Le Royaume-Uni et l'Union européenne en 15 dates

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1er janvier 1973: le Royaume-Uni intègre la CEE, en même temps que l'Irlande et le Danemark.
1er janvier 1973: le Royaume-Uni intègre la CEE, en même temps que l'Irlande et le Danemark. (Crédits : TOBY MELVILLE)
Retour sur les grandes étapes des difficiles relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

 Intégration européenne

  • 9 août 1961: première candidature d'adhésion du Royaume-Uni à la Communauté économique européenne (CEE), l'ancêtre de l'UE, déposée par le Premier ministre conservateur, Harold Macmillan.
  • 14 janvier 1963: premier veto du général de Gaulle à l'entrée du Royaume-Uni, suivi d'un second le 27 novembre 1967.
  • 1er janvier 1973: le Royaume-Uni intègre la CEE, en même temps que l'Irlande et le Danemark.
  • 5 juin 1975: lors d'un référendum sur le maintien de leur pays dans la CEE, les Britanniques votent "oui" à plus de 67%.

Virage Thatcher

  • 30 novembre 1979: la Première ministre conservatrice Margaret Thatcher demande un rabais de la participation britannique au budget européen, via la fameuse expression "I want my money back" ("Rendez-moi mon argent"). Elle l'obtient en 1984. Elle s'opposera en 1988 à toute évolution fédérale de la construction européenne.

Clause d'exemption

  • 7 février 1992: signature du traité de Maastricht, deuxième acte fondamental de la construction européenne après le Traité de Rome de 1957. Le Royaume-Uni bénéficie d'une clause d'exemption ("opt-out") lui permettant de ne pas rejoindre la monnaie unique.
  • 23 juillet 1993: le Premier ministre conservateur John Major arrache au Parlement la ratification du traité de Maastricht après avoir menacé de démissionner.

Victoire du "leave"

  • 29 mars 2017: le président du Conseil européen Donald Tusk reçoit la lettre de la Première ministre britannique Theresa May activant l'article 50 du traité de Lisbonne: le processus du Brexit est officiellement enclenché. Il doit aboutir en théorie le 29 mars 2019.
  • 22 novembre 2018: l'UE et le Royaume-Uni trouvent un accord provisoire sur leur relation post-Brexit, une semaine après s'être entendus sur le "traité de retrait". Le projet d'accord est approuvé le 25 lors d'un sommet européen extraordinaire à Bruxelles.

Blocage à Londres

  • 24 juillet: le conservateur Boris Johnson, partisan d'un Brexit au 31 octobre avec ou sans accord, remplace Theresa May, démissionnaire.

Lire aussi : Au 10 Downing Street, Boris Johnson promet de "faire le Brexit coûte que coûte"

Nouvel accord et troisième report

Mais les députés britanniques repoussent leur vote sur le texte organisant la sortie de l'UE, contraignant le chef du gouvernement à demander à Bruxelles un nouveau report du Brexit, fixé cette fois au 31 janvier 2020. Des législatives anticipées sont convoquées le 12 décembre.

À l'issue du scrutin, Boris Johnson obtient une large majorité parlementaire (365 députés sur 650) lui permettant de faire adopter le 9 janvier l'accord de divorce négocié avec Bruxelles.

  • 31 janvier 2020: le Brexit entre en vigueur à 23H00 (heure de Londres et GMT). Une période de transition est prévue jusqu'au 31 décembre 2020, avec possibilité de prolongation, censée permettre à Londres et à Bruxelles de définir d'ici là leur nouvelle relation, notamment sur le plan commercial. En juin, le Royaume-Uni officialise son refus de prolonger au-delà de la fin de l'année la période de transition.
  • 24 décembre: après avoir prolongé à plusieurs reprises les négociations, le Premier ministre Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont annoncé un compromis, à seulement une semaine de la fin de la période de transition.
  • 30 décembre: à la veille de la rupture, le Royaume-Uni et l'UE doivent ratifier l'accord.

Lire aussi : L'UE signe l'accord post-Brexit, à la veille du divorce historique

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Commentaires
a écrit le 31/12/2020 à 8:51 :
"premier veto du général de Gaulle à l'entrée du Royaume-Uni, suivi d'un second le 27 novembre 1967."

Et il avait bien raison, maintenant sa haine des anglais, certainement justifiée par son expérience personnelle durant son séjour dans ce pays, l'a précipité dans les bras des allemands et a précipité l'Europe dans les bras de gens les moins éclairés de tout notre continent et peut-être même du monde si on comprend Nietzsche, nous aurions eu plus de chances avec n'importe quel autre pays.

A croire que l'oligarchie nous impose le mal contre le pire depuis bien plus longtemps que l'on ne le pense, à se demander même si les élections ont eu un intérêt quelconque puisque au final les mesures sociales lesp lus avancées l'ont été du fait du CNR qui a profité de la trahison de la classe dirigeante française pour faire avancer les droits des salariés.

Mesures du CNR toutes attaquées par le néolibéralisme européiste soit dit en passant et personne ne tique. Enfin maintenant que les anglais sonbt partis peut-être que notre sale vieille europe va enfin se regarder dans une glace, qui sait.
a écrit le 31/12/2020 à 2:38 :
Au RU : soit faut être Anglais soit faut être riche , très riches pour y vivre, pays pluvieux , gris la majorité du temps.
L’avenir nous montrera si l’économie va décoller au RU sans l’UE ?
Est ce les Anglais qui ont raison ? Ou cette union UE est un leurre ?
a écrit le 30/12/2020 à 19:48 :
Le "visionnaire" dans l'histoire reste le général de Gaulle. Faut dire que pendant 4 ans, il a eu le temps d'apprendre des Anglais, et des Américains qui auraient bien mis la France sous administration d'influence "anglo-saxonne". Le temps est bien loin où la seule souveraineté de la France prévalait...renvoi des bases US, sortie de l'OTAN. L'intégration du RU fut une erreur, l'introduction d'un empêcheur de tourner en rond. L'UE a des défauts, mais elle est nécessaire et sans le RU elle devrait "tractionner dans le bon sens".
Réponse de le 30/12/2020 à 20:57 :
Les anglais ont voulu sortir de l' UE allemande, Macron a défié l' histoire en refusant comme les trois autres prédécesseurs un référendum pour nous sauver. Les français restent, la dictature de l' UE aux mains des mondialistes aussi, en attendant ..

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