Fortis Pays-Bas annonce une perte de 18,5 milliards d'euros en 2008

 |   |  362  mots
La banque, issue du démantèlement du groupe Fortis en octobre dernier et qui regroupe désormais les activités aux Pays-Bas, accuse une lourde perte de 18,5 milliards d'euros pour l'année dernière, en raison d'importantes dépréciations d'actifs et de provisions. En chute libre, le résultat d'exploitation reste néanmoins positif à 604 millions d'euros.

Il suffit d'une phrase pour rappeler combien l'année 2008 aura été difficile pour la banque Fortis Pays-Bas. "Avec la crise du crédit, l'intégration d'ABN Amro, l'effondrement du groupe Fortis et la nationalisation de Fortis Banque Pays-Bas, 2008 a été une année tumultueuse et exceptionnelle", explique ainsi le président du conseil d'administration de la banque, Jan van Rutte. Résultat, le groupe publie ce jeudi une perte nette énorme de 18,5 milliards d'euros pour l'année dernière, contre un bénéfice de 1,3 milliard d'euros en 2007.

Le résultat net a été impacté par une importante dépréciation d'actifs de 17,7 milliards d'euros liée au transfert des actions de la holding RFS (anciennement sous le giron d'ABN Amro, dont Fortis Banque Pays-Bas détient 33,8%) au gouvernement néerlandais. De plus, la banque a dû passer une provision de 922 millions d'euros relative à l'affaire Madoff.

Seul élément un tant soit peu positif dans ces résultats, le résultat d'exploitation est resté bénéficiaire,  même s'il chute à 604 millions d'euros contre 1,2 milliard d'euros un an plus tôt.

Pour l'avenir, Fortis Banque Pays-Bas reconnaît que ses prévisions sont incertaines. La banque s'attend "à ce que les conséquences directes du retournement économique se réflètent dans nos performances opérationnelles, dans la hausse des pertes pour créances douteuses et dans la baisse de la demande de nouveaux crédits". "Lever des fonds dans les circonstances actuelles continuera à être la priorité", ajoute le groupe dans son communiqué. "Avec la volatilité du marché, il est impossible de faire une prévision pour les résultats 2009".

Pour rappel, le bancassureur belgo-néerlandais Fortis a été démantelé en octobre 2008 et ses activités bancaires cédées aux Pays-Bas pour la partie néerlandaise, pour un montant de 16,8 milliards d'euros. La partie belge, elle, est sur le point d'être cédée à BNP Paribas. Cette dernière vente, très contestée par une partie des actionnaires de la holding Fortis, qui regroupe aussi des activités d'assurance en Belgique, aux Pays-Bas et à l'international, doit encore recevoir leur aval lors d'une assemblée générale en avril.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :