BPCE : le nouveau patron devra améliorer des réseaux

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Parmi les principaux défis de François Pérol figure l'amélioration de l'efficacité des réseaux. Les revenus devront notamment être développés en maîtrisant les coûts.

Quelle que soit la stratégie retenue, sa mise en ?uvre exigera une bonne performance industrielle et commerciale. C'est le point faible des deux réseaux, dont le coefficient d'exploitation (charges rapportées aux revenus) au 31 mars s'établit à 76 % pour l'Écureuil, et à 68 % pour les Banques Populaires. À titre de comparaison, BNP Paribas est à 56 %, et Crédit Agricole vise 60 % dès l'an prochain. Le groupe s'est donc fixé un objectif ambitieux : réduire son coefficient d'exploitation global de 12 points en trois ans. Si le parti pris d'indépendance des réseaux limite les synergies possibles, la mutualisation des achats et des fonctions support permettra de réduire les coûts. En revanche, l'engagement pris par François Pérol d'éviter les départs contraints en offrant des incitations au départ ou en finançant des diagnostics de compétences, des formations, voire des aides à la création d'entreprise, pèsera sur les comptes.

Mais le groupe veut surtout mettre l'accent sur la performance commerciale. Plus facile à dire qu'à faire, car il faudra compter avec la lassitude des équipes. Leurs relations avec la clientèle se sont passablement dégradées sous l'effet d'objectifs de vente très ambitieux, qui les ont parfois amenés à mettre de côté leur devoir de conseil. C'est du moins le sentiment de nombreux délégués du personnel, ainsi que de l'association UFC-Que choisir, qui a décidé de poursuivre l'Écureuil en justice, lui reprochant un défaut d'information sur le risque associé à la détention d'actions dans le cadre de la commercialisation des actions Natixis, en 2006.

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