social, où est la prestation fournie en l'échange d'une rémunération: " hors attribution", "je ne connais pas la loi", "j'ai pas le temps", "voyez avec ma direction", "on est pas votre maman", "hors compétence", "c'est pas mon travail", "l'ordinateur est en panne", "y'a plus de papier", " y'a personne pour s'occuper de ça".

Le présentéisme ou l'art d'être présent au travail mais à faire autre chose que de travailler
a écrit le 30/01/2018 à 11:05 :
En plus, Macron avec sa réforme chômage, va précarisé les salariés encore plus. Non seulement les entreprises vont pouvoir les virer plus facilement mais une fois à pôle emploi, ils ne pourront pas refuser plus de deux offres d'emplois. Inutile de préciser que les emplois proposés seront loin d'être bien rémunérés.
a écrit le 30/01/2018 à 10:03 :
Le titre est quelque peu trompeur mais après tout la situation de l’économie Française est pleine de contradictions.
La France est tout de même parmi les pays les plus favorisés en termes de salaires et de prestations sociales et il ne faut se fier au climat de mécontentement « quasi structurel » des Français.
Il faudrait placer les chiffres côte à côte pour savoir si à l’augmentation de la productivité correspond une augmentation des revenus ou à une détérioration des conditions de travail. Face au niveau des salaires il faut comparer les niveaux de productivité, parmi les plus élevés en France avec ceux de l’Allemagne, pour : PIB par tête - PIB par heure travaillée - PIB par actif occupé (http://stats.oecd.org/Index.aspx?DataSetCode=PDB_LV&lang=fr).

Données à interpréter, car l’ensemble dépend aussi des secteurs économiques, qui ne sont pas du ressort des employés mais des stratégies menées par les dirigeants d’entreprises et les politiques.
Pour exemple, on peut travailler 12 h par jour à creuser du charbon ou à labourer un champ et être « très peu productif », du point de vue ratio PIB, et inversement rester assis 4 h par jour devant un écran à gérer un de FCP et générer « de la richesse ».
Un raccourci économique permet de compenser le manque de productivité par plus d’heures de travail, ce qui en période de stagnation a comme conséquence d’augmenter le nombre de chômeurs.
J’ai bien peur que dans le secteur privé les variables d’ajustement ne soient les jeunes et les plus âgés et il est dommageable de sacrifier ainsi la nouvelle génération.

Voir aussi analyse et interprétations : http://piketty.blog.lemonde.fr/2017/01/05/de-la-productivite-en-france-en-allemagne-et-ailleurs/

A terme, tous les secteurs devraient être en grande partie concurrencés par la robotisation et puisque les automates peuvent produire 24/24 et 7/7 il faudra bien revoir le modèle dans son intégralité et mieux repartir charge de travail, valorisation et qualité de vie.
Réponse de le 30/01/2018 à 12:08 :
Et pourquoi ne pas taxer les robots de charges sociales, après tout, ils occupent un emploi et doivent contribuer à l'équilibre des comptes sociaux.
Réponse de le 30/01/2018 à 12:19 :
C'est en effet un paradoxe bien Français. Le coût du travail a baissé partout dans la zone euro mais pas en France, les entreprises françaises qui embauchent ont de la peine à recruter des profils avec les bonnes compétences et, enfin, les travailleurs peu qualifiés sont embourbés dans des emplois précaires ou avec un chômage de longue durée.

Il y a des dysfonctionnements importants dans la société française et c'est connue depuis des décennies... mais les remèdes ont des effets placebos pour que tout change et que rien ne change vraiment. Et, du même souffle, dans ce statu quo permanent, on voudrait que la France soit attractive aux investissements étrangers.

D'un autre côté, vous avez des pays comme les États-Unis, le Canada, la Norvège et l'Allemagne qui sont pratiquement au plein emploi et avec un taux de chômage de moins de 5%. Le taux de chômage en France stagne autour de 9,5% et le déficit commercial extérieur s’accroît depuis plus de 10 ans.

Ici, j'évite de parler de la notion de ''productivité'' qui ne veut plus dire grand chose pour personne, d'une part parce qu'elle est calculée de manière bien différente d'un pays à l'autre et que, d'autre part, ça ne donne même une petite idée de la santé économique d'un pays... la France en est la preuve.
Réponse de le 30/01/2018 à 14:39 :
schizophrénie ou tous victimes des « Iznogouds » de service ?

Il faut dire aussi que des politiques tiennent des discours tout aussi contradictoires, prônant un jour les réformes et au moindre mécontentement ou contestation, dès le lendemain, rassurent tout le monde sur leur non application. Et dire que l’on reproche aux marchés financiers leur volatilité. Tout et son contraire, on ne peut à la fois prôner l’économie de marché aux uns et le protectionnisme aux autres, sans se poser plus de questions. Comme si la macroéconomie et la microéconomie n’étaient pas corrélées.

Comme si l’économie de marché allait attendre qu’on ait élu le politique de service qui allait grâce à ses formules magiques et à d’obscurs sortilèges nous sortir de la stagnation.
Justement, avec un gouvernement de coalition on pensait être sortis du tic-tac stérile gauche – droite. mais voilà qu’il y a déjà des transferts d’attention vers l’aspect sécuritaire et autres luttes partisanes. Le pire c’est que tout cela se produit avant même d’avoir « eu mal », car les vraies réformes et les restrictions budgétaires n’ont pas encore eu lieu.

La remontée des taux d’intérêt dont parle Marc Fiorentino dans sa chronique de ce jour devrait théoriquement amener tout le monde à se concentrer sur les fondements et obliger tout le monde à aller dans le même sens.
Je pleins le gouvernement actuel qui doit à la fois mener une réduction des dépenses, une redynamisation de l’économie et le maintien d’un modèle social protecteur mais coûteux.

Ce zapping schizophrène s’arrêtera le jour ou les Français auront une éducation économique leur permettant de comprendre que les miracles n’existent pas et que parfois les politiques leurs racontent des fables. Pour pouvoir être calife à la place du calife.
Réponse de le 30/01/2018 à 15:17 :
C’est soit le syndrome Iznogoud ou celui du Concombre Masqué... néanmoins je vous suis dans votre raisonnement. Le mot schizophrénie est tout à fait approprié, et qui plus est souvent utilisé par des économistes français analysant le caractère bipolaire du dilemme de la France voulant tout et son contraire... en niant la réalité si elle ne nous convient pas.
Réponse de le 30/01/2018 à 19:46 :
Une autre question, plutôt capitale à mon avis, et dont on ne parle pas assez, concerne la capacité réelle de la BCE à répondre adéquatement et rapidement à une remontée plus rapide des taux d'intérêts de la Fed que prévue... un scénario qui apparaît de plus en plus vraisemblable.

Je pense que l'on minimise un peu trop cet aspect de l'équation de la reprise économique mondiale. En effet, comment des pays comme la France (très amochée par la crise de 2008) pourra se tirer d'affaires quand elle est encore sous perfusion de la BCE ? La France a-t-elle les moyens de faire face, de nouveau, à un environnement instable et dépressionnaire sans en subir (encore) des séquelles majeures sur son économie ?
a écrit le 30/01/2018 à 9:42 :
Pauperisation générale sauf pour les riches qui accaparent de plus en plus !
a écrit le 30/01/2018 à 9:30 :
Un emploi n'est pas une rente : le risque du salarié, c'est de perdre son emploi. C'est comme ça, et personne n'y peut rien. A moins de créer un système communiste où on est tous employés de l'état.
Ce qui est scandaleux, c'est le temps que l'on met en France à retrouver un travail quand on a été licencié.
Ce qui est scandaleux aussi, c'est toute l'intox autour de ça : le discours culpabilisateur et anxiogène sur la précarisation, la défense des droits acquis quand ils sont exorbitants, et les 35 heures, fondées sur le principe que le travail est un fromage.
De l'intox qui coûte très cher à tout le monde, finalement.
Réponse de le 30/01/2018 à 12:47 :
Vous mettez le doigt sur un problème délicat et douloureux de la mollesse de la croissance économique, de la prudence des chefs d'entreprise ainsi que du manque d'adéquation entre l'employabilité de la main d'oeuvre actuelle et les besoins en nouvelles compétences que la France aura de besoin pour participer à une économie mondialisée en pleine mutation.

Il est peut-être utile de rappeler que l'embellie actuelle est principalement dû à des facteurs exogènes et dès que le vent de la conjoncture mondiale tournera, la France (toujours en convalescence) ne sera tout simplement pas assez solide pour prendre un autre coup de froid.
a écrit le 30/01/2018 à 9:24 :
l'EUrope sociale en marche! ou plutôt l'absence d'Europe sociale . L'allemagne et ses satellites nordisues préservent leur niveau de protection en sous-traitant leur précarité aux pays périphériques!
a écrit le 30/01/2018 à 8:59 :
Merci beaucoup.

Résumons, chômage de masse, pouvoir d'achat en berne, conditions de travail qui se dégradent et inégalités en hausse et pourtant partout autour de nous nous subissons le mot "croissance".

Tout va mal mais les politiciens et les hommes d'affaires via leurs médias de masse essayent de nous faire croire l'inverse, ils tiennent leur chimère pour nous faire balader ils sont pas prêts de la lâcher.

J'allais publier la définition du mot "croissance" mais je vois qu'elle a été affinée tout au long des années et que dorénavant on prend des gants, on ne parle plus de prospérité et d'épanouissement "Certaines conséquences de la croissance économique comme la pollution et les atteintes à l'environnement, l'accentuation des inégalités sociales ou l'épuisement des ressources (voir pic pétrolier notamment) sont souvent considérées comme des effets pervers qui obligent à distinguer croissance et progrès". https://fr.wikipedia.org/wiki/Croissance_%C3%A9conomique
Réponse de le 30/01/2018 à 10:39 :
29 millions de personnes dans la population active et 2.8 millions de chomeurs, cela ne représe,te pas vraiment du chômage de masse.
De plus le salaire moyen en 1995 était de moins de 20.000€/an et il est de plus de 26.000€/an aujourd'hui.
La réalité c'est que les impots ont augmentés mais également les sollicitations technologiques et autres abonnements de toute sorte épuisant les budgets de la classe moyenne.
La population française reste une de splus aisée de la planète mais vivre en France est chère comparativeme,nt aux salaires. Par exemple en Allemagne qui est plus riche que la France, la nourriture coute en moyenne 20% moins chères mais c'est compensé par l'électricité qui coute plus chère. Cela dit il est plus important de manger donc il faut revoir les priorités en France.
Le fait que les services publiques disparaissent en France nous appauvrit également.
Réponse de le 30/01/2018 à 11:06 :
"29 millions de personnes dans la population active et 2.8 millions de chomeurs, cela ne représe,te pas vraiment du chômage de masse."

"Vrais chiffres chômage Aout 2017, 38800 chômeurs de plus malgré 314700 radiations ce mois" https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/vrais-chiffres-chomage-aout-2017-197145

Prendre les instruments de mesures des responsables politiques et privés est plus que maladroit à l'ère d'internet.

"De plus le salaire moyen en 1995 était de moins de 20.000€/an et il est de plus de 26.000€/an aujourd'hui."

LE salaire moyen ne veut rien dire, une personne qui gagne 100000 euros par mois et va passer à un million d'euros par mois va faire augmenter le salaire moyen sans que les autres salaires n’augmentent.

"La réalité c'est que les impots ont augmentés mais également les sollicitations technologiques et autres abonnements de toute sorte épuisant les budgets de la classe moyenne."

Les impôts et taxes ont en effet augmenté sous sarkozy, sous hollande et sous macron, tout ces gens qui s'affirment libéraux sont vraiment très loin du compte, non seulement ils subventionnes les multinationales privés mais en plus ils accablent le citoyen de prélèvements obligatoires.

"La population française reste une de splus aisée de la planète mais vivre en France est chère comparativeme,nt aux salaires"

Ah eb nvoilà, vous venez me contredire et finalement vous pensez pareil !

"Par exemple en Allemagne qui est plus riche que la France, la nourriture coute en moyenne 20% moins chères mais c'est compensé par l'électricité qui coute plus chère. Cela dit il est plus important de manger donc il faut revoir les priorités en France."

Alors là devoir choisir entre le chauffage et la nourriture est vraiment un signe de bonne santé économique ! :D

"Le fait que les services publiques disparaissent en France nous appauvrit également. "

Ben oui aussi.

Bon au final vous venez vous opposer à moi pourquoi ? Les pouvoir d'achat des ménages baisse, nous sommes d'accord, merci.
Réponse de le 30/01/2018 à 11:06 :
"29 millions de personnes dans la population active et 2.8 millions de chomeurs, cela ne représe,te pas vraiment du chômage de masse."

"Vrais chiffres chômage Aout 2017, 38800 chômeurs de plus malgré 314700 radiations ce mois" https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/vrais-chiffres-chomage-aout-2017-197145

Prendre les instruments de mesures des responsables politiques et privés est plus que maladroit à l'ère d'internet.

"De plus le salaire moyen en 1995 était de moins de 20.000€/an et il est de plus de 26.000€/an aujourd'hui."

LE salaire moyen ne veut rien dire, une personne qui gagne 100000 euros par mois et va passer à un million d'euros par mois va faire augmenter le salaire moyen sans que les autres salaires n’augmentent.

"La réalité c'est que les impots ont augmentés mais également les sollicitations technologiques et autres abonnements de toute sorte épuisant les budgets de la classe moyenne."

Les impôts et taxes ont en effet augmenté sous sarkozy, sous hollande et sous macron, tout ces gens qui s'affirment libéraux sont vraiment très loin du compte, non seulement ils subventionnes les multinationales privés mais en plus ils accablent le citoyen de prélèvements obligatoires.

"La population française reste une de splus aisée de la planète mais vivre en France est chère comparativeme,nt aux salaires"

Ah eb nvoilà, vous venez me contredire et finalement vous pensez pareil !

"Par exemple en Allemagne qui est plus riche que la France, la nourriture coute en moyenne 20% moins chères mais c'est compensé par l'électricité qui coute plus chère. Cela dit il est plus important de manger donc il faut revoir les priorités en France."

Alors là devoir choisir entre le chauffage et la nourriture est vraiment un signe de bonne santé économique ! :D

"Le fait que les services publiques disparaissent en France nous appauvrit également. "

Ben oui aussi.

Bon au final vous venez vous opposer à moi pourquoi ? Les pouvoir d'achat des ménages baisse, nous sommes d'accord, merci.
Réponse de le 30/01/2018 à 11:06 :
"29 millions de personnes dans la population active et 2.8 millions de chomeurs, cela ne représe,te pas vraiment du chômage de masse."

"Vrais chiffres chômage Aout 2017, 38800 chômeurs de plus malgré 314700 radiations ce mois" https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/vrais-chiffres-chomage-aout-2017-197145

Prendre les instruments de mesures des responsables politiques et privés est plus que maladroit à l'ère d'internet.

"De plus le salaire moyen en 1995 était de moins de 20.000€/an et il est de plus de 26.000€/an aujourd'hui."

LE salaire moyen ne veut rien dire, une personne qui gagne 100000 euros par mois et va passer à un million d'euros par mois va faire augmenter le salaire moyen sans que les autres salaires n’augmentent.

"La réalité c'est que les impots ont augmentés mais également les sollicitations technologiques et autres abonnements de toute sorte épuisant les budgets de la classe moyenne."

Les impôts et taxes ont en effet augmenté sous sarkozy, sous hollande et sous macron, tout ces gens qui s'affirment libéraux sont vraiment très loin du compte, non seulement ils subventionnes les multinationales privés mais en plus ils accablent le citoyen de prélèvements obligatoires.

"La population française reste une de splus aisée de la planète mais vivre en France est chère comparativeme,nt aux salaires"

Ah eb nvoilà, vous venez me contredire et finalement vous pensez pareil !

"Par exemple en Allemagne qui est plus riche que la France, la nourriture coute en moyenne 20% moins chères mais c'est compensé par l'électricité qui coute plus chère. Cela dit il est plus important de manger donc il faut revoir les priorités en France."

Alors là devoir choisir entre le chauffage et la nourriture est vraiment un signe de bonne santé économique ! :D

"Le fait que les services publiques disparaissent en France nous appauvrit également. "

Ben oui aussi.

Bon au final vous venez vous opposer à moi pourquoi ? Les pouvoir d'achat des ménages baisse, nous sommes d'accord, merci.
a écrit le 30/01/2018 à 8:43 :
La situation montre que la vulnérabilité des salariés entraîne aussi la vulnérabilité de leur entreprise. La perte de compétence est la principale source de perte de compétitivité. Mais cela arrange les spéculateurs qui peuvent récupérer les parts de marché libérées. Les réformes visent à cannibaliser les plus petits au profit des gros. On dit que la France n'est pas assez compétitive, alors que d'autres pays beaucoup plus cher comme les pays-bas ou la suisse s'en sortent très bien, car ils produisent de la qualité. Il y aura toujours un marché pour des produits de qualité, et la France devrait miser sur cette image qui lui colle encore à la peau, mais peut-être pour pas longtemps...
Réponse de le 30/01/2018 à 11:15 :
Je suis pas d’accord avec vous et surtout avec votre conclusion. Une montée en gamme des produits et des services Français est absolument capitale pour concurrencer ses rivaux commerciaux qui ont un coût du travail bien inférieur. Par contre, je crois plutôt que la France est encore surtout reconnue pour les produits de luxe... mais là encore, de nombreux rivaux font leur apparition.
Réponse de le 30/01/2018 à 11:19 :
On devait lire.... Je suis pas mal d’accord avec vous....

Désolé pour la coquille!
Réponse de le 31/01/2018 à 6:20 :
NP, j'avais compris l'idée. Il n'y a pas de luxe sans haute qualité. C'est le principe du haut-de-gamme...

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