Grèce : la guerre des deux troïkas

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La troïka reviendra dans les prochains jours à Athènes. Un retour ?
La troïka reviendra dans les prochains jours à Athènes. Un retour ? (Crédits : Reuters)
BCE, Commission et FMI vont revenir à Athènes. Mais derrière ce "retour de la troïka" se cache une réalité plus complexe.

La « troïka » serait donc de retour. C'est du moins ce que l'on peut lire un peu partout après l'annonce de l'ouverture de discussions « au niveau technique » entre la Grèce et les « institutions » qui composent cette troïka. Les premières discussions devraient avoir lieu à Bruxelles, puis à Athènes. Ce serait donc la renaissance de cette « commission branlante » pour reprendre le terme de Yanis Varoufakis, le ministre hellénique des Finances, et dont la mort avait été annoncée dès le soir des élections par Alexis Tsipras.

Une nouvelle troïka

Mais, à y regarder de plus près, la situation est plus complexe. En réalité, il s'agit là de la conséquence normale de l'accord passé entre la Grèce et la zone euro lors de la réunion de l'Eurogroupe du 20 février dernier. Cet accord prévoyait la mise en place d'un programme de réformes à l'initiative de la Grèce et qui devait être finalisé d'ici à la mi-avril mais aussi l'établissement de nouveaux objectifs d'excédents primaires (hors service de la dette) « en conformité avec la situation économique. » Ces discussions techniques visent donc à mettre en place ce programme et à définir ces nouveaux objectifs. A priori, ces deux éléments sont plutôt favorables à la logique du gouvernement hellénique puisque la base de discussion devrait être le plan de réforme proposé par Athènes et que les précédents objectifs d'excédents primaires (3 % du PIB en 2015, 4,5 % du PIB en 2016) pourraient être revus à la baisse. Il n'y a pas là de « Waterloo » du gouvernement Tsipras, comme on essaie de nous le faire croire.

En réalité, il y a troïka et troïka. Si la troïka est uniquement la réunion des créanciers de la Grèce, il est évident que cette réalité n'a jamais disparu. Lorsque, le 25 janvier, Alexis Tsipras a proclamé la « mort de la troïka », il n'a pas, pour autant, annoncé le défaut de paiement de la Grèce. Le pays restait donc face à ses créanciers, donc face aux pays de la zone euro et au FMI. Ce qu'Alexis Tsipras a voulu faire disparaître, c'est bien plutôt la logique du mémorandum de 2012 : une commission de créanciers venant dicter des politiques économiques et budgétaires au gouvernement grec. Or, qu'on le veuille ou non, cette logique a bel et bien disparu. Athènes négocie avec ses créanciers, ce qui est logique, mais, pour le moment, elle refuse de se faire dicter sa politique de réformes. Les discussions avec la troïka ne seront donc pas de la même nature que celles menées précédemment. Il n'y a pas de simple retour à la réalité de l'avant 25 janvier. Et c'est précisément là que le bât blesse pour les Européens.

L'objectif de l'Eurogroupe : faire renaître la troïka ancienne version

Ces derniers n'ont en effet pas abandonné l'idée de faire survivre la troïka ancienne formule. On le sait, le ministre allemand des Finances, et beaucoup dans son sillage, souhaitaient avant le 20 février la poursuite du « programme » de 2012. L'accord du 20 février était suffisamment flou pour leur laisser un espoir : les « institutions » doivent juger les réformes grecques dans le cadre des « accords actuels. » Or, depuis cette date, les Européens s'échinent à faire revivre la logique du mémorandum en voulant imposer les réformes promues par la troïka ancienne formule, celle de 2012, notamment dans le domaine du marché du travail ou des retraites. D'où cette volonté marquée lundi 9 mars de Wolfgang Schäuble de prononcer plusieurs fois le mot « troïka. » D'où aussi cette formule assez étonnante du président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem le 9 mars : « on a perdu deux semaines. » Pourtant, au cours de ces deux semaines, la Grèce a proposé une liste de réformes qu'elle a précisée entretemps. Aucun temps n'a réellement été perdu, mais, du point de vue de Jeroen Dijsselbloem, tout ce qui ne débouche pas sur une reprise des « réformes » prévues par la troïka version 2012 est une perte de temps.

Au-delà de la troïka, quelles réformes ?

Le vrai problème n'est donc pas de savoir si la Grèce va discuter ou non avec ses créanciers et si elle va ou non le faire à Bruxelles ou à Athènes. Le vrai problème est de savoir sur quelles bases vont se réaliser les discussions. Si les « institutions » imposent la logique qui a présidé aux destinées de la Grèce avant le 25 janvier, autrement dit si elles imposent leurs « réformes » et la poursuite de l'austérité par la mise en place de nouvelles coupes dans les dépenses, alors le gouvernement grec aura perdu définitivement la partie et, dans ce cas, la troïka ancienne version sera toujours bel et bien vivante. Si, en revanche, la discussion part des propositions grecques qui insistent particulièrement sur la justice sociale et le rééquilibrage de l'effort, alors la troïka aura clairement changé de visage.

La pression financière

Très clairement, la situation financière de la Grèce joue en faveur des Européens. Lundi, Jeroen Dijsselbloem a prévenu qu'il n'y aurait pas de versement de fonds sans une approbation des « réformes » et une mise en place de celles-ci. Or, on le sait, Athènes est à court d'argent. Certaines rumeurs estiment que le pays n'a que trois semaines de liquidités devant lui. Pris à la gorge, le gouvernement Tsipras pourrait être tenté de tout céder et de faire revivre l'ancienne troïka. C'est le calcul que font ceux qui veulent effacer l'expérience à leurs yeux désagréables du 25 janvier. Mais le nouveau premier ministre peut-il se permettre de devenir comme ses prédécesseurs le simple commissionnaire des créanciers du pays en renonçant à tout son programme ? Pour trancher la question, l'hypothèse exprimée par Yanis Varoufakis dimanche d'un référendum ou d'élections anticipées paraît la plus évidente. Elle permettrait de clarifier le mandat du gouvernement et de comprendre ce que le peuple grec est prêt ou non à accepter.

Campagne de communication

Voici pourquoi, malgré tout, rien n'est joué. L'hypothèse d'un nouveau processus démocratique ne peut qu'effrayer des créanciers qui, depuis un mois et demi, s'efforcent de minimiser les conséquences des élections du 25 janvier. De même, nul n'a réellement intérêt à voir la Grèce faire défaut malgré l'accord du 20 février. Il est donc vraisemblable que la « nouvelle » troïka se montre plus coopérative et moins maximaliste que l'ancienne. Bruxelles a tout intérêt à éviter la rupture. Son jeu est donc, en réalité, plus délicat qu'il n'y paraît. Il s'agit de gagner le plus de terrain possible en profitant de la mauvaise position financière du pays, sans aller néanmoins trop loin. D'où cette volonté, au moins, de l'emporter sur le terrain de la communication en laissant l'impression dans les opinions publiques que le vote Syriza a été vain. D'où cette campagne de communication majeure à coup de mots comme la « troïka » et de mise en scène de concessions d'Athènes. Mais en réalité, il est trop tôt pour déterminer qui a ou n'a pas gagné dans cette affaire. Le seul critère devra être la poursuite ou non des mesures d'austérité. Sur ce point, tout semble encore ouvert.

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a écrit le 11/03/2015 à 19:04 :
Mais qu'à fait la Grèce de 1980 (entrée dans l'Union) à 2008 date de la crise, sinon s'endetter à tour de bras, s'imaginant parce qu' entrée dans la cour des "grands", elle pouvait se mettre de vivre (à crédit) très largement au dessus de ses moyens. Là, quelqu'un traite la France et l'Allemagne d'exploiteurs, d'affameurs éhontés, presque de génocidaires parce qu'ils touchent intérêt modéré sur les 40 et 50 milliards prêtés respectivement! Alors que plus de 100 milliards de dettes ont déjà été été effacées pour l'aider. Mais qui a forcé les Grecs pendant 28 ans à s'imaginer que devenu membres de l'Union,(on sait comment), ils pouvaient sans risque emprunter à tour de bras? Leçon à retenir au plan individuel: si vous voulez éviter les mauvaises surprises, ne passez jamais votre carte de crédit à vos ados.
a écrit le 11/03/2015 à 14:05 :
Merci Mr Romaric pour vos articles sur la Grèce de très bonne facture.
a écrit le 11/03/2015 à 10:38 :
Parler de la Grèce, de la France ou d'un autre pays c'est perdre son temps à des analyses subjectives. La véritable question est : l'euro est-il viable ? La réponse est NON.
Une monnaie unique fonctionne si et seulement si sept conditions sont réunies : 1/ Un gouvernement central fort avec des politiques budgétaires saines 2/ Des taux d'inflation proches 3/ Intégration des zones économiques participantes 4/ Diversité des économies participantes 5/ Priorité donnée à la croissance 6/ Flexibilité des marches des biens et des capitaux 7/ Flexibilité du marché du travail. Tous ces critères doivent être respectés. Le dollar américain fonctionne de cette manière en dépit des fortes disparités économiques entre les états de l'union. Donc arrêtez de parler de la Grèce et parlons de l'euro!!! Quand les grecs partiront nous aurons toujours le même problème.
a écrit le 11/03/2015 à 9:26 :
Il ne faut pas se leurer: suite aux retraits massifs d argent de leurs comptes (1 milliard en Janvier !!) la Grèce est pratiquement en faillite.Hier le vice président Grec supplait ses compatriotes de rapatrier tout de suite leurs euros transférés a l´etranger.
Le pays est en cessation de paiment: les fournisseurs ne sont plus payés. il n y a plus de remboursement de TVA. La situation est dramatique !
Hier Varoufakis signe un protocole comme quoi la Troika (= les Insitutions) vont revenir a Athène faire le bilan et une heute après il dément dans un interview ce qu il vient juste de signer. Personne ne le prend plus au serieux !! En tout cas, cest tres mal barré pour nos amis Hellènes !.
a écrit le 11/03/2015 à 8:38 :
Ceux qui sont présentés comme des protagonistes sont en réalité des alliés:ils défendent l'euro.
Or l'euro est une monnaie tellement mal conçue qu'elle est impraticable.
C'est pourquoi les deux protagonistes-alliés vont perdre à ce jeu.
La faillite de l'euro ouvrira l'opportunité pour l'U-E de s'émanciper de ses concepteurs outre-atlantiques.
Pour l'Allemagne l'opportunité sera de sortir de son état de colonie U-S.
La médiocrité de certains Allemands ne garantit pas cette heureuse échappatoire.
A propos, la tragédie en Ukraine impactera ce drame social de l'U-E.
Une évolution radicale est à prévoir dans la mesure où l'oligarchie bancaire à l'origine du projet de l'U-E nécrosée tient à garder ses prérogatives.
Pour qui sait flairer l'avenir, le substantif radical semble même un peu timide car un bouleversement des équilibres mondiaux en résultera...
a écrit le 10/03/2015 à 21:45 :
Il s'agit bien d'une campagne de communication et d'intoxication du peuple. Le redressement d'un pays en faillite ne peut se faire sans la baisse des salaires des fonctionnaires. Seule l'initiative privée au niveau le plus bas du peuple crée de la valeur et peut sortir le pays de l'ornière. C'est ce qui est en train de se produire. Mais cette économie privée n'a aucunement le désir de se voir spoliée par ll'Etat prédateur ni aucune troika.
a écrit le 10/03/2015 à 20:01 :
J'aime bien l'expression "rééquilibrage de l'effort" sachant que les Grecs sont faignants comme des couleuvres, c'est sans doute l'effort pour soulever le café et la cigarette :-)
Réponse de le 11/03/2015 à 10:13 :
Le xénophobe délègue à l'autre le dégout qu'il a de lui même
a écrit le 10/03/2015 à 17:57 :
Article intéressant qui présente les détails passés sous silence par les médias de grande diffusion. Merci M Godin
a écrit le 10/03/2015 à 17:00 :
C’est la première fois qu’un dirigeant d’une des trois composantes de la Troïka, formée par le FMI, la Commission et la BCE, le dit face caméra. « L’argent a été donné pour sauver les banques françaises et allemandes, pas la Grèce », a déclaré Paulo Batista, l’un des 19 élus parmi les 24 membres du conseil d’administration du Fonds monétaire international.

Conclusion : l'aide à la Grèce - mais on le sait deuis longtemps - n'a pour but que de truander ce pays au profit d'un duo d'états-voyous qui vivent en parasites, de leurs populations fainéantes et corrompues et de leurs banques véreuses. Que français et allemands remboursent les sommes faramineuses qu'ls doivent aux Grecs !

Du fait de ses fonctions, la parole de Batista est plus libre que celle des membres du Conseil des gouverneurs qui, eux, représentent les gouvernements et les banques centrales. Mais les critiques pour le moins rudes de Paulo Batista tranchent avec le langage d’ordinaire très policé qui règne au sein de l’institution.

Dans cette interview donnée à Alpha TV, une chaîne privée grecque, le Brésilien dénonce les choix imposés à la Grèce par la Commission et la Banque centrale européenne. Il n’épargne pas non plus sa patronne, accusant Christine Lagarde de préserver avant tout les intérêts de l’Union européenne plutôt que celui des Grecs.

Le FMI a cependant évolué. Grâce notamment aux travaux menés par Olivier Blanchard son chef économiste, elle n’est plus le temple des positions ordolibérales, désormais défendues par la BCE et la Commission. Cela n’a d’ailleurs pas échappé à Paulo Batista.

Il invite ainsi la Grèce à venir négocier avec un FMI, plus conciliant, la restructuration de sa dette. Un FMI qui, dit-il, « tout comme les partenaires européens, ne doit pas faire comme si les élections grecques n’avaient pas eu lieu ». Ils enfoncent même le clou en expliquant que les promesses passées n’engagent pas le gouvernement Tsipras.
Réponse de le 10/03/2015 à 17:54 :
Quand on demande à un débiteur de régler ses dettes on favorise évidemment ses créditeurs, dans ce cas, l'ensemble des banques centrales, car les banques privées ont déjà subit un "haircut", une réduction de leurs créances. Les "sommes faramineuses" à rembourser sont les sommes que la Grèce a emprunté, c'est elle qui décidé d'emprunter de façon faramineuse.

On ne favorise pas uniquement deux pays mais l'ensemble des pays qui contribuent aux prêts accordés. C'est plus simple de citer uniquement, comme M Batista, deux d'entr'eux, mais faux. D'autant que les banques privées allemandes et françaises ne sont pas dans un tel état de fragilité qu'il faille les "sauver".

Après on peut ne pas être d'accord et vouloir favoriser plutôt le débiteur en restructurant sa dette, c'est à dire en la diminuant une deuxième fois. Pourquoi pas si les créditeurs sont d'accord et en ont les moyens.

Mais il semble que ce ne soit pas le cas pour la majorité d'entre eux. en particulier ceux dont le salaire minimum et les montants de retraites sont proportionnellement inférieurs à ceux des grecs.
Le rôle de le troïka est d'être le porte parole des institutions qui la composent et qui défendent (mal ?) les intérêts de leurs contributeurs financiers, car c'est bien d’argent qu'il s'agit au bout du compte, et dès qu'on présente la note aux contribuables, en général, violemment, ils ne sont pas d'accord pour payer.
Réponse de le 10/03/2015 à 20:01 :
@AIde à la Grèce... ou plutôt à la france ?
Monsieur Paulo Batista est le representant du Brezil au FMI et bien teinte de rouge vif. Il est marginal a ce conseil du FMI et exprime non pas des verites, mais des opinions politiques comme tout bon revolutionnaire.
Son avis ne compte pas et ce qu´il dit est conditionne par le but qu´il recherche. Dans le cas de la Grece, les 110 milliards des banques privees que l´Etat grec a confisque avec la benediction de la troika ont du etre supportes par les actionnaires de ces banques. par la suite, ce que la troika a prete a la Grece a ete englouti dans le tnneau des danaides des gouvernements d´Athenes pour faire subsister la populace.
Il serait bon que vous cessiez d´ecrire des sornettes.
Les grecs ne sont pas des europeens, ils n´en ont pas les caracteres, Ce sont plutot des arabes d´Asie Mineure. Qu´ils quitte l´UE. Ce sera mieux pour eux et pour nous. On rester copain, on fera meme du business, mais pas d´assistanat permanent.
a écrit le 10/03/2015 à 13:06 :
Moi j'aime bien les articles de M. Godin.

Je trouve que l'analyse est profonde, même s'il se fait souvent l'avocat de la veuve et de l'orphelin face aux méchants créanciers
a écrit le 10/03/2015 à 12:46 :
je me marre avec les deux troikas ca me fait penser au sidecar ha ha. Je me merrerai moins quand nos amis Casques pointus se décident de quitter la zonr euro Ca alors je perdrai tout mes économies sur mon livret A Oh quel malheur n'est il pas?
a écrit le 10/03/2015 à 12:43 :
François ASSELINEAU président de l'UPR : "Une sortie de la Grèce de l’euro pourrait entraîner des conséquences en cascade dans toute l’UE, non seulement dans les domaines monétaire et financier mais aussi politique et juridique.

Mais 4 points de l' analyse de l'économiste américain Nouriel Roubini sont spécialement intéressants à relever :

1°)- il explique que les mesures correctrices envisagées actuellement ne peuvent en aucun cas sauver la Grèce : la rigueur entraîne la récession et ne permet pas d’améliorer la compétitivité, ce qui rend insurmontable le remboursement de la dette.

2°)- il cite nommément l’Argentine et l’Islande comme modèles dont on peut s’inspirer, et il évoque aussi « bon nombre de marchés émergents »

3°)- il souligne que, certes, « la dette étrangère en euro du gouvernement de la Grèce, des banques et des sociétés augmenterait en flèche. » Mais il réfute cet argument des européistes dans des termes exactement comparables à ceux que j’ai déjà développés moi-même plusieurs fois lorsque j’ai été interrogé dessus

À savoir que « ces problèmes ne sont pas insurmontables. L’Argentine s’en est sortie en 2001, quand elle a converti en pesos ses dettes exprimées en dollar. Les États-Unis ont fait quelque chose du genre en 1933, par une dépréciation du dollar de 69 % et l’abandon de l’étalon-or. Une « drachmatisation » du même ordre des dettes euro pourrait bien être nécessaire et inévitable. »

En d’autres termes, cette fameuse objection de la dette croissante convertie en euros n’a de sens que si l’État souverain l’accepte. Si l’État souverain décide au contraire d’imposer souverainement aux créanciers un changement de la monnaie de remboursement, ce problème disparaît. C’est tout simplement l’affaire d’un rapport de force et les exemples historiques invoqués par l’un des plus grands
économistes de la planète sont là pour illustrer que tout est toujours possible pour un peuple qui a décidé de prendre en main ses destinées.

4°)- enfin, Nouriel Roubini avoue que « les pertes en capital des institutions financières du cœur de la zone euro demeurent le problème le plus important. »

C’est bien l’aveu que la sortie de l’euro pose bien plus de problèmes aux banques qu’aux peuples….

On s’en doutait, n’est-ce pas ?".
Réponse de le 10/03/2015 à 14:07 :
Vous avez écrit que votre "gourou" citait l'Argentine en modèle mais votre gourou est un imposteur car l'Argentine va de mal en pis. Allez un peu de sérieux. Marchés émergents encore une rigolade car nombreux ont une monnaie alignée sur le dollar. Allez un peu de sérieux votre gourou est comme M. Attali et Minc qui donnent des leçons économiques comme essayistes!!!! mais qui des mois après nous expliquent pourquoi il y a erreurs sur leur tribulations.
Réponse de le 10/03/2015 à 16:06 :
@samarinda Asselineau dans cet article cite l'analyse de Roubini -pas un mince d'oreilles- et la rejoint pour partie significative. Si vous vous intéressez un tant soir peu au sujet, vous conviendrez que les US sont à la manoeuvre dans l' actuelle tentative de déstabilisation de l'Argentine, à défaut vous trouverez sur le ne et si vous en avez l'appétit, les liens en attestant.. L'Islande est tirée d'affaire, c'est déjà vérifié, ayant fait le choix d'envoyer "péter"les banquiers pour privilégier son peuple.. mais ça, on ne vous le dit pas, vous non plus d'ailleurs ne le relevez pas, curieux manque ou..méconnaissance du sujet, pour le moins étonnant, non ? Sur ce sujet donc Asselineau rejoint Roubini et met dans le mille comme tjrs. A défaut de souscrire à ce que vous écrivez, je range Minc et Attali au service connivent du système, ne produisant rien de bien significatif, ni d'important, qui tranche à l'inverse d'un Asselineau qui pense et démonte à les ressorts dudit système.
Réponse de le 10/03/2015 à 17:19 :
Vous parlez de sérieux ? Balayez devant votre porte ! L'Argentine est dans cette situation financière à cause des USA et des institutions internationales qui, ô hasard, sont à la botte des USA, FMI en tête. Heureusement que vous êtes renommée pour être une économiste de talent et une vraie visionnaire dans le domaine de la finance internationale. Vous devez donner de fameuses conférences au Café du Commerce ! Bravo !
Réponse de le 10/03/2015 à 19:06 :
Ah si les US n'existaient pas il faudrait les inventer.. L’ Argentine à cause des US mais la première dette n'est pas une cause américaine. Nous pouvons mettre en // la France est ce la faute des US à ce jour si notre pays est mal en point? non mais demain nous trouverons une excuse pour faire valoir que les US poussent la France dans le gouffre. Il y a un côté extraordinaire tout le monde critique les US, qui j’en conviens ne sont pas une oie blanche et même dans certains cas passible du tribunal international comme le déclenchement de la guerre en Irak et toutes les conséquences humaines en premier lieu pour les irakiens et pour le terrorisme international, mais sur le plan économique tout le monde regarde vers ce pays. Nous négocions aujourd’hui le libre échange UE/US, le traité sera t-il équilibré j’en doute et là encore les US seront accusées de tous les maux mais la faute à qui aux US ou aux négociateurs de l’Union?. Enfin si les US sont sur toutes les scènes est ce par leur puissance ou par la faiblesse des autres pays dont l’Union. Lorsque vous parcourez le monde pour les affaires vous verrez que certains pays ne s’en laissent pas conter par les US. Les US avec Mme Thatcher ont imposer des règles financières qui a dit non qui a dit je refuse???? Dans le cas de la Grèce ce pays n’était pas dans les clous pour rentrer dans la zone Euro tous les zozos politiques de l’Union ont dit amen, Goldman Sachs banques US a magouillé avec les grecs pour rentrer dans l’Euro qui aujourd’hui porte plainte contre cette banque? la Grèce NON l’Union et les zozos politiques NON et la Grèce continue à payer des intérêts à cette banque la faute des US peut-être mais le refus de pénaliser cette banque est bien la faute de la Grèce et des Européens. Autre sujet plus politique avec un aspect financier l’Union est le premier bailleur de la Palestine lors des négociations nous avons droit à un strapontin et les US un fauteuil de la part des palestiniens. Enfin pour ce qui est de l’Islande des citoyens Hollandais mais également anglais et autres et non que des banques y ont laissé des économies. Qui a été le premier a obligé la Suisse à ouvrir les comptes cachés!!! contre pénalités la petite Union non les Us qui en profite aujourd’hui l’Union. Les pénalités sur une base de réglementation US mondiales infligées à BNP ou à Deutsch bank ont elles été contestées par l’Union NON. Ne parlons pas des affaires de la NSA la encore un genou flexion des européens. Même dans les conflits les pays de l’Union et en premier la France doivent demander l’aide US soit en matériel soit en informations et que dire de tous les pays de l’Union qui achètent US dont certains et plus particulièrement à l’est sont fascines par l’Amérique du nord . Les exemples qui montrent que la faiblesse des pays et en particulier la couardise de l’Union est la force des US qui ne fait que profiter de cette couardise.
Réponse de le 10/03/2015 à 20:45 :
@samarinda Magnifique hors sujet même pas digressif, totalement hors sujet !!
a écrit le 10/03/2015 à 12:15 :
le seul truc qui compte c'est comment il vont faire rentrer d'urgence de l'argent dans les caisses, et comment ils vont arreter de depenser l'argent qu'ils n'ont pas
le reste c'est de la foutaise
( et le raisonnement est egalement vrai pour la france sur le deuxieme point, le premier etant a remplacer par ' comment ils vont faire pour donner aux gens envie de creer de la richesse'...)
Réponse de le 10/03/2015 à 17:06 :
Ils vont arrêter de dépenser de l'argent qu'ils n'ont pas, dites-vous, toujours éclairé... par les lumignons du Café du Commerce. Si la Grèce et les Grecs n'ont pas d'argent, c'est parce que français et allemands les truandent. Point barre. Que les français et les allemands remboursent à la Grèce les énormes sommes que ces deux états-voyous, en bons parasites, leur doivent. Et pas l'inverse. Bon apéro au comptoir du café du Commerce que vous semblez fréquenter assidument. Mais, en courageux français, ne seriez-vous pas plutôt en train de bosser ? A voir le nombre (et certes pas l'intérêt) de vos com', on voit tout de suite à quoi les français passent leur temps au boulot. pas étonnant que la france ait une dette sept fois supérieure à celle de la Grèce et que les français soient contraints de vivre aux crochets des courageux Grecs !
Réponse de le 10/03/2015 à 20:08 :
@réponse à churchill: 1) si on a bien compris, on a obligé les Grecs à accepter 320 milliards et 2) je ne connais pas Churchill, mais présumer qu'il commente au lieu de bosser est un peu limite, car d'abord on ne sait pas s'il n'est pas chez lui, à la retraite ou chargé de recherches sur le net. 3) je connais bien les Grecs et n'ait jamais vu de gens aussi paresseux. Jefferson ne disait-il pas que l'on a jamais que le gouvernement qu'on mérite :-)
Réponse de le 11/03/2015 à 9:08 :
Bravo Churchill, vous au moins vous avez du bon sens et les pieds sur terre. Beaucoup ici font de l'anti américanisme primaire, refusent une politique vertueuse (pour nos enfants) d'équilibre budgétaire et inversent causes et effets.
Réponse de le 11/03/2015 à 9:25 :
@Henri: je ne vois jamais d'anti qui que ce soit. Des fois, on me traite de pro et d'autre fois de contre à propos du même pays. Je pense et j'espère que les gens émettent leur propre opinion et on ne peut pas être d'accord avec tout :-)
a écrit le 10/03/2015 à 12:15 :
La réaction de Kazbo est tellement démonstrative du nombrilisme Européen que ça en est déprimant. La France n'a pas payé pour les Grecs, ni l'Europe d'ailleurs qui ne fait que prêter de l'argent imaginaire en attendant que les Grecs les remboursent en se prenant un bonne petite commission au passage... Il y a de nombreux autres facteurs de l'aggravation de la Dette Grecque dû aux Européens. Oui, la Grèce a de grandes responsabilités dans cette dette, mais remettre tout ça sur le dos seul des Grecs, c'est juste fermer les yeux sur la quantité de pognon que se sont fait les Européens sur leur dos.

Le pire dans le message de Kazbo, c'est de croire que la seule solution de la Grèce est de rembourser la dette. FAUX ! La Grèce, pour son honneur, peut très bien se mettre en défaut de paiement et quitter l'Euro voire l'Europe. Je peux vous dire que les conséquences en Europe seront désastreuses en créant un précédent de départ de l'euro et de départ de l'Europe d'abord; ensuite parce que les milliards prêtés ne seront pas remboursés.

Faut arrêter de se faire passer pour les gentils et les supérieurs des grecs dans cette histoire. Ils ont autant de pression sur l'Europe que l'Europe en a sur eux, c'est de la négociation et je pense que si les Européens se braquent, les Grecs ne vont pas se laisser faire. Et encore, ils sont gentils... ils pourraient dire que leur Dette est illégitime, ce qui n'est pas si faux que ça...
Réponse de le 10/03/2015 à 13:50 :
@Popo

Imaginons que les crédits auprès des banques te sont refusés et les seuls crédits que tu puisse avoir sont les crédits revolving (20%) et que tu as un pote au vue de sa situation peut emprunter à 3 %. Il emprunte pour te preter mais à 10%
Ton pote, tu le vois comment ? il t'a fait economiser 10% ou il t'a enfler de 7% ....
Réponse de le 12/03/2015 à 15:20 :
mouahaha, c'est comme le verre à moitié vide ou a moitié plein;-)
a écrit le 10/03/2015 à 11:41 :
Pourquoi faudrait-il qu'il y ait un gagnant et un perdant entre l'Europe et la Grèce ? Pourquoi pas un perdant qui serait un tiers coupable ? L'armée grecque ? Les armateurs grecs ? L'église grecque ? Ils ne sont ni la Grèce, ni le peuple grec. Ou mieux encore, le gagnant ce serait la troöka Grèce + reste de l''Europe + intelligence économique et sociale. Avant d'être le pays de la faillite, la Grèce était le pays de la raison. Nous espérons tous son retour à ce titre, et voulons l'accompagner dans ce retour.
Réponse de le 10/03/2015 à 17:12 :
Un tiers coupable ? Alors, commencons la liste... Les banques françaises, l'état français, les marchands d'armes français, .. Et la liste est loin d'être terminée. Que la france arrête de vivre aux crochets de la Grèce et ce beau pays (je parre de la Grèce, bien entendu) s'en portera mieux.Personne n'aime faire vivre de parasites et des bouches inutiles, même tricolores.
a écrit le 10/03/2015 à 11:33 :
Monsieur Romaric Godin vous etes toujours egale a vous meme. Defendre les socialos contre vents et marees.
Vous voulez faire croire que les "reformes" des cocos-grecs sont de la justice et de la solidarite.
D´ailleurs peut-etre que c´est ainsi. Mais de quel droit et pour quelles raisons humanistes les peuples europeens devraient payer ces largesses electorales des trockystes? Il y a au moins 8 pays europeens de l´UE dont les revenus et le niveau de vie sont bien inferieurs a ceux des grecs. Alors, pourquoi l´UE ne s´occupe-t-elle pas de ceux la qui en ont bien plus besoin que les grecs.
Car si le peuple grec a vote a 37% pour les trockystes et qu´a cause du systeme electoral ceux-ci se sont empares du pouvoir, cela ne donne aucune legitimite d´exiger de l´UE de continuer a etre le cochon payeur. Les gouvernements des pays europeens sont tout aussi, sinon plus, democratiques et ont le droit de refuser de continuer la gabegie d´Athenes au profit de tous les clients des partis politiques.
En fait le peuple grec n´est pas europeen et la Grece devrait quitter l´UE de son propre chef. Ce serait mieux pour elle et pour nous.
Réponse de le 10/03/2015 à 12:02 :
@Kazbo
La Grèce va quitter la zone euro, mais pas pour les raisons financières qui vous donnent tellement mal au ventre. Elle va quitter l'UE, parce que les Grecs ont compris que l'UE est anti-démocratique,et veut imposer le seul modèle libéral qui trouve grâce à ses yeux. Force est de constater pourtant que ce modèle a vécu, productiviste sans règles, il nous emmène tout droit vers des catastrophes économiques, financières, écologiques, humanitaires. Un retour de bâton est nécessaire et la Grèce peut montrer qu'il y a un autre chemin possible. C'est de cela que l'UE du Nord, anglo-saxonne a peur, la remise en cause de son modèle.
Réponse de le 10/03/2015 à 12:07 :
Monsieur Gaudin "défend les socialos", les européen "payent les trotskystes", les "grecs ne sont pas des européens" ... nous sommes éblouis par une analyse aussi objective, subtile et argumentée, bravo!!!
Réponse de le 10/03/2015 à 13:39 :
@VALBEL89
MDR, je voudrais bien voir à combien elle emprunterait sur les marchés si elle quitte l'EU....
Réponse de le 10/03/2015 à 19:38 :
Et pourquoi, Joe ?
En tant qu'investisseur, vous préfèrez miser sur un pays en déroute, au bord du gouffre, avec une dette énorme qu'elle ne remboursera jamais, ou bien sur un pays qui vient de faire défaut, repart de zero avec une des meilleures economies de la zone euro (+3% de budget primaire) ?
Réponse de le 10/03/2015 à 20:20 :
@VALBEL89
Vous pouvez toujours rever que le Grand Soir arrivera et qu´il ne faudra pas travailler pour simplement vivre. La Grece devra apprendre qu´elle doit vivre avec ce qu´elle est capable de produire et ne pas s´endetter pour que le regime clienteliste puisse subsister.
Les grecs vont sans doute recevoir encore les 7,2 milliards d´Euro grace a la faiblesse des politicards europeens qui sont des nouilles cuites.
Mais je doute, que le gouvernement grec actuel soit a meme de generer une reprise economique dans ce pays. Il aumentera les taxes et impots, engagera ses copains comme fonctionnaires et decouragera les entrepreneurs d´investir (c´est ce qui arrive en France). Le chomage repartira, la recession s´agravera et le gouvernement sautera. Peut-etre assistera-t-on a une guerre civile, tellement la situation deviendra explosive.
La seule chose qui pourrait sauver la situation serait une nouvelle aide de la troika. Cependant, je pense que la CDU pairera fin mars 2015 cher son attitude actuelle lors des elections regionales, que Merkel hesitera longtemps avant de souscrire a une nouvelle aide.
Sans cette aide c´est Grexit et ce serait mieux pour la Grece et pour nous.
Réponse de le 10/03/2015 à 20:41 :
@Joe, Elle sort, elle fait défaut et les créanciers banquiers qui l'ont niquée prennent leurs pertes, pas compliqué.. Ensuite, elle n'emprunte pas, elle est souveraine, elle créé sa monnaie, pas la peine de conserver plus avant un raisonnement dix neuvième siècle !! Changer de paradigme éco, vous connaissez ??
Réponse de le 11/03/2015 à 8:26 :
@Choum

Je ne suis pas un idéologique ... Effectivement si elle sort, ces créanciers devront prendre leur perte! Mais elle sera obliger de d'emprunter ou retourner au 19ieme siècle... les négociations internationales ne se font pas avec sa monnaie local à ma connaissance...et je la vois mal vivre en autarcie.
Quand je vois durant la catastrophe japonais, des usines automobiles français ont été mis en chômage technique car une pièce japonais ne pouvait plus être livré ou sinon certains contrats prise par la chine est sous-traité au Vietnam car la main d’œuvre est moins chère... On est dans le monde de la mondialisation: notre bonheur dépend du malheur de certains malheureusement
L'autre effet pervers de cette situation est si cela se produit, les grecs ayant fait des études voudront quitter leur pays pour espérer une meilleur vie et pouvoir aider leur famille resté au pays.
Et leur pays d'origine restera leur lieu de vacances... mais leur passage encouragera ceux qui sont resté de partir au vue du pouvoir d'achat qu' ils auront vu le cours de change.... Même si leur vie est difficile dans le pays d'accueil
a écrit le 10/03/2015 à 11:17 :
Vouss dites dans votre article qu'il est dans l'interêt des intitutions européenne de "l'emporter sur le terrain de la communication en laissant l'impression dans l'opinion que le vote Syriza a été vain". Cela est peut-être effectivement le cas, j'entends par là que c'est la volonté des institutions européennes, mais est-ce réellement dans leur intérêt ? Je ne le crois pas, tout simplement parce-que cela reviendrait à montrer et à dire qu'il n'y a plus de démocratie en europe puisque le vote des citoyens ne change rien à la politique menée par ces institutions ! Le futur nous le dira.
a écrit le 10/03/2015 à 11:10 :
Les grecs perdent du temps, et ne récoltent pas l'impôt. Les excédents tant vantés n'existent plus. et dans 15 jours, ils seront tout seuls à vouloir encore discuter, car nous sommes en fin d'un processus. Qui se soucie encore de l'Ukraine aujourd'hui? De la même façon, dans 15 jours, personne ne parlera plus de la Grèce, les abandonnant à leur recherche, vaine, de financement..Pour rappel, taux à 10 ans de la Grèce dans les 10%.. Personne ne sait faire 10% sur le long terme..
a écrit le 10/03/2015 à 11:07 :
Analyse objective de la situation, ça donne envie de revenir.
a écrit le 10/03/2015 à 10:59 :
Si le peuple grec rencontre TINA, on ne peut que craindre le pire!

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