Thales : l'Etat impose Luc Vigneron à la tête du groupe contre l'avis du comité de sélection

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La candidature de Luc Vigneron, PDG de Nexter (ex-Giat Industrie), sera proposée pour les fonctions de président-directeur général du groupe Thales le 19 mai prochain, à l'issue de l'assemblée générale des actionnaires.

Cela aurait pu être un rebondissement de taille dans la succession de Denis Ranque à la tête de Thales. Selon nos informations, la candidature du PDG de Nexter (ex-Giat Industries), Luc Vigneron, dont le nom a été proposé par l'Etat avec l'accord de Serge Dassault et par son bras droit Charles Edelstenne, PDG de Dassault Aviation, n'aurait pas été validée par le comité de sélection des administrateurs et des rémunérations (Csar) de Thales. Un comité qui dépend du conseil d'administration du groupe et qui a fait preuve d'indépendance. Lors d'une réunion bilan, mercredi en fin de journée, seuls deux des six membres du Csar - Jo Cornu (Alcatel-Lucent) et le directeur général de l'agence des participations de l'Etat (APE), Bruno Bézard - auraient tenté de faire approuver la candidature de Luc Vigneron. En vain.

En dépit du rejet, par ce comité, de la candidature du PDG de Nexter, l'Etat est passé en force. "Nous avons été fair-play en nous conformant au processus de gouvernance de Thales, fait-on observer de source proche du dossier. Mais chacun doit maintenant prendre ses responsabilités, y compris l'Etat, et il faut que cela s'arrête là. Le Csar ne donne qu'un avis, il ne nomme pas le PDG de Thales. C'est la logique actionnariale qui doit prévaloir. L'Etat maintient son soutien et sa confiance dans Luc Vigneron, qui a fait un travail remarquable chez Nexter".

 Pour l'Etat, il est clair que Thales doit entrer dans une nouvelle période avec un nouvel actionnaire privé de références. Cela va passer par un profond renouvellement du conseil d'administration du groupe d'électronique, au-delà même de l'arrivée des administrateurs de Dassault.

Le gouvernement parviendra-t-il à boucler cette nomination avant l'assemblée générale de Thales prévue pour mardi 19 mai, comme l'Elysée le souhaitait? Rien n'est moins sûr. "Avant ou pendant, tout est encore possible, assure-t-on à La Tribune. Mais quoiqu'il se passe, révocation ou démission de Denis Ranque, cela ne sera pas une sanction contre lui. Il n'a pas démérité et son bilan n'est pas en cause". Hier en fin d'après-midi, aucun conseil n'avait été convoqué.

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a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Une nouvelle fois l'état gère dans une logique de copinage Dassault, un Monsieur qui peut-être fab un bel avion de combat, dont les études ont été payées par le contribuable qui ne retrouvent pas son investissement aucun avion vendu à ce jour hors l'armée française un Monsieur orgueilleux qui a refusé toute allaince avec d'autres fab européens.
L'argent du contribuable pour les copains au détriment de la rentabilté et de l'avenir de nos enfants. Non rien ne changera le jeu du copinage toujours aussi puissant.
Mr Sarkozy stop aux discours donneurs de leçons et commencez à réellement changer notre pays qui n'est pas votre "joujou"
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Denis Ranque était issu du "sérail", les mains dans le cambouis. Nous ne pouvons que souhaiter que Luc Vigneron ne soit pas un PDG en col blanc!!
Cordialement
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Ranque n'aurait pas démérité ???? ah bon !! avec un tel bilan en baisse sosu fonds de turpitudes ! alors que la corruption et son corolalire la discrimination sont les deux mamelles essentielles de cette société.... de qui se moque t'on Mrs Sarkozy et Guéant ??? l'incompétence et la pensée unique ont toujours été de mise avec ce clan gouvernemental soutenu par les riches les parvenus ect.......et en 2012 il faudra à l'identique de ce qui se passe à Thalès remercier ... la bande....
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
C'est effarant de lire que l'Etat considère avoir été "fair play" alors qu'il ne se conforme pas à l'organe de gouvernance de Thalès, au prétexte que la "logique actionnaire" doit prévaloir. Comment réconcilier une telle position avec les propos fracassants d'un M. Sarkozy qui fustigeaient les actionnaires des institutions financières et qui parlaient de moraliser le capitalisme? Et est-ce en s'essuyant les pieds sur les organes de contre-pouvoir d'une société qu'on fait preuve de moralité???
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
L'etat n'allait pas suivre le comite de selection puisque Ranque y avait installe tous ces copains. En revanche on peut se demander pourquoi la decision du comite s'est elle repandue dans la presse? Peut etre pour discrediter Vigneron et favoriser les candidats ayant le soutien de Ranque...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
des études payés par l'état pour des commandes de l'état et des marchés de gré à gré avec d'autres états donc sans risques... et tout ça grace à notre fric nous autres les contribuables..... d'oû vient t'elle la fortune de Serge Dassault et de sa famille sinon du peuple lui même... il serait grand temps de commencer la révolution....pour récupérer notre mise...nous le peuple souverain..il n'est d'ailleurs pas question de partager mais de spolier les voleurs et les profiteurs.....non mais !Dassault et Thalès sont à nous.

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