Washington maintient la pression sur les banques américaines

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La Maison Blanche n'autoriserait les banques américaines à rembourser les prêts publics que sous certaines conditions. Les autorités pourraient convertir en actions une partie des prêts consentis et ainsi devenir un actionnaire important des établissements financiers dont Citigroup.

Alors que le marché attend avec impatience les premiers remboursements par les banques américaines des prêts consentis par les pouvoirs publics afin de faire face à la crise, une telle opération ne se fera qu'avec l'aval de Washington et sous conditions, selon le site Internet du Financial Times. Les autorités des Etats-Unis veulent en effet vérifier si de tels remboursements ne sont pas contraires à  "l'intérêt économique national", notamment à la capacité de prêts aux entreprises et aux particuliers ou entrainant une fragilité financière accrue de ces établissements.

Barack Obama a indiqué dimanche que le "test de résistance", dit "stress test" auquel ont été soumis les 19 plus grandes banques américaines pour mesurer leur solidité financière et leurs besoins éventuels en capitaux face à divers scénarios de crise économique, était en passe d'être terminé.
 

Ce lundi, le New York Times a révélé que les conseillers économiques de la Maison Blanche travaillaient sur un plan de renflouement des banques sans demander davantage d'argent au Congrès, 565 des 700 milliards dollars du plan TARP (troubled assets relief program") dit plan Paulson ayant déjà été dépensés . L'opération se ferait dès lors en convertissant les prêts du gouvernement aux banques en actions. L'Etat américain deviendrait ainsi un actionnaire important de certaines banques. Washington aurait déjà négocié un tel processus avec Citigroup. Le projet de budget de Barack Obama pour  2009-2010 prévoit 250 milliards de dollars supplémentaires pour soutenir le secteur bancaire.

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