Moody's assombrit son jugement sur les banques françaises
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Dans un contexte budgétaire très dégradé en France, l'agence de notation Moody's a placé les notes de plusieurs banques tricolores sous perspective « négative ».
Brendan McDermid
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Dans un contexte budgétaire très dégradé en France, l'agence de notation Moody's a placé les notes de plusieurs banques tricolores sous perspective « négative ».
Brendan McDermid
Après avoir accolé une perspective « négative » à la note de crédit de l'Hexagone vendredi dernier, l'agence de notation américaine Moody's a annoncé faire de même avec les notes de plusieurs établissements bancaires tricolores. La perspective passe ainsi de « stable » à « négative ». Concrètement, ces notes pourraient être revues à la baisse dans les mois à venir.
Les établissements concernés par la décision de Moody's sont : BNP Paribas, Crédit Agricole SA (l'entité cotée du groupe mutualiste), sa banque de financement et d'investissement CACIB, ainsi que l'ensemble des caisses régionales du groupe, la Banque Fédérative du Crédit Mutuel, sa filiale de banque de détail CIC, le Crédit Mutuel Arkea et la banque publique Sfil.
Dans les faits, la décision de l'agence de notation n'est guère surprenante. Elle s'inscrit dans la continuité de celle prise par l'agence de notation la semaine dernière. Pour rappel, Moody's a fait passer la perspective de la France de « stable » à « négative », en regrettant la dérive des comptes publics. Même si, l'agence de notation a maintenu la note « Aa2 » de l'Hexagone.
Cette décision n'avait pas manqué de faire réagir du côté de Bercy.
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Cet automne, la France est confrontée à une situation budgétaire particulièrement difficile. Le déficit public de l'Hexagone pourrait atteindre 6,2% du PIB d'ici la fin de l'année. Dans ces conditions, le gouvernement de Michel Barnier a été contraint de présenter un budget tablant sur 60 milliards d'euros d'économies. Mais l'absence de majorité au Palais Bourbon pourrait convaincre l'exécutif d'utiliser l'article 49-3 de la Constitution pour faire adopter le budget sans vote.
Une situation institutionnelle chaotique qui est de nature à accroître les inquiétudes de Moody's et qui place la France dans le viseur des marchés financiers.
(Avec AFP)
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