L'ex "banque des syndicats" va lever 2,1 milliards d'euros en Autriche

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Son nom signifie "la banque des travailleurs". Fondée en 1922 pour accorder des crédits bon marché, la Bawag était contrôlée par la principale centrale syndicale autrichienne, ÖGB. A la suite de spéculations sur des produits dérivés risqués, notamment auprès du courtier américain frauduleux Refco, et de malversations de certains dirigeants, elle avait frôlé la faillite en 2007 et avait été recapitaliseé en catastrophe par l'Etat autrichien. Criblée de dettes, la centrale avait dû la vendre au fonds d'investissement américain Cerberus pour 3,2 milliards d'euros.
Dix ans après, la Bawag prépare à son entrée à la Bourse de Vienne dans ce qui sera la plus importante introduction de l'histoire du pays.
La Bawag devrait lever 2,1 milliards d'euros et serait valorisée 5,2 milliards d'euros. Selon un prospectus publié mercredi, la banque va proposer jusqu'à 40,25 millions d'actions aux investisseurs, représentant plus de 40% de son capital, à un prix compris entre 47 et 52 euros. Le prix définitif de l'offre sera fixé autour du 24 octobre et la première cotation aura lieu le 25.
Se présentant comme "une des banques autrichiennes les plus grandes et les mieux capitalisées", la Bawag revendique 2,2 millions de clients et une place parmi les "5% des meilleures banques européennes [en matière] de taux de rentabilité et d'efficacité". Elle a dégagé un bénéfice net de 203 millions d'euros au premier semestre, en repli de 28% sur un an.
En 2012, un autre fonds américain, Golden Tree, est entré au capital et en détient un peu moins de 40%.
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Jusqu'ici, le record à la Bourse de Vienne revenait au groupe de construction Strabag qui avait levé 1,3 milliard en 2007, devant Telekom Austria (1,2 milliard d'euros en 2000) et Raiffeisen Bank International (1,1 milliard en 2005).
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