Des centaines de milliers d'emplois « verts » : mythe ou réalité ?

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La formation d'une main-d'oeuvre qualifiée afin de répondre à la montée du business verts est un des enjeux majeurs des prochaines années.
La formation d'une main-d'oeuvre qualifiée afin de répondre à la montée du business verts est un des enjeux majeurs des prochaines années. (Crédits : iStock)
Selon le président de l'Ademe, Arnaud Leroy, l'impact de la transition écologique est positif sur l'emploi, avec l'espoir de 900.000 emplois verts supplémentaires en 2050. Les principaux gisements se trouvent dans les énergies renouvelables, la rénovation thermique des bâtiments et la mobilité. Mais il souligne la difficulté de les quantifier avec exactitude.

L'argument de l'emploi est agité aussi bien par les promoteurs de la transition écologique, dès lors baptisée « croissance verte », que par les tenants de l'immobilisme, au nom des destructions d'emplois qu'elle entraînerait inéluctablement. Il est vrai que le sujet est particulièrement sensible dans un contexte où le chômage touche près de 10% de la population active. L'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), bras armé de l'État pour la mise en oeuvre des politiques publiques en la matière, produit régulièrement des études prospectives s'efforçant d'évaluer le résultat de la transition écologique sur le marché de l'emploi, tant sur le plan qualitatif que quantitatif.

Elle a publié, en septembre 2018, deux focus, sur les Hauts-de-France et l'Occitanie. Ces études montrent que le gros des créations d'emplois se situe dans les énergies renouvelables (notamment bois-énergie et méthanisation), la rénovation thermique des bâtiments et la mobilité, à la fois dans les transports collectifs et dans l'installation de bornes de recharges électriques. Dans le même temps, l'Ademe anticipe des pertes d'emplois dans l'entretien et la réparation des automobiles ainsi que dans le transport routier de marchandises.

Mais une transition énergétique volontariste telle que celle voulue par la Région Occitanie, qui ambitionne de devenir d'ici à 2050 une RéPOS (région à énergie positive), produisant plus d'énergie qu'elle n'en consommera, aura un impact plus transversal. En effet, elle générera selon l'Ademe une hausse de 2% du PIB régional d'ici à 2030 et de 3,9% d'ici à 2050, une baisse de la facture énergétique des ménages de 56% d'ici à 2050 et donc une augmentation de leur pouvoir d'achat. Et cela profitera à l'ensemble des secteurs économiques, en particulier la construction, les transports de passagers et les services marchands.

À partir de ces deux études de cas, l'Agence déduit que la transition énergétique pourrait créer « jusqu'à 900.000 emplois en France d'ici à 2050 ».

« On observe un certain conservatisme sur ce sujet », regrette Arnaud Leroy, président de l'Ademe depuis mars 2018. Mais il reconnaît aussi des erreurs de communication par le passé, et une attitude spéculative sur la création d'emplois, notamment dans l'éolien et le solaire, « qui n'ont pas répondu aux attentes, en tout cas pas celles des élus ». Il n'en reste pas moins que dans certains secteurs, par exemple l'agriculture bio, le potentiel de création d'emplois est impressionnant. La conversion des exploitations françaises a généré une hausse de près de 12% des effectifs entre 2015 et 2016. Au-delà des chiffres, la transition écologique, ce sont aussi de nombreux emplois qui n'existaient pas hier, comme, à titre d'exemple, les maîtres composteurs, qui travaillent sur la composition des intrants dans les méthaniseurs.

Mais les métiers nouveaux ne sont pas les seuls à ne pas être répertoriés parmi les emplois verts. « L'appareil statistique aussi doit transitionner », insiste Arnaud Leroy, regrettant une nomenclature datant des années 1950. C'est d'ailleurs l'objet des travaux menés par l'Ademe Île-de-France avec le Partenariat pour l'excellence des écoentreprises (Pexe) pour élaborer un référentiel des éco-entreprises. Le déficit actuel de nomenclature rend difficile, pour ne pas dire impossible, l'obtention de statistiques fiables portant sur les emplois verts.

Pourtant, sur le terrain, « on voit vraiment les choses bouger », affirme le président de l'Ademe. De nouveaux marchés se développent, sur lesquels la demande est réelle. Ce sont parfois de petits marchés, mais qui connaissent une croissance forte. Une hausse de 9 à 20 % pour l'agriculture bio, par exemple, nettement plus en forme que le secteur des céréales, exposé à tous les vents de la mondialisation, celui du lait ou celui de l'élevage.

Et de nombreuses filières « vertes » ont du mal à recruter. Dans l'éolien par exemple, le métier de soudeur est en tension. Or on en emploie également dans la chaudronnerie ou la construction navale.

« Dans la biomasse forestière, il y a un vrai problème de main-d'oeuvre, insiste Arnaud Leroy. Et dans la chimie verte, certaines entreprises financent elles-mêmes les formations, car c'est pour elles un enjeu de survie. »

Sensibiliser les artisans

En mai dernier, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et la haut-commissaire à la transformation des compétences, lançaient un programme baptisé 10Kvert, destiné à « favoriser l'accès des jeunes et des demandeurs d'emploi aux emplois verts et verdissants » et visant la formation de 10.000 personnes à ces métiers. En parallèle, la ministre et Nicolas Hulot, alors ministre de la Transition écologique, confiaient une mission à Laurence Parisot, ancienne présidente du Medef, afin de bâtir le plan de programmation de l'emploi et des compétences prévu par la loi de transition énergétique. Dans le même temps, insiste Arnaud Leroy, « sur le glissement vers des emplois plus verts, il faut entendre les syndicats ».

Les labels Qualibat ou RGE (« reconnu garant de l'environnement ») ont précisément été créés pour favoriser la formation de main-d'oeuvre qualifiée, mais encore faut-il que les choses suivent. Ainsi, dans les régions littorales ou plus largement touristiques, la rénovation thermique de l'habitat se trouve en concurrence avec le business beaucoup plus lucratif de la rénovation des maisons secondaires. Peut-être faudrait-il envisager, dans ces régions, de revaloriser ces opérations ?

Pour Arnaud Leroy, « il faut surtout former des générations d'artisans qui soient sensibles à ces sujets ». L'Ademe y travaille avec les lycées professionnels, les chambres des métiers, les CCI... Son président se réjouit de la pétition « Manifeste pour un réveil écologique » lancée dans la foulée du dernier rapport du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), signée par quelque 13 000 étudiants des grandes écoles françaises, qui par ce geste s'engagent à ne jamais travailler pour une entreprise polluante. « C'est bien la preuve que les emplois de la transition sont les emplois du futur. »

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Déjà 4 millions d'emplois dans les métiers de l'environnement

En 2016, les éco-activités et le secteur environnemental représentaient 456 000 emplois, soit 1,8 % de la population active. Entre 2015 et 2016, ses effectifs ont enregistré une augmentation de 0,5 %, principalement grâce aux conversions des exploitations françaises à l'agriculture biologique, qui emploie 32 264 travailleurs, en hausse de 11,7 % sur un an. La gestion des déchets (84 550 emplois) et la gestion de l'eau (66 800 emplois) sont les deux autres secteurs gros pourvoyeurs d'emplois. Globalement, l'ensemble des professions à finalité environnementale (les emplois verts) ou dont l'exercice évolue avec les préoccupations environnementales (les emplois verdissants), représentent 4 millions d'emplois en France.

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Commentaires
a écrit le 01/12/2018 à 13:26 :
Ah les emplois verts. Le potentiel existe, c'est indiscutable.
Ce qui est déstabilisant dans ces secteur c'est la forte dépendance aux décisions politiques. Changeantes, alternant euphorie parfois exagérée, jusqu'à la cyclothymie, vœux pieux et critique quasi systématique des politiques précédentes, parfois prônées par les mêmes.

Sauf que là, entre les incitations, primes, exonérations, prêts et autres dispositifs ..., dans la complexité et l'incertitude, des filières fiables ont du mal à se constituer et structurer. D'autant que des compétences et des expertises sont indispensables autant que dans secteurs d’activités. Sinon plus, si l'on veut répondre à toutes ces exigences contradictoires.
Une instabilité chronique dont on se demande pourquoi elle s'acharne sur ce secteur ? On en perçoit actuellement les contradiction dans la perception qu'en ont les populations. Il est vrai, alimentées par des promesses parfois intenables des politiques eux mêmes. Le comble est que les emplois verts offrent beaucoup d'avantages, sont par nature accessibles à tous, y compris à des secteurs décentralisés, excentrés, ou carrément en déshérence, ce qui fait que ces emplois pourraient participer à une sorte de stabilité économique et environnementale.
Le problème est que tout cela doit s'inscrire sur la durée (au delà d'un quinquennat), que les effets sont souvent lents à apparaitre, sont difficiles à mesurer quand il s'agit d’économies et non de dépenses. Peu visibles, donc peu rentables électoralement parlant ?
Il faut continuer à inciter, à promouvoir,à libéraliser l’accès a efficacité énergétique, car on constate que la taxation est arrivée aux limites d'acceptabilité.
a écrit le 01/12/2018 à 10:01 :
Les emplois dans l'agriculture bio sont des emplois peu qualifiés, mal payés, mais surtout peu durables: dans un premier temps, ils coutent cher à la collectivité (compte tenu des aides qui les accompagnent), et dans un deuxième temps, ils couteront encore (compte tenu des inéluctables maladies professionnelles après 40 ans (on ne passe pas sa vie à 4 pattes pour désherber sans séquelles).. Il va falloir envisager de proposer Monsanto et son glyphosate comme bienfaiteur de l'Humanité (un Prix Nobel?).
a écrit le 01/12/2018 à 8:33 :
Arrêtons avec ces sempiternels emplois verts non délocalisables. Une grande partie des travaux d'isolation sont faits par des sociétés commerciales françaises qui pour maximiser leur profit font sous-traiter les travaux de pose par des sociétés d'intérim étrangère: résultat: roumains moldave polonais et consorts!
a écrit le 30/11/2018 à 17:41 :
Zéro emplois crées:tout se fera avec des robots grace a l'intelligence artificielle
a écrit le 30/11/2018 à 17:29 :
Peut être des milliers d'emploi, mais a priori pas en France.
Ainsi une part très importante des panneau solaire viens de chine, tout comme les batterie des véhicules électrique. La France a par ailleurs revendu ses activité énergétique d’Alstom (générateurs).
En gros il reste la pose pour les travailleurs français
Réponse de le 30/11/2018 à 18:02 :
vous avez effectivement raison mais il ne s'agit pas d'une question de compétence , seulement une question de coût de revient et nous sommes au coeur du problème dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres. La mondialisation a des effets pervers car nous savons tous que la concurrence est biaisée du fait même que les coûts de main d'oeuvre sont sans commune mesure dans ce pays par rapport à l'Europe . La difficulté est donc, et ce n'est pas une mince affaire, de trouver une solution pour préserver nos emplois dans cette filière qui est porteuse .
a écrit le 30/11/2018 à 15:24 :
Les meilleurs emplois seraient ceux pour la construction de centrales nucléaires au Thorium !
a écrit le 30/11/2018 à 14:47 :
La photo de la charpente en construction est une "vraie" charpente faite pour durer des dizaines voire quelques centaines d'années. Durable donc. Ce n'est pas ce qui se fait actuellement dans la construction, avec des charpentes industrielles dont la légèreté et la maigre qualité des bois et de l'assemblage sont la certitude d'une durée de vie reduite. A l'heure où les phénomènes climatiques sont de plus en plus violents, nul doute que de tels toits ne tiendront pas longtemps.
Réponse de le 30/11/2018 à 16:26 :
"une "vraie" charpente faite pour durer des dizaines voire quelques centaines d'années".

Termite ou réalité ?
a écrit le 30/11/2018 à 14:14 :
Pour l' instant , on a déjà claqué 144 Md d' euros en ventilo pour 5% de l' électricité . Faite le calcul quand tout le parc automobile sera électrique.....On en n' a pas fini avec les taxes !
a écrit le 30/11/2018 à 14:11 :
Les études des pays les plus avancés en transition énergétique donne chaque fois un solde "d'emplois nets" positif. Pour la France on importe en moyenne 56 milliards d'euros pas an d'énergies fossiles donc faire revenir cette somme dans le pays où l'on produit électricité, hydrogène et dérivés décarbonés, biométhane, solaire etc et les équipements qui vont avec (trains, camions, bus hydrogène) est particulièrement positif. Les gilets jaunes se tirent d'ailleurs 2 balles dans le pied car nous sommes trop dépendants des énergies fossiles importées et effectuer le transfert de cette cette dépense énergétique vers la France crée des emplois pour beaucoup dans les zones défavorisées. En ne comprenant pas qu'il faut s'adapter grâce aux multiples aides à rouler en électrique plutôt qu'en véhicule thermique ils ne se protègent pas des hausses du pétrole à venir et empêchent des créations d'emplois dans leurs territoires.
a écrit le 30/11/2018 à 13:48 :
Il y a juste un problème que les écologistes ne veulent pas voir, un énorme problème.
Le pétrole est une énergie brute facilement transportable, qui produit 10 KwH par litre, ou je veux quand je veux. L'uranium est encore plus puissant bien que dangereux.
Le pétrole est une source d'énergie extrêmement pratique et concentrée.
L'éolien est une source sédentaire, intermittente, qui nécessite des matériaux rares pour fabriquer certaines parties.
Pour faire fonctionner une économie, des usines, des trains, il faut une source d'énergie constante, fiable, maîtrisée : il faudrait installer 4 ou 5 fois plus de puissance renouvelable que le nucléaire par exemple pour avoir un fonctionnement normal de nos sociétés, afin de couvrir les aléas de la production renouvelable (mon train ne part pas = pas assez de vent).
En fait, il faudrait couvrir la france d'éoliennes ... et encore nous dépendrions comme pour le pétrole ou l'uranium de pays étrangers pour nous fournir les matériaux nécessaires à l'entretien.
La seule solution est d'arrêter le gaspillage énergétique et d'arrêter de transporter une personne de 70 Kg avec un véhicule de plus d'une tonne ... et c'est pareil pour la voiture électrique. Il faut un aménagement du territoire cohérent (ne pas repousser les gens à 30 Km des villes parce que l'immobilier est trop cher) et développer le télétravail. Travailler local, consommer local, économiser l'énergie et notre production de CO2 diminuera drastiquement.
Mais si les autorités persistent elles vont provoquer des récessions sans précédent sans rien régler du tout.
a écrit le 30/11/2018 à 13:40 :
L'espoir fait vivre. Je dirai que c'est faux pour plusieurs raisons : ce n'est qu'un transfert de main d’œuvre d'un secteur à l'autre, ensuite, du fait de nouvelles qualif nécessaires, le solde d'emploi créé par rapport à ceux détruit sera forcément très négatif avant de retrouver un niveau inférieur à celui initialement constaté (secteur auto notamment), et enfin, si l'EUrope ne se coordonne pas en matière d'action écologique, ça va être un peu l'armée mexicaine... Et pour finir, je ne savait pas que l'Adem avait un service de prospective économique, et que son président était un statisticien émérite... y en a qui veulent se donner de l'importance...
a écrit le 30/11/2018 à 13:31 :
Du vert au noir , ça fait quelle couleur ?
a écrit le 30/11/2018 à 13:24 :
Ce qui est sur c’est qu’un monde sans pétrole ni charbon c’est un monde où on produira moins de choses donc Moins besoin de travail pour les produire ... alors faire des plans sur la comète...
a écrit le 30/11/2018 à 12:51 :
Qui va payer cette croissance de cette demande crée par décret du gouvernement? Pour un logement à 500 euros par mois la mise en conformité du chauffage et isolation coûte 18000 euros soit 3 ans de loyer. Ce sont des emplois qui coûtent cher au contribuable. D'où un effet macroéconomique de décroissance si l'on en croit Keynes.
Réponse de le 30/11/2018 à 14:03 :
@ Boule : dans une isolation extérieure à 18.000 euros vous avez une part importante qui concerne aussi le ravalement obligatoire tous les 10 ans et nécessaire à la durabilité de l'habitat De plus elle participe à la valorisation de l'habitat en plus des économies réalisées et dure toute la durée de vie de ce dernier. Enfin il vaut mieux créer et maintenir des emplois dans ce secteur plot que de financer des chômeurs. Enfin sur un plan plus global sur un nombre élevé de bâtiments traités vous avez des diminutions de pollution et d'importations fossiles non négligeables. On ne constate pas de décroissance dans les études des différents pays qui sont avancés dans ce domaine, au contraire.
Réponse de le 01/12/2018 à 8:27 :
@ Polytech: ma maison de plus de 30 ans, correctement isolée, n'a jamais été ravalée, et n'en a pas besoin
a écrit le 30/11/2018 à 12:04 :
"le gros des emplois se situent dans les énergies renouvelables ,à savoir bois-énergie et méthanisation".Première remarque le bois-énergie est le plus toxique de tous les combustibles, il génère une foule de produits cancérogènes de classe 1, il devrait être interdit à la vente et à l'usage dans les métropoles. Pour la méthanisation une fois les méthaniseurs construits ce sont des installations qui vont fonctionner en automatique et qui permettent d'améliorer le bilan économique d'une exploitation agricole ou de plusieurs regroupées en coopératives d'exploitation. En résumé peu d'espoir de générer de nombreux emplois hormis ceux de la construction des méthaniseurs mais j'espère que l'on est bien à une échéance 2020 et pas 2050.
a écrit le 30/11/2018 à 11:44 :
900000 emplois verts en 2050. Oui ,pourquoi pas, mais les 4 millions de chômeurs en 2018 n'auront plus droit aux indemnités à cette échéance !!!
a écrit le 30/11/2018 à 11:42 :
900000 emplois verts en 2050. Oui ,pourquoi pas, mais les 4 millions de chômeurs en 2018 n'auront plus droit aux indemnités à cette échéance !!!
a écrit le 30/11/2018 à 11:37 :
La vérité est certainement ailleurs: nos gouvernements n'ont jamais vraiment voulu reconnaître que la hausse des coûts de fabrication due à celle du pétrole nécessitait une médecine de cheval; il fallait contenir les salaires pour sauver les marges et le commerce extérieur; nos brillants politiques ont désorganisé la structure du "modèle" social. Pourquoi, ce qui serait plus simple, ne pas transformer la France en un immense "casino et bordel"? Ca choquerait certainement la morale, mais ça serait certainement mieux, si ça réussit à augmenter un PIB qui ne suffit plus à assurer notre "modèle social", que de ruiner les uns pour assurer la survie des autres.
a écrit le 30/11/2018 à 10:28 :
selon le conseil d'orientation des retraites, si le chomage baisse a 4% et qu'il y a 8% de croissance les 30 prochaines annees, le regime des retraites a la francaise est parfaitement equilibre....
les chiffres qui viennent de nulle part, ca n'engage personne, et personne ne sait faire de prevision fiable a 35 ans!
je vous rappelle que selon les experts interroges par methode delphi en 1970, l'homme devait avaoir colonise la lune pour l'an 2000
il n'a qu'a dire 9 millions d'emplois, ca ira aussi
a écrit le 30/11/2018 à 10:19 :
Des milliers d'emplois pour les travailleurs détachés afin d'imposer une concurrence dans le but de supprimer la sécurité sociale, a terme. Adieu l'Europe sociale!
a écrit le 30/11/2018 à 10:15 :
Je ne penses pas qu'isoler les habitations avec des matériaux de synthèse soit très écologique. Le réchauffement climatique fait en plus baisser la facture de chauffage. Il faut tout miser sur une production d'énergie propre et pérenne. Et jusqu'à présent, on a pas trouvé mieux que le nucléaire.
a écrit le 30/11/2018 à 10:11 :
Quelques obsevations: les métiers de l'eau et des déchets sont mis dans l'environnement? alors en 1960 les éboueurs et les regies de l'eau etaient dans quel secteur?
Les panneaux solaires sont fabriquées à l'étranger mais pire encore, suite au rachat par GE d'Alstom Power, la branche éolienne d'Alstom en France est fermée avec obligation des clients d'achetés US ou d'aller voir les danois ou espagnols. La taxe éolienne sur l'électricité va servir à payer des fabricants étrangers avec des travailleurs détachés comme sait le faire EDF. J'espere que les conseillers de Rugy Philippe liront ce commentaire.Une vrai politique environnemental doit etre complete de l'appro à l'installation avec mesure de l'impact. Mais à l'ENA il ne connaisse que les taxes.
Et l'Ademe dit des choses? plus c'est gros plus ca plait et l'etude sort maintenant lollll. On met tout dedans.
a écrit le 30/11/2018 à 10:02 :
Bonjour,

Vous mettez quoi dans "emploi verdissant"? Tout et n'importe quoi? Parce que 4 millions d'emploi ça fait presque 1 travailleur sur 7 en France!
Si vous y mettez les jardiniers ça devient un peu du foutage de gueule!
a écrit le 30/11/2018 à 9:46 :
Bonjour,

Vous mettez quoi dans "emploi verdissant"? Tout et n'importe quoi? Parce que 4 millions d'emploi ça fait presque 1 travailleur sur 7 en France!
Si vous y mettez les jardiniers ça devient un peu du foutage de gueule!
a écrit le 30/11/2018 à 9:44 :
Pour les soudeurs, oui il y a une tension mais non, ça ne vaut pas la peine de se former. Les directives européennes font que si un marché devient rentable pour un travailleur, on fait venir des travailleurs moins payés de l’etranger. C’est méchant de faire croire qu’il en est autrement. Les bus de 50 soudeurs lettons où d’ailleurs, tout le monde connais ça à Brest, Saint-Nazaire, etc... Les règles sont pipées. Aujourd’hui on va manquer de soudeurs, ils vont se former, gagner 2000€ à 2500€ par mois et demain on va leur expliquer qu’ils sont trop chers, ils vont devoir travailler plus longtemps sans supplément et après devront baisser leurs salaires. On connaît tous ce cirque. Il est malsain et ce jeu n’est pas prêt de s’arreter. Ce libéralisme, c’est la paix des actionnaires de tous les pays contre les populations de leur pays. Ce petit jeu doit cesser, sinon, ça ne veut plus rien dire d’etre français, américain, allemand ou autre. Il n’y a aucune raison objective de continuer cette course ou le salarié doit sans cesse être moins disant et toujours plus la fermer.
a écrit le 30/11/2018 à 9:40 :
L'absence de structures destinées à réunir des spécialistes des ENR, dispenser formation des jeunes et moins jeunes aux métiers d'avenir, offrant simultanément aux quidams la possibilité de s'informer sur les réelles possibilités offertes par l'utilisation des énergies renouvelables nuit. On pourra en savoir plus en consultant la webradio webtv indépendante AWI en consultant entre autres la chronique sur http://www.awi1.com/?p=26158
Réponse de le 30/11/2018 à 15:04 :
"En même temps" je me demande si cette absence de diffusion des connaissances et de la formation sur les ENR n'est pas voulue, car s'il y avait plus de monde qui en comprenait les enjeux et limites, et qu'elles sont loin d'être la panacée qu'on veut nous vendre, ce business serait très compromis.
a écrit le 30/11/2018 à 8:56 :
Sans volonté politique il ne peut pas y avoir de dynamique or nos politiciens sont formatés à exécuter les ordres des actionnaires milliardaires, ceux-ci repus aux subventions d'état et à imposer aux citoyens leurs intérêts ne peuvent plus, d'eux-mêmes, se rendre compte qu'ils détruisent tout.

LE cercle vicieux est le suivant, des possédants qui ont acheté nos politiciens ainsi que nos médias nous dirigeant tout droit dans le seul intérêt au principe avide des mégas riches et cette machine furieuse, dénuée de matière grise car paramétrée à engranger le maximum de fric en un minimum de temps est en train de tout détruire.

Pas de politicien indépendant, ou même rien que pensant par eux-mêmes au moins, pas de solution.
Réponse de le 30/11/2018 à 10:37 :
Ca me parait une vision assez réductrice. En fait la "transition écologique" enrichira (peut être) d'autres actionnaires milliardaires qui seront aussi repus aux subventions étatiques, sinon bien plus encore qu'actuellement. Et ce seront peut être même les mêmes.
Mon point de vue est que si transition écologique il doit y avoir, elle doit se faire dans un cadre où il ne doit pas y avoir de subvention, et que chacun prenne les décisions en fonction de son intérêt notamment financier
exemples :
-il n'y a pas eu besoin de subventions pour que le marché de l'éclairage bascule rapidement sur la LED dès le jour où les lampes sont devenues abordables (donc-malheureusement- toutes produites en Chine : elles sont 10 fois plus durables, consomment 10 fois moins que des lampes à incandescence, offrent le même confort visuel et éclairent instantanément contrairement aux fluocompactes
-l'optimisation du chauffage et l'isolation se feront spontanément si les propriétaires y trouvent leur compte par un retour sur investissement dans un délai raisonnable, et ce ne sont pas toujours les investissement les plus coûteux qui sont les plus rentables : ça conduit à privilégier les solutions peu coûteuses et efficaces : thermostat programmable, isolation des combles avant d'en passer au remplacement de la chaudière, voire des travaux titanesques qu'on a peu de chances d'amortir en une vie comme l'isolation des murs par l'extérieur. Attention aussi à ce que les subventions ne favorisent pas de mauvaises solutions comme le chauffage à bois, certes meilleur en termes de CO2 que le fuel mais hautement nocif à cause de la quantité monstrueuse de particules et de NOx qu'il émet.
-idem pour les voitures électriques à batterie qu'on favorise scandaleusement par des primes, sans doute pour faire passer ses inconvénients majeur , une autonomie restreinte (grand maxi à ce jour 400km) et surtout des temps de recharge pouvant difficilement descendre en dessous de l'heure, interdisant à ce genre de véhicule de faire des grands parcours et les cantonnant à un usage urbain et périurbain ; tout en n'expliquant pas clairement à ceux qui se font piéger dans un tel achat que le faible coût de la recharge qu'on leur fait miroiter actuellement ne résistera pas à l'explosion du coût de l'électricité, inéluctable si la voiture électrique se développe au delà d'un marché de niche, surtout dans un contexte où on veut réduire les capacités de production de masse de l'électricité en réduisant la part de nucléaire dans notre mix énergétique. 2€ comme actuellement pour recharger un VE pour 200km, c'est effectivement très bon marché, aura-ton cette même perception me jour où cette même charge en coûtera 20 à certaines heures ?
Réponse de le 30/11/2018 à 10:55 :
"Mon point de vue est que si transition écologique il doit y avoir, elle doit se faire dans un cadre où il ne doit pas y avoir de subvention,"

Ok mais dans ce cas il est indispensable de cesser toutes les autres subventions aux multinationales et aux actionnaires milliardaires sinon c'est grotesque.

Vos objections sont toujours dirigées dans l'intérêt de la vieille économie polluante et destructrice étrange non ?

Oubliez moi, vraiment, vous n'êtes pas au niveau auquel vous pensez être et du coup vous n'êtes que soulant.

Adieu svp, merci.
Réponse de le 30/11/2018 à 13:41 :
Mais que faites vous en douce FRANCE . Rejoignez la Corée du NORD : vous y serez heureux et nous aussi de ne plus voir vos posts.
Réponse de le 30/11/2018 à 14:59 :
j'avoue avoir du mal à voir de dont vous parlez quand vous voyez des subventions étatiques aux multinationales. Des exemples SVP.
Réponse de le 30/11/2018 à 18:03 :
"j'avoue avoir du mal à voir de dont vous parlez quand vous voyez des subventions étatiques aux multinationales. Des exemples SVP. "

Non mais vous rigolez ?

Je viens d'exprimer clairement tous les doutes que j'ai sur vous et vous faites semblant de pas comprendre et continuez ?

Bug. Quand je dis que vous êtes pas au niveau... -_-

Et avec tous les efforts que je fais pour vous montrer ma profonde exaspération d'être obligé de vous répondre, vous continuez comme si de rien était.

Seul un robot agirait comme ça.

Maintenant que vous démontrez bien que vous n'êtes là que pour me troller et que je vous démontre que je n'ai absolument pas envie de discuter avec vous, merci de me laisser DEFINITIVEMENT tranquille.

On va y arriver enfin !?

Il est où votre amour propre là ? Aucun véritable commentateur n'insisterait avec tout ce que je vous ai écrit, aucun. Dés le début. Vous êtes en plastique et j'ai autre chose à faire que de perdre mon temps avec un playmobile, merci.
Réponse de le 30/11/2018 à 19:01 :
@ multipseudos:

"Rejoignez la Corée du NORD : vous y serez heureux et nous aussi de ne plus voir vos posts."

Vous savez qu'avec internet je pourrais encore commenter ? Si si je vous le garantie.

Votre trollage flagrant est signalé, j'attends qu'il dégage.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

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