UE : Bruxelles recommande l'ouverture de négociations d'adhésion avec la Bosnie
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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'exprimait, ce mardi, devant le Parlement européen à Strasbourg.
YVES HERMAN
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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'exprimait, ce mardi, devant le Parlement européen à Strasbourg.
YVES HERMAN
recommander l'ouverture de négociations d'adhésion avec celle-ci.
« Nous avons ouvert la principale porte de l'UE et il n'y a pas de marche arrière », s'est félicité Nermin Niksic, le Premier ministre de l'entité croato-bosniaque, l'une des deux entités constituant le pays avec celle regroupant les Serbes de Bosnie.
Mais cette démarche n'est pas sans conditions, a rappelé la présidente de l'institution, Ursula von der Leyen, qui a néanmoins salué les progrès impressionnants déjà réalisés par la Bosnie.
avant les élections européennes en juin.
« Nous avons vu des progrès, nous avons constaté un véritable engagement en faveur de l'objectif d'adhésion », avait, à cette occasion, assuré Ursula Von der Leyen, après avoir rencontré la Première ministre bosnienne, Borjana Kristo, et plusieurs ministres de son cabinet. « Vous avez montré que vous pouvez obtenir des résultats si votre pays avance de façon unie », avait ajouté la dirigeante européenne, en faisant référence à un certain nombre de lois adoptées ces derniers temps par le Parlement bosnien, notamment dans le domaine de l'Etat de droit.
Borjana Kristo avait, de son côté, affirmé que sur treize lois « européennes » préparées par son gouvernement, six avaient été adoptées à ce jour. D'autres étaient en chantier, comme celles sur la prévention du blanchiment d'argent, sur le conflit d'intérêt dans les institutions ou encore sur les tribunaux.
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Alors que la Bosnie est candidate à rejoindre l'UE depuis 2016, les négociations se sont accélérées après l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022 qui a relancé l'intérêt de l'UE pour la région des Balkans où la Russie est aussi influente.
Haut représentant international en
Bosnie, Christian Schmidt. Désigné par la communauté internationale, celui-ci dispose de pouvoirs discrétionnaires : il peut imposer ou annuler des lois et des décisions politiques, et limoger des élus.
pays est confronté à une crise politique en raison des menaces sécessionnistes des Serbes de
Bosnie, ce qui affecte aussi les réformes réclamées par Bruxelles.
« Nous devons montrer clairement que ce comportement anti-européen et cette relation étroite avec la politique de Poutine dans la guerre en Ukraine » ne sont pas acceptables, a-t-il affirmé dans un entretien à l'AFP Christian Schmidt, évoquant la relation du président russe avec le chef des Serbes de Bosnie, Milorad Dodik. Ce dernier, sous sanctions britanniques et américaines, a rencontré à plusieurs reprises le président russe depuis l'invasion de l'Ukraine par Moscou. Il a même été décoré en février de la médaille de l'ordre d'Alexandre Nevski, une des plus hautes décorations russes, pour sa « grande contribution au développement de la coopération entre la Fédération de Russie et la Bosnie-Herzégovine, et pour le renforcement du partenariat avec la Republika Srpska ».
-Herzégovine à Vladimir Poutine. Mais on ne devrait pas non plus dire que tout est normal
», a encore insisté celui qui est, par sa fonction, responsable de l'application des accords de paix de Dayton, qui mirent fin en 1995 au conflit intercommunautaire qui a dévasté l'ex-République yougoslave et fait plus de 100.000 morts.
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La Commission européenne a confirmé lundi 4 mars qu'elle présenterait courant mars aux Etats membres le cadre de négociations en vue d'une adhésion de l'Ukraine à l'UE. Cette échéance faisait l'objet d'une incertitude, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen ayant un temps évoqué « le début de l'été », avant d'indiquer trois jours plus tard, lors d'une conférence de presse à Kiev le 24 février, que cela aurait bien lieu « à la mi-mars ». Lors d'un sommet mi-décembre, les dirigeants des Vingt-Sept s'étaient, en effet, mis d'accord sur l'ouverture de négociations d'adhésion avec l'Ukraine, chargeant la Commission de leur soumettre un « cadre de négociations » après avoir examiné la situation du pays et les mesures déjà adoptées par Kiev.
Pour rappel, en juin 2022, l'UE a accordé à l'Ukraine le statut de candidat, dans un geste hautement symbolique quelques mois après le début de l'invasion russe, ainsi qu'à la Moldavie voisine. Pour passer à l'étape suivante - l'ouverture de négociations d'adhésion - Bruxelles avait défini sept critères de référence pour Kiev. Il s'agit de conditions à remplir notamment en matière de lutte contre la corruption et de réformes judiciaires. Un sommet des dirigeants des Vingt-Sept est prévu les 21 et 22 mars.
(Avec AFP)
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