Les Etats-Unis comptent 416 banques à problèmes

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(Crédits : <small>Reuters</small>)
Les pertes de l'industrie bancaire américaine ont atteint environ 3,7 milliards de dollars au deuxième trimestre et 25% des établissements seraient déficitaires, selon les chiffres collectés par la FDIC, qui ne table pas sur un rétablissement rapide.

La FDIC (Federal Deposit Insurance Corp) estime les pertes de l'industrie bancaire au deuxième trimestre à 3,7 milliards de dollars, contre un bénéfice de 7,6 milliards de dollars au premier trimestre. Sur la période, le nombre de banques à problèmes qu'elle supervise est passé de 305 à 416, plus haut niveau jamais atteint depuis 1994.

Cette agence indépendante du gouvernement fédérale américain est chargée d'assurer en partie les dettes des institutions financières américaines. Elle estime que l'industrie bancaire a replongé au deuxième trimestre en raison de la hausse des coûts associés aux crédits toxiques.

La FDIC dispose d'un fonds d'assurance qu'elle utilise pour garantir les dépôts bancaires. Celui-ci a fondu de 20% entre la fin du premier trimestre et celle du second, tombant à 10,4 milliards de dollars. Ce plongeon s'explique par une provision de 11,6 milliards de dollars dans un fonds chargé d'anticiper les prochaines faillites bancaires.

L'organisme a fermé 81 banques depuis le début de l'année, contre 25 en 2008 et seulement trois en 2007. D'après Sheila Bair, la présidente du FDIC, les fermetures de banques devraient rester élevées dans les mois à venir, même si la croissance économique montre des signes de reprise. Elle rappelle qu'une banque américaine sur quatre était déficitaire fin juin.

Cet état des lieux peu relisant intervient au lendemain d'une décision de la FDIC relâchant la pression sur les activités de capital-investissement pour les banques en difficultés. Dans un premier temps, il était question d'imposer un niveau minimum de capital élevé pour s'adonner à ce genre d'investissements, afin d'éviter les effets de levier trop important et d'encourager les investissements responsables. Mais la FDIC a abaissé ce niveau, autorisant plus d'établissements à revenir sur ce marché.

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a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Même bidonnés (entre les nouvelles règles comptables et les opérations hors bilan...) les chiffres parlent d'eux-même, c'est dire l'ampleur de la crise !

Face à la faillite de l'industrie bancaire américaine, la FDIC n'a pas trouvé mieux que d'encourager les banques à prendre des risques pour se refaire ! Pauvres américains, ils ne sont pas sortis de l'auberge !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
parce que tu crois que la France s'en sortira mieux
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La remontée des bourses indique peut-être une fin de crise pour l'économie virtuelle, mais les taux de chômage élevés, les coupures dans les budgets sociaux et les économies sur les salaires des fonctionnaires (en Californie, via des jours de congé sans solde ; en Serbie via des licenciement secs ; en France via un assèchement des postes offerts par concours aux jeunes ; etc.) expliquent la faiblesse de la demande, et en conséquence, la prudence des entrepreneurs dans leurs investissements. Les ménages vont mal, donc les entreprises aussi. Ces agents économiques ont de plus en plus de difficultés à rembourser leurs crédits. Pas étonnant que les banques souffrent. Par contraste, les plus grosses ont largement bénéficié du soutien des états auxquels elles ont transféré -à bon prix- une grande partie de leurs actifs sans valeur (en effet, au contraire des ex-économies communistes, en économie capitaliste ce sont les marchés qui fixent les valeurs et pas les comptables). Ainsi renflouées, elles peuvent à nouveau faire valser les étiquettes en bourse et renouer avec des distributions de bonus, calculés selon des règles comptables avantageuses et financés grâce à un accès sans réelle limite au refinancement par les banques centrales. Cependant, la multiplication des défaillances bancaires et l'augmentation du nombre de banques diagnostiquées à problème sont les signaux de la profondeur de la crise de l'économie réelle. La vague des arrivées en fin de droits des licenciés du début de la crise marquera une autre contraction non seulement de la demande mais aussi de la capacité à rembourser les crédits. Pense-t-on que l'économie virtuelle continuera à prospérer avec une économie réelle en détresse ? La jubilation actuelle des analystes financiers est certainement prématurée.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Il faut ecouter William Black, professeur de droit et d'economie, specialise dans la fraude et la lutte contre la crimilate en col blanc, charge dans les annees '80 de l'enquete et de la liquidation des S&L., il analyse et se penche sur notre situation economique et financiere. Tout simplement edifiant. http://www.informationclearinghouse.info/article23243.htm

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