Euler Hermes pénalisé par le dépôt de bilan du britannique Woolworths

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La filiale du groupe AGF-Allianz, lance un avertissement sur ses résultats, consécutif au dépôt de bilan de la chaîne de distribution britannique Woolworths, et prévoit désormais une perte au quatrième trimestre. Le titre décroche.

Les défaillances d'entreprise coûtent cher à Euler Hermes. L'assureur-crédit, filiale du groupe AGF-Allianz, lance ce mardi un avertissement sur ses résultats, consécutif au dépôt de bilan de la chaîne de distribution britannique Woolworths, et prévoit désormais une perte au quatrième trimestre, selon un communiqué. Woolworths a été placé sous administration judiciaire après l'échec de discussions sur sa vente.

Euler Hermes indique avoir enregistré, depuis le début de la semaine, des déclarations de sinistres liées à ce dépôt de bilan, principalement au Royaume-Uni et en Allemagne. Après examen, l'assureur-crédit évalue à environ 52 millions d'euros l'impact négatif de cette défaillance. Ce "sinistre majeur s'ajoute à une dégradation plus prononcée que prévu de la sinistralité de fréquence au quatrième trimestre", ce qui amène Euler Hermes à anticiper une perte sur la période.

Lors de la présentation de ses résultats du troisième trimestre, début novembre, la filiale de l'assureur allemand Allianz avait indiqué tabler sur "un résultat positif" au quatrième trimestre "hors événements exceptionnels tels qu'un très grand sinistre ou un effondrement des marchés financiers". Pour l'ensemble de l'exercice 2008, Euler anticipe un bénéfice net situé entre 100 et 110 millions d'euros.

Comme il l'avait déjà dit lors de la présentation des résultats du troisième trimestre, l'assureur-crédit "n'envisage aucune amélioration notable de la sinistralité au cours des prochains mois". "Baisse de la consommation et accès plus difficile au crédit vont contribuer à maintenir la pression sur la liquidité financière des entreprises et des économies en général", annonce l'assureur. Euler Hermes a enregistré une chute de 76% de son bénéfice net au troisième trimestre, à 30 millions d'euros, essentiellement du fait de l'augmentation des défaillances d'entreprises.

La Bourse a mal réagi avec un recul du titre de 5,45% à 34 euros. C'est l'une des plus fortes baisses de ce mardi à la Bourse de Paris.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
bien bon pour pour la sfac ,ils fanfaronnent moins maintenant!!! eux qui donnent des leçons aux chefs d'entreprises ,qui bloques les encours fournisseurs sans prevenir, qui font ch.... la population tout ça pour ne pas assurer les risques pour lequels ils sont paye
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
il y a 2 ans ils m ont supprimés mon assurance en invoquant un gros stock je leur ai emande de venir voir par eux meme et le verifier pas d echo aujourd hui je m 'en passe et je ne suis pas le seul ils flinguent les societes. le boomerang n est pas loin ca va leur faire mal
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
messieurs bonjour,
compte tenu de vos commentaires étoffés, je me permets de vous préciser que les 52 millions d'euros vont indemniser des entreprises assurées et ainsi éviter à celles ci de déposer le bilan comme cela arrive dans 25% des cas suite à un impayé. Malgré votre degrès d'expertise, je me demande si vous n'aviez pas omis, dans vos brillantes analyses, cet aspect fondamentale de l'article. salutations
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
quelle joie !!!!!!!!!
la sfac et ses successeurs ont tellement fait crever de belles petites boites en leur donnant des cotations négatives injustifiées
une bonne gamelle, juste pour apprendre ce que c'est de se faire planter et de ne pas être soutenu
hum!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
on dirait que mon commentaire dérange ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Pour moi, ancien chef d'entreprise, banques + SFAC ne sont que des nuisibles pour l'entreprise.
En effet beaucoup de leçons, de condescendance, et au final de la cupidité, voir plus.
A l'image de la relance faite par notre gouvernement, les flux financiers sont encore orientés vers les entreprises du CAC 40, alors que le dynamisme est au sein des PME et TPE.
Dans ces conditions, je préfère ne plus entreprendre dans une telle économie.....
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
d'accord avec dolioso d'autant plus que les TPE PME sont souvent les seules à pouvoir apporter des solutions aux "génies" du CAC 40 en ne payant pas les études les développements en retardant leurs paiements de leurs factures ce qui dénature les équilibres jugés par SFAC et qui sanctionnent les victimes mais pas les auteurs
et puis en ce moment pleurer sur le sort des assurances faut pas pousser
si les patrons de PME avaient le temps de faire le bilan de leurs dépenses d'assurance face à ce qu'ils en retirent, ils seraient affolés
mais voila eux faut qu'ils bossent pour nourrir leur personnel avec leur argent et sans bonus à la fin de l'année même s'ils ont fait des bénéfices qu'ils ne peuvent même pas prendre sans détériorer leur trésorerie et donc être mal notés par la SFAC
NE LEUR ACHETEZ PAS DES KLEENEX POUR LEURS PLEURS MAIS PLUTOT DU PH ILS EN ONT BESOIN POUR PROTEGER LEUR FROC, LA TROUILLE? IL FAUT QU'ILS APPRENNENT CE QUE C'EST........
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
de toute façon c'est bien connu du moment q'uil faut mettre la main a la poche............et puis dés q'uil y a trop de risque on se retire!!!le bateau coule les rats le quitte!!

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