En Grèce, la débrouille s'organise pour résister au blocage de l'économie
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La situation grecque donne lieu à des situations inédites, pour ne pas dire cocasses. Ainsi, un touriste bulgare en vacances à Thessalonique, la deuxième ville du pays, relate dans le journal en ligne EUobserver une anecdote, qui pourrait devenir récurrente pendant la saison touristique :
Dimitris Hadalis, le président d'un groupe d'hôtels de la péninsule de la Chalcidique, a de son côté assuré au Financial Times qu'il avait l'intention de généraliser cette pratique :
"Nous acceptons le lev bulgare - la confédération touristique de Grèce et l'association des hôtels grecs a requis que nous devions faire quelque chose pour encourager les touristes", rapporte le journal financier.
Il faut noter que la monnaie bulgare est rattachée à l'euro depuis le 1er janvier 1999, et se révèle plutôt attractive, avec 1 euro pour 1,95 lev. En 2012, Sofia avait annoncé que le pays renoncait à abandonner sa monnaie nationale pour l'euro en raison du contexte.
Pour sauver la saison touristique, les professionnels du tourisme qui redoutent un impact négatif de la crise sur la saison, se montrent plus flexibles. Le Financial Times raconte que certaines entreprises grecques se sont déjà résignées à utiliser la livre turque.
Il y a quelques jours, le Premier ministre turc de l'AKP, Ahmet Davutoglu, avait proposé que la Turquie offre son aide financière à son voisin grec. Une proposition à laquelle Athènes n'a toujours pas donné de réponse. En attendant, les professionnels ont pris les choses en main pour éviter la paralysie totale de l'économie, et en particulier une contraction de la fréquentation touristique.
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Depuis le 28 juin, les retraits dans les distributeurs en Grèce sont plafonnés à 60 euros par jour et par personne. Officiellement, les touristes ne sont pas concernés puisque seules les cartes de crédit émises par des établissements bancaires helléniques sont visés par ces mesures. Pourtant, des pénuries dans des distributeurs du pays ont déjà été rapportées, et la plupart des hôtels ou restaurants refusent les paiements par carte. De plus, le gouvernement a annoncé cette semaine que la limitation de retraits était prolongée jusqu'au 13 juillet inclus.
Les restrictions bancaires ne sont pas la seule cause de la paralysie de l'économie grecque. En effet, le contrôle des capitaux instauré depuis pratiquement deux semaines s'applique aussi à quelques services étrangers de paiement en ligne. Dès le lundi 29 juin, Apple a rendu inaccessible ses services iTunes, iCloud, et Apple Music.
Peu après, Amazon et Paypal sont devenus indisponibles aux internautes grecs.
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Pour faire face à ces blocages de paiement, de nombreux Grecs se sont rabattus sur la monnaie numérique, le bitcoin, comme le rapporte Le Temps.
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