UBS : la Suisse n'exclut pas une nouvelle aide

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La Suisse pourrait de nouveau venir en aide à la banque en difficulté UBS, qu'elle a déjà secouru en octobre, selon les déclarations dans la presse du directeur de la Commission fédérale des banques (CFB).

La Suisse pourrait de nouveau venir en aide à la banque en difficulté UBS, qu'elle a déjà secouru en octobre, mais un rachat de la première banque helvétique semble difficile, estime dimanche le directeur de la Commission fédérale des banques (CFB) dans la presse.
 

"Il faut effectivement se poser la question, si nos mesures ont été suffisantes", indique ainsi Daniel Zuberbühler, chef de la CFB, dans un entretien au journal dominical Sonntagszeitung. Les autorités suisses avaient annoncé le 16 octobre un vaste plan de secours pour UBS, qui prend la forme d'une augmentation de capital de 6 milliards de francs suisses (3,9 milliards d'euros). La Banque nationale suisse (BNS, banque centrale) a également ouvert un fonds où seront transférés des actifs illiquides (ndlr: qui ne trouvent plus d'acheteurs) de la banque pour un montant pouvant aller jusqu'à 60 milliards de dollars.


"Si la situation s'aggrave, il faudra tant bien que mal procéder à une nouvelle augmentation de capital", selon Daniel Zuberbühler, ajoutant qu'une nouvelle intervention de la Confédération "n'est pas à exclure".  Evoquant l'éventualité d'un rachat du numéro un mondial de la gestion de fortune par un concurrent, le patron de la CFB a indiqué "que cela était une option avant le 16 octobre", date à laquelle avait été annoncé le plan de secours étatique. La CFB aurait donné son accord à une telle opération, puisque "nous ne sommes pas là pour faire de la protection de patrimoine", a insisté Daniel Zuberbühler.
 

Face à l'effondrement du cours du titre en Bourse, qui a perdu 62% en six mois, la possibilité d'un rachat d'UBS devient "une option", mais un acheteur potentiel devrait reprendre la totalité du plan de secours, y compris les actifs illiquides repris par la BNS, a souligné le directeur de la CFB. Ce dernier a par ailleurs exclu une fusion avec Credit Suisse, numéro deux du secteur en Suisse, qui ne se solderait que par une "accumulation des problèmes". 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
LAMENTABLE !

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