Le gouverneur de la Banque d'Angleterre poussé vers la sortie

Des tensions avec la Première ministre britannique Theresa May pourraient contraindre le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, à annoncer prochainement son départ de l'institution, selon les médias britanniques.
Le gouverneur de la Banque d'Angleterre Mark Carney pourrait annoncer dans les prochains jours son départ de l'institution en 2018.
Le gouverneur de la Banque d'Angleterre Mark Carney pourrait annoncer dans les prochains jours son départ de l'institution en 2018. (Crédits : REUTERS/Justin Tallis)

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE), Mark Carney, pourrait annoncer prochainement son départ de la tête de l'institution, affirment dimanche plusieurs médias britanniques, invoquant des tensions avec la Première ministre britannique Theresa May. Le Canadien, dont le contrat expire en 2018, a la possibilité de prolonger jusqu'en 2021 et doit annoncer sa décision d'ici la fin de l'année, selon la BoE. Or, selon la presse britannique, sa décision est déjà prise : le Sunday Times juge le gouverneur « désenchanté » par le gouvernement conservateur de Theresa May, citant deux sources anonymes ayant travaillé à ses côtés avant qu'il ne prenne ses fonctions en 2013.

Tensions avec les conservateurs

Selon le Telegraph, Mark Carney pourrait même annoncer sa décision de quitter la BoE en 2018 dès mercredi. Le gouverneur s'est attiré les foudres de la frange eurosceptique des conservateurs britanniques, après avoir mis en garde contre les conséquences néfastes d'un Brexit sur l'économie britannique lors de la campagne du référendum sur la sortie de l'Union européenne. Dans un discours tenu lors du congrès annuel du parti conservateur début octobre, Theresa May avait critiqué la politique de la Banque d'Angleterre, jugeant notamment que les taux d'intérêts, trop bas selon elle, nuisaient aux épargnants.

Une décision personnelle

Interrogé par une commission parlementaire mardi sur sa volonté de rester ou non à la tête de la BoE, Mark Carney a répondu que sa décision serait « entièrement personnelle ». « Il ne faut pas voir dans cette décision quelque chose de politique », a-t-il déclaré.  « Comme tout un chacun, j'ai une situation personnelle à gérer. C'est une fonction qui requiert d'y être dévoué totalement, et j'entends l'être le plus longtemps possible », a-t-il toutefois souligné, expliquant qu'il s'agirait de ses « seuls critères » à l'heure de faire son choix. Contacté par l'AFP, un porte-parole de la Banque d'Angleterre s'est refusé à tout commentaire. Le ministre britannique aux Entreprises Greg Clark a lui jugé dimanche sur la BBC que la décision était du seul ressort du gouverneur, affirmant qu'il avait réalisé un « travail fantastique » à la tête de l'institution.

(Avec AFP)

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Commentaires 7
à écrit le 31/10/2016 à 9:11
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"Mark Carney pourrait même annoncer sa décision de quitter la BoE en 2018 dès mercredi." Ben ça va il prend son temps le gars, est-ce une information du coup ? Bad England ! Bad, bad, bad...

à écrit le 30/10/2016 à 23:36
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Ma conviction est que Mr Barney a une vision assez claire de ce qui se prépare et ne souhaite pas y être associé, c'est aussi simple que cela. La GB a connu en 2008 un cataclysme budgétaire. De 2008 à 2012, la dette a simplement doublé (France +27...

à écrit le 30/10/2016 à 21:08
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tension avec goldman sachs surtout lol

le 31/10/2016 à 11:00
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Très probable... Carney est l'homme de GS et May est en train d'opérer un tournant politique. C'est normal que ça tangue.

à écrit le 30/10/2016 à 20:27
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La preuve que notre système économique (système UE ici) est devenue une religion telle c' est qu' on espère tous (moi aussi en secret) que le Royaume-uni paye sévèrement sa sortie programmé de l' Union. Peu-être pour confirmer nos incantations et s' ...

le 31/10/2016 à 9:34
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En gros il y a deux pistes : ou le Brexit est en trompe-l'oeil à la norvégienne (grosso modo le Royaume-Uni garde les contraintes de l'UE, participation au budget, libre circulation et application des normes, tout en perdant tout pouvoir délibératif...

à écrit le 30/10/2016 à 18:10
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Des taux ultra-bas sont pourtant nécessaires pour limiter le décrochage de l'économie britannique que risque fort de provoquer le Brexit.

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