Citigroup fait un pas de plus vers son rétablissement

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
La banque américaine a annoncé avoir bouclé son offre d'échange de titres hybrides en actions ordinaires. L'opération a été largement souscrite à 99% représentant 20,3 milliards de dollars. Au terme de ce processus, l'Etat américain, qui a largement renfloué le groupe, détiendra 34% du capital.

Etape décisive pour Citigroup. Le groupe bancaire américain a annoncé dimanche soir avoir bouclé son offre de conversion en actions ordinaires de ses titres hybrides, un processus à l'issue duquel l'Etat fédéral doit détenir 34% de son capital.

L'échange, dont les grandes lignes avaient été rendues publiques en février, puis précisées début mai, avait été lancé en juin et a été clos officiellement vendredi soir à la clôture des marchés américains.

Dans un communiqué, Citigroup indique que l'offre de conversion a été souscrite à 99% et représente 20,3 milliards de dollars. Cette opération s'ajoute à une offre de conversion de titres destinée à l'Etat fédéral et à des investisseurs privés, pour un montant de 25 milliards de dollars au total.

Citigroup a d'ailleurs précisé qu'il comptait boucler "une autre offre d'échange" avec le gouvernement fédéral, à hauteur de 12,5 milliards de dollars. Au total, ces diverses opérations financières représentent une valeur de près de 58 milliards de dollars.

Toutes ces opérations doivent permettre à la banque de renforcer ses fonds propres et faire grimper son ratio de fonds propres durs à 9%. Le groupe n'a évité la faillite que grâce à un renflouement massif de 45 milliards de dollars par l'Etat fédéral depuis l'automne dernier.

 

(retrouvez le communiqué de Citi)
 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Voila une technique "subprime" sans faille : avec une garantie Federal State partielle, diffuser des titres toxiques dans le public afin de se refaire une santé reprend l'ancien processus avec succès. Le seul hic est que l'on sait désormais comment finissent ces opérations Ponzi. Elles ne règlent pas la question du business modèle de la banque même si elles améliorent provisoirement ses ratios. Il restera aux acheteurs une fois la prime absorbée en partie à revendre les titres à d'autres, moins gourmands. L'état quand à lui une fois le premier flux hybride passé rapidement devra trouver les mots pour se délester du total en espérant que le château de cartes ne s'écroule pas entretemps. A terme il risque d'y avoir un maximum de gogos à assumer la perte en valeur ajoutée aux intérêts fédéraux, mais il est vrai que l'ensemble sera alors lissé pour contrepartie dans des portefeuilles diversifiés. Au reste, à terme comme dit l'économiste... nous serons tous morts !

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