Feu vert de l'Autorité de la concurrence à la fusion Ecureuil-Banque Populaire

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L'Autorité de la concurrence autorise la fusion Banque Populaire/Caisse d'Epargne. Mais sous réserve d'engagements destinés à remédier aux problèmes de concurrence à La Réunion comme le révélait ce lundi La Tribune.

C'est un cap important que vient de franchir le projet de fusion entre le groupe Caisse d'Epargne et celui des Banques Populaires. L'Autorité de la concurrence vient en effet d'autoriser cette opération. Elle a pour cela analysé en les distinguant les services destinés aux particuliers (banque de détail) et ceux destinés aux entreprises (banque commerciale).


Elle souligne que "sur les marchés de la banque de détail, le nouveau groupe issu de la fusion constituera le deuxième acteur sur la plupart des marchés concernés (dépôts, épargne, crédit immobilier, crédit à la consommation, cartes de paiement) derrière le groupe Crédit agricole. Ses parts de marché resteront toutefois inférieures à 25 % sur la plupart de ses marchés, et l'Autorité a estimé, qu'au niveau national, l'opération ne porterait pas atteinte à la concurrence."
 

Affinant son analyse géographique, elle estime que "sur l'ensemble des zones locales - et notamment sur les zones de chalandise qui ont fait l'objet, en métropole ou dans les DOM d'un examen plus poussé -, la diversité de l'offre sera maintenue, les cinq groupes concurrents restant présents (Crédit Agricole, Crédit Mutuel, Société Générale, BNPP et La Banque Postale)."
 

Toutefois, comme le révélait ce lundi La Tribune, un sérieux problème sur pose à La Réunion "où il apparaît que près de 50 % des agences bancaires de l'île seront rattachées au nouveau groupe". Cette situation de concentration est aussi valable pour les services bancaires aux entreprises "où, du fait de l'absence de l'un des quatre grands groupes, les Banques Populaires et les Caisses d'Epargne réunies détiendront, à travers trois réseaux (Banque de La Réunion, Caisses d'épargne et BRED), une position forte sur la plupart des services bancaires, devant le Crédit Agricole."

Voilà pourquoi, l'Autorité annonce que "afin de remédier aux problèmes spécifiquement identifiés à La Réunion, le nouveau groupe s'est engagé à maintenir l'indépendance juridique et l'autonomie de gestion des trois branches mentionnées ci-dessus, pour une durée de cinq ans. L'Autorité procèdera sur cette période à des examens réguliers du positionnement concurrentiel du nouveau groupe afin d'examiner si ces engagements sont suffisants ou s'il convient que des actifs soient cédés."
 

En dehors de la Réunion, en ce qui concerne le marché des services destinés aux entreprises, l'Autorité de la concurrence souligne que, certes, "le nouveau groupe devient leader sur certains (crédit-bail, crédit aux collectivités locales) et second sur d'autres (dépôts, épargne, crédits d'investissements)." Elle estime cependant, "qu'au niveau national, la présence des groupes concurrents (Crédit Agricole, Crédit Mutuel, Société Générale, et BNPP, La Banque Postale ayant un rôle plus limité sur ces marchés) garantirait le maintien d'une concurrence suffisante (...) Une analyse plus fine au niveau de chaque département n'a toutefois pas révélé de situations prééminentes préoccupantes".

(Retrouvez le communiqué de l'Autorité de la Concurrence).

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