Drones : la France privilégie une solution franco-britannique

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le ministère de la Défense penche pour le projet Mantis de Dassault Aviation et BAE Systems plutôt que le Talarion proposé par EADS.

Le Mantis de Dassault Aviation et du britannique BAE Systems ou le Talarion d'EADS ? De ces deux drônes lequel équipera à moyen terme l'Armée française ? Le ministère de la Défense envisage d'opter pour le modèle franco-britannique. "Il me semble préférable de chercher une solution européenne pérenne, permettant à la France et au Royaume-Uni de se situer au meilleur niveau » a déclaré le ministre de la Défense Hervé Morin début octobre lors de son audition à la commission de la défense de l'Assemblée nationale.

Pour faire face à un besoin opérationnel court terme, le ministre pousse toujours à l'achat de drones américains Predator disponibles très rapidement (délai de réalisation de trois ans). Mais Hervé Morin assure qu'à plus long terme le projet Mantis a « de bons résultats pour la souveraineté avec un délai de réalisation d'au moins sept ans pour un coût qui reste à expertiser ».

En outre, selon lui, "il permettrait une coopération entre la France et le Royaume-Uni mais avec un risque industriel fort". En revanche, le projet Talarion (ou Advanced-UAV) même s'il obtient « un bon résultat pour la souveraineté", présente "un délai de réalisation de huit à dix ans, un coût très élevé estimé (2,3 milliards d'euros, ndlr) pour la France avec un risque industriel fort".


 

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