Immigration : Bruxelles renonce à imposer la logique des quotas obligatoires

Réunis jeudi en sommet à Bruxelles, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE ont fini par décider de se repartir les migrants sur base volontaire. De vifs échanges ont opposé ceux qui soutiennent et ceux qui refusent une solidarité européenne renforcée.
L'idée d'instaurer des clés de répartition obligatoire pour faire face à l'afflux des demandeurs d'asile, soutenue par la Commission, a déclenché une forte opposition, notamment de la part de la Slovaquie, la Hongrie, la République tchèque ou encore la Pologne.
L'idée d'instaurer des clés de répartition obligatoire pour faire face à l'afflux des demandeurs d'asile, soutenue par la Commission, a déclenché une forte opposition, notamment de la part de la Slovaquie, la Hongrie, la République tchèque ou encore la Pologne. (Crédits : © Antonio Parrinello / Reuters)

Un pas en arrière. Les Etats membres de l'Union européenne ont finalement décidé vendredi 26 juin d'organiser la répartition de l'accueil des réfugiés arrivés en Grèce et en Italie sur la base du volontariat, la Commission n'ayant pas réussi à imposer une logique de quotas obligatoires.

Réunis en sommet à Bruxelles, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE se sont querellés pendant sept heures, jusqu'au milieu de la nuit, sur la question de l'accueil par les Vingt-Huit de 40.000 demandeurs d'asile actuellement dans ces deux pays et de 20.000 autres personnes réfugiées hors des frontières de l'UE. Ils se sont en définitive mis d'accord sur un système de répartition volontaire, s'en tenant au chiffre de 60.000 mais accordant une exemption à la Hongrie, qui avait qualifié le plan d'absurde, et à la Bulgarie, l'un des Etats membres les plus pauvres.

Exprimant sa frustration, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a regretté un plan à "l'ambition modeste".

Le "plus grand défi" connu par Angela Merkel

La question d'instaurer des clés de répartition obligatoire pour faire face à l'afflux des demandeurs d'asile, fuyant la guerre en Syrie ou la dictature en Erythrée, a déclenché une forte opposition, notamment de la part de la Slovaquie, la Hongrie, la République tchèque ou encore la Pologne. L'humeur à Bruxelles était ainsi jeudi bien différente de l'unité affichée en avril dernier lors du sommet extraordinaire convoqué dans l'émotion du naufrage d'un chalutier au large de la Libye et de la mort de 900 migrants.

Les débats, qui se sont terminés un peu avant trois heures du matin, ont donné lieu à de vifs échanges entre opposants et partisans d'une solidarité européenne renforcée, comme le président du Conseil italien Matteo Renzi.  Le chef du gouvernement italien a tancé ses collègues sur leur peu d'entrain à soutenir un plan censé répondre à l'urgence de la tragédie des migrants en Méditerranée.

"Si vous pensez que l'Europe n'est qu'une affaire de budgets, ce n'est par l'Europe que nous avions imaginée en 1957 à Rome", a-t-il déclaré.

"C'était un débat très intense", a admis Angela Merkel à la presse, qualifiant la crise des migrants de "plus grand défi que j'ai connu dans les affaires européennes en tant que chancelière", elle qui a traversé en dix ans à la tête de l'Allemagne la crise de la dette de la zone euro ou la confrontation avec la Russie.

Une répartition en fonction de l'économie et de la population des Etats membres

Le président du Conseil européen Donald Tusk a précisé que les ministres de l'Intérieur finaliseraient le dispositif avant la fin du mois de juillet, mais les négociations s'annoncent d'ores et déjà ardues. Les ministres seront chargés de fixer les critères de répartition entre pays membres en fonction de l'économie ou de la population de chaque Etat.

Afin d'aider Rome et Athènes à faire face à la crise, les dirigeants de l'UE ont par ailleurs décidé de leur accorder des moyens financiers pour mettre en oeuvre des centres pour distinguer les réfugiés politiques des réfugiés économiques et rapatrier ces derniers vers leur pays d'origine.

Lundi, les ministres européens des Affaires étrangères avaient aussi entériné le lancement d'une mission navale destinée à combattre les réseaux de passeurs en mer Méditerranée, jugés responsables de la morts de milliers de migrants.

Les accords de Schengen remis en cause

La crise des réfugiés a déjà mis à rude épreuve les accords de Schengen qui garantissent la libre circulation à l'intérieur des frontières du Bloc. L'Autriche a menacé cette semaine d'imposer des contrôles aux frontières de la Hongrie, qui avait cessé d'accueillir des demandeurs d'asile en provenance d'autres Etats membres, ce qui constitue une infraction aux règles communautaires, avant de faire machine arrière.

En France, la présence de milliers de migrants cherchant à traverser la Manche à Calais préoccupe la Grande-Bretagne et le retour à la frontière italienne de migrants à été source d'échanges musclés avec Rome.

(Avec Reuters)

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Commentaires 21
à écrit le 28/06/2015 à 9:58
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Est ce la même Europe qui nous demande de respecter les critères du déficit et nous impose l accueil des migrants (et donc des coût supplémentaire)? A ceux qui nous font des grandes leçons de morale, je propose l organisation d un référendum (puisque...

à écrit le 27/06/2015 à 19:40
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Les immigré non pas leurs place en Europe Europe chrétienne Romane ils imposent leurs dictateur es je suis cretian pas musulman la tolérance c est finis c'est mont frique impôts ?

le 27/06/2015 à 22:19
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+1 000

à écrit le 26/06/2015 à 21:53
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On a vu aujourd hui en isere l avantage qu on a a ouvrir nos portes... Tant qu on est pas capable de gerer ce type de population, il ne faut pas lui permettre de venir. Meme si ca veut dire noyade. Mais rien ne nous empeche de prendre des lecons su...

le 27/06/2015 à 4:29
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"Tant qu'on n'est pas capable de gérer ce type de population, il ne faut pas lui permettre de venir. Même si ça veut dire noyade." Tiens donc, quel aurait été votre discours si c'était vous qui était à place de ces migrants, qui mettent leur vie en p...

le 27/06/2015 à 8:39
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Que diriez-vous si c'était l'un des vôtres qui avait été victime comme feu ce chef d'entreprise hier, je pense que vous ne tiendriez pas le même discours et que vous vous empresseriez de changer de pseudo. On est en état de guerre, trop de pitié peut...

le 27/06/2015 à 8:49
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La question est surtout de savoir si notre gouvernement n'est pas pas xénophobe avec sa propre population. Toutes les aides octroyées aux migrants ne diminue t elle pas celles accordées au peuple français. Mais libre à vous d’accueillir chez vous tou...

le 27/06/2015 à 18:05
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tout à fait, faudrait peut-être qu'on commence à s'aider soi-même avant de toujours vouloir aider les autres. La France est économiquement à l'agonie, déficit, chômage... Il y en a assez des allocations de tout genre à des personnes pas toujours méri...

à écrit le 26/06/2015 à 13:38
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Quand on se pose la question des causes et que l'on nous impose les conséquences, voudrait on nous imposer une idéologie, un dogmatisme, une soumission?

à écrit le 26/06/2015 à 13:35
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Pourquoi les migrants, pour la plupart des musulmans, ne vont-ils pas dans les très riches pays musulmans comme l'Arabie Saoudite, le Quatar et autres Emirats Arabes Unis?

le 26/06/2015 à 14:48
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En l'occurence les réfugiés syriens vont ou ils peuvent, et vous savez quoi? ils sont déja en train de submerger tous les pays voisins (Liban, Jordanie, etc.) et dans des proportions bien supérieures a ce que l'Europe en reçoit.

le 26/06/2015 à 20:44
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J'ai posé cette question il y a 40 ans lors d'un séjour au Maroc a des candidats a l'exil:"t'es pas fou",fut la réponse.A l'époque on était peu informés,en occident, sur les Pays du Golfe:eux oui.

à écrit le 26/06/2015 à 12:46
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De tout façon, c'est ingérable. Pour l'Italie et la Grèce; cela doit être compliqué. Cordialement

à écrit le 26/06/2015 à 12:17
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L'Europe des Nations dans toute sa splendeur : Ne surtout rien faire qui puisse froisser les égoïsmes et populismes locaux.

le 28/06/2015 à 16:39
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Mon cher Tom, si vous avez de la place, prenez tout ces gens chez vous, je n'y vois aucun inconvénient, mais vous subvenez aussi à leur "bien être", avec vos deniers personnels, cela va de soi parce que moi, filer 11 € par jour et par tête (c'est peu...

à écrit le 26/06/2015 à 12:08
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on crée les chaos au sahel et en Syrie en éliminant Khadafi et en soutenant les rebelles islamistes, et après on vient se plaindre du flux de réfugier qui fuient ces zones de chaos. l'hypocrisie habituelle des gouvernements....la lybie avait le nivea...

le 26/06/2015 à 14:50
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Hmm comment dire: en Syrie le chaos a eu lieu sans aucune intervention de la part des Européens. Le soutien Européen au insurgés laic a ete tres tardif...tellement tardif que quand la tres modeste aide est arrivé les 2/3 avait deja péri. Si les isla...

le 26/06/2015 à 14:50
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Hmm comment dire: en Syrie le chaos a eu lieu sans aucune intervention de la part des Européens. Le soutien Européen au insurgés laic a ete tres tardif...tellement tardif que quand la tres modeste aide est arrivé les 2/3 avait deja péri. Si les isla...

le 26/06/2015 à 15:59
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pauvre naif(ve) ...qui croyez ou voulez faire croire nous n'avons soutenu que des laics...heureusement, internet à pu conserver les déclaration de Fabius concernant Al Nosra, et les Américains eux même reconnaissent que les pays du Golfe et la Turqui...

le 26/06/2015 à 21:12
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@hypocrisie Peut-on m'expliquer comment Kadhafi a pu fanfaronner en plantant sa tente dans les jardins de l' Elysée (Honte à l France!) et 2 ans après, il est devenu l'homme à abattre ! L'autre problème , c'est que, comme en Irak, Américains et Eur...

le 27/06/2015 à 12:54
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Toujours la même chanson on intervient c'est pour les voler, on y va pas c'est de l' égoîsme et du racisme, on a tjrs besoin de bouc émissaire quand on remet pas en cause sa religion ou sa mentalité. Aucun pays vraiment démocratique n'existe dans le ...

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