Drone Male : un marché de dupes pour Paris ?

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Berlin achète une partie d'un satellite d'observation CSO (210 millions d'euros sur 300 millions au total) à la France tout en exigeant un retour d'activités. Du coup Paris offre à Berlin la part industrielle principale du futur drone MALE
Berlin achète une partie d'un satellite d'observation CSO (210 millions d'euros sur 300 millions au total) à la France tout en exigeant un retour d'activités. Du coup Paris offre à Berlin la part industrielle principale du futur drone MALE (Crédits : Airbus)
L'Allemagne achète une partie d'un satellite d'observation CSO (210 millions d'euros sur 300 millions au total) à la France. En contrepartie, Paris offre à l'Allemagne la part industrielle principale du futur drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) européen.

Incroyable... La France laisse le leadership à l'Allemagne dans les drones MALE. Pourquoi? Parce que Berlin achète une partie d'un satellite d'observation CSO (210 millions d'euros sur 300 millions au total) à Paris tout en exigeant un retour d'activités pour son industrie qui n'a développé aucune compétence pour ce type de matériel. Du coup, la France, très  généreuse (beaucoup trop?) dans ses coopérations, offre à l'Allemagne la part industrielle principale du futur drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) européen, un système d'armes pourtant stratégiques pour les armées qui interviennent en opération extérieure comme l'armée française à l'inverse de son homologue allemande.

L'argumentaire "à la France les satellites d'observation optique, à l'Allemagne le drone Male européen" ne tient pas pour des raisons en partie historique, opérationnelle et de bon sens. Car l'Allemagne raccroche les wagons sur un programme déjà lancé et qu'elle a refusé à de nombreuses reprises. En revanche, elle va prendre le leadership d'un futur programme de drone MALE si il est un jour lancé. Car l'histoire d'un programme MALE européen a déjà une longue histoire agitée.

Une coopération refusée par l'Allemagne

En occultant l'histoire des programmes de satellites d'observation optique et des drones MALE européens, la signature de cette coopération entre la France et l'Allemagne serait beaucoup moins scandaleuse. Mais voilà, il y a l'histoire. Faut-il rappeler que Berlin a refusé à plusieurs reprises une coopération avec Paris à la fin des années 80 pour développer les satellites d'observation optique Hélios 1, puis dans les années 90. Officiellement en raison des nuages qui pouvaient limiter les capacités opérationnelles des satellites, selon Berlin. Mais dans les faits, ce serait bien les États-Unis qui ont fait pression sur l'Allemagne pour faire capoter cette coopération.

Du coup, Berlin a préféré développer des satellites radar SAR-Lupe. Une fois encore, la France est revenue à la charge en proposant une coopération à l'Allemagne. En vain. En dépit du refus de l'Allemagne et d'un certain nombre de pays européens, la France a malgré tout poursuivi le développement d'Hélios 1 et est devenue le pays européen référent en matière d'observation optique avec les satellites Hélios, puis Pléiades. Finalement l'Italie, et l'Espagne sont rentrées dans le programme Hélios. Puis en 2010, la France a lancé, à nouveau seule, le programme CSO (Composante Spatiale Optique) pour remplacer les satellites Hélios. Le système comprend 2 satellites pour les armées françaises.

Retour industriel, la question clef

Récemment encore, le délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, avait poussé en novembre dernier un coup de gueule sur la coopération franco-allemande, notamment dans le spatial. Les industriels allemands pointaient un retour industriel faible pour l'Allemagne, le troisième satellite devant être majoritairement construit à Toulouse. Mais à qui la faute?

"Les sujets de coopération avec l'Allemagne sont aujourd'hui extrêmement faibles. On parle depuis des années d'une coopération autour des satellites d'observation, d'une énième version de drone franco-italo-allemand, et c'est tout". S'agissant du programme qui va succéder à Hélios, Laurent Collet-Billon s'est montré très critique envers l'Allemagne :"Où en sommes-nous de la politique spatiale ? Nulle part ! On discute toujours avec l'Allemagne de la construction d'un troisième satellite CSO à son profit. La question tourne autour de ce que ce pays pourrait récupérer industriellement en retour. Des questions se posent, à l'infini, sur l'accès aux images et leur transmissibilité à des tiers. (...) L'Allemagne propose de construire un satellite intégralement réalisé par OHB, une société allemande..."

Car Berlin souhaitait confier à OHB et Airbus Defence and Space Allemagne la réalisation d'un satellite d'observation optique. "Avec 200 millions d'euros, c'était une utopie, estime un bon connaisseur du spatial militaire. Ils auraient eu un satellite avec une performance de type Pléiades au maximum".

La France profitera d'un troisième satellite CSO

Pour autant, pour être complet, la France trouve également son intérêt dans la construction d'un troisième satellite CSO. Un quadruple intérêt même. Avec un troisième satellite qui est cofinancé, la répétitivité du système est augmentée : les satellites passent beaucoup plus vite au-dessus de la zone qui doit être surveillée. Clairement, un plus pour l'armée française mais aussi allemande, qui aura accès à "un certain pourcentage de droits d'accès aux images" des trois satellites.

Les industriels Airbus Defence and Space et Thales Alenia Space récupèrent de la charge de travail qui est toujours la bienvenue. Enfin, le choix allemand d'acheter un satellite de fabrication française permet aux établissements français de ne pas être confronté à termes à une concurrence allemande (OHB ou Airbus Defence and Space Allemagne).

 Drone Male : une erreur stratégique de la France?

Comment la France peut-elle laisser le manche à l'Allemagne alors que bien rares sont les pays qui disposent d'autant de compétences grâce aux Dassault Aviation, Airbus, Safran et autres Thales pour créer une filière industrielle solide? La France, pourtant si fière de son autonomie stratégique en matière militaire, est contrainte, après avoir été obligé d'acheter aux États-Unis les fameux Reaper (faucheuse en français), de se mettre dans la roue de l'Allemagne.

En juin 2007, Charles Edelstenne évoquait déjà un problème sur le projet européen EuroMale, l'ancêtre de ce nouveau programme et qui avait avorté : "le budget français, déjà contraint, va servir à dupliquer hors de France des compétences qui existent déjà en France, explique-t-il alors lors d'une conférence de presse. Je le déplore et les leçons des programmes en coopération ne sont pas apprises". Sous-entendu, on développe des compétences en Allemagne, qui ne les a pas.

Le coût de développement du futur drone de reconnaissance de type MALE qui devrait voir le jour à l'horizon 2025 s'il aboutit, s'élèverait à environ un milliard d'euro. Une étude de faisabilité, qui représentera 60 millions d'euros, sera signée à l'occasion du salon aéronautique du Bourget. L'Allemagne, la France et l'Italie mettraient chacun 20 millions d'euros.

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Commentaires
a écrit le 19/05/2015 à 10:02 :
c'est stratégique, donc, on ne peut pas être sous bon vouloir allemand .
a écrit le 06/04/2015 à 6:30 :
Pour comprendre la direction que prend l'industrie de défense Française sous l'impulsion de nos "partenaires" et "amis" de l'union et du renoncement de nos "élites": https://www.youtube.com/watch?v=LOhOmwj_1H8
a écrit le 02/04/2015 à 19:41 :
a MANU on ne fait pas des cours d orthographe a la tribune je suis plus competent a direger un chantiet dans le btp il est inutille de rabaisser les autres je vous souhaite une bonne soirèe
a écrit le 02/04/2015 à 19:18 :
a MANU votrecommentaireest deplacè et hors sujet en effet j ai du mal avec un clavier d ordinateur
a écrit le 02/04/2015 à 9:26 :
Quand on n'a plus d'argent on vend nos idées et notre technologie à ceux qui en n'ont.
a écrit le 02/04/2015 à 7:57 :
Une nouvelle trahison de nos élites dirigeantes toujours promptes à renoncer et à battre leur coulpe sur le dos d'autrui...On avait déjà payé les études de développement des porte-avions britanniques, donné les clés de Nexter et de ses exportations à l'Allemagne, il ne restera plus un jour qu'à voter pour le Chancelier allemand plutôt que pour un Président Français.
a écrit le 02/04/2015 à 7:40 :
Dans tous les cas l'histoire des drone mâle americain, ete une belle affaire de dupe, comme prévus, pas de retour technologique, une vue permanente des americains sur nos opération et une grosse location tres chere payer..... Comme toujours nous somme les con de cette histoire.... Merci à nos politique est nos gestionnaire.... Bien ensuite avec les allemand il faut voir les dessous de cette histoire, mais rien n'est impossible dans notre pays....
Réponse de le 02/04/2015 à 9:29 :
Vous êtes fâché avec le pluriel ?
a écrit le 01/04/2015 à 22:41 :
tiens il ya des drones males et aussi des femmes? et ils font des petits drones?
a écrit le 01/04/2015 à 19:32 :
meur CABIROL areter de sous estimer les partenaires de la FRANCE en industrie spaçial la FRANce veut toujours avoir la maitrise d oeuvre das touts les programmes alors que sont industries est en déclin
Réponse de le 01/04/2015 à 21:59 :
Votre orthographe aussi est en déclin !
Réponse de le 02/04/2015 à 0:33 :
Comment, de surcroit, accorder la moindre crédibilité à une personne qui commet sept fautes d'orthographe en deux lignes un quart.
Réponse de le 02/04/2015 à 1:30 :
9 fautes en deux lignes un quart ! Mr Bernard Pivot, venez voir celà !
a écrit le 01/04/2015 à 19:00 :
Ce sujet est malheureusement banal. La France généreuse assure la recherche fondamentale, qu'elle soit civile ou à des fins militaires ; longtemps de trop nombreux chercheurs français "fondamentalistes" ont sous-estimé la recherche appliquée et même détesté voire refusé l'argent d'entreprises privées sans pour autant compter la totalité des apports publics français dans les "partenariats internationaux". Au moment du lancement de l'exploitation des brevets et de la production, beaucoup de nos amis étrangers savent mieux négocier que nous. Aujourd'hui , c'est une illustration avec les Allemands; il y a quelques années, on pourrait trouver des exemples avec les Anglais.
a écrit le 01/04/2015 à 17:34 :
Le jeu secret de la France, c'est de se réserver le marché des drones femelles, autrement plus prometteur, car il lui permettra de conserver les petits.
a écrit le 01/04/2015 à 12:00 :
...........pour les armées qui interviennent en opération extérieure comme l'armée française à l'inverse de son homologue allemande.
Encore de la propagande signée LT: pour information le contingent de soldats allemands deployés en Afghanistan etait plus important que le contingent francais.
La Bundeswehr est présente actuellement dans de nombreuses operations exterieures.
La seule difference: il s agit exclusivement de missions mandatées par les Nations Unies.
La Bundeswehr me peut pas aller faire du rodéo (Lybie !!) toute seule !
a écrit le 01/04/2015 à 11:22 :
Vu que les allemands mettent de la rgent, ils exigent un retour industriel. rien d etonnant aca, on fait pareil. Apres soit on se decide de faire sans l argent allemand, soit il faut leur donner quelque chose en echange ... en l occurence les drone.
Apres rien n empeche dassault de creer un Dassault AG et de faire parti du projet allemand s ils sont en avance technologiquement. ils avaient al epoque des partenariat vace des societes allemands (dornier) ca devrait donc pas poser de pb. Pour EADS (airbus), c ets meme plus facile, vu que la societe existe deja en RFA
a écrit le 01/04/2015 à 11:14 :
L'auteur a-t-il pu consulter le dossier ? Non, alors il ne faut pas dire n'importe quoi sur un sujet que l'on ne connaît pas....
Réponse de le 01/04/2015 à 14:21 :
Et vous, avez-vous consulter le dossier? Non alors il ne faut pas dire n'importe quoi sur un sujet que l'on ne connaît pas....
Réponse de le 02/04/2015 à 0:41 :
Que Hollande Chef des Armées s'explique DEVANT LA PRESSE, à la suite de ces révélations attristantes et particulièrement choquantes. Merkel obtient absolument tout ce qu'elle désire de lui. Et il se couche, à chaque fois tel un petit chien soumis, à ses pieds. Il est devenu le marche-pieds ou le paillasson de Merkel.
a écrit le 01/04/2015 à 10:41 :
Il n'est plus temps de discutailler entre européens
Israel a ses drônes performants
Le Pakistan a ses drônes,
Le Hesbollah a ses drônes
Notre avenir d'européen est désormais lié et nous avons besoin des meilleurs volontés pour construire la défense européenne de demain
Réponse de le 02/04/2015 à 0:47 :
IMPOSSIBLE. Les 27 autres n'ont ni armée, et encore moins de diplomatie. Ils n'en veulent Absolument Pas. Et combien de jours de semaines ou de mois, faudrait-il aux 28 pour enfin décider ou non de l'emploi des moyens.
a écrit le 01/04/2015 à 10:07 :
Pour juger il faudrait savoir ce qu'il y a derrière l'expression "part industrielle principale" ?
La chaine d'assemblage ?
Au train où ca avance les achats de drones US ont de belles perspectives.
a écrit le 01/04/2015 à 9:18 :
A chaque fois je suis admiratif des "journalistes" de la Trubune comment ils réussissent de pervertir les choses . Tout ce que fait l Allemagne est mauvais et guide par la volonté de détruire la France. Je me demande sérieusement quel est le but et quel est le "ideologischer Ueberbau". Mais heureusement qu il y a en France et en Allemagne des gens qui vivent plus en 19ème et au début du 20ème siècle. Merci Mobius et autres!
Réponse de le 01/04/2015 à 10:00 :
Entre 1940 et 1944, les Allemands auraient fusillé les journalistes de La Tribune... Des terroristes
Réponse de le 01/04/2015 à 11:38 :
+1
Réponse de le 01/04/2015 à 16:13 :
Bravo! Une analyse pertinente et digne du niveau de l article!
Réponse de le 01/04/2015 à 16:13 :
Bravo! Une analyse pertinente et digne du niveau de l article!
Réponse de le 02/04/2015 à 10:39 :
Je précise que mon +1 est pour Markus, pas Lucien
Réponse de le 02/04/2015 à 11:20 :
Merci !
Réponse de le 03/04/2015 à 9:54 :
Achhh zes journaliste de la "trubune" ils collaborent pas à la marche en avant de la grande Allemagne
a écrit le 01/04/2015 à 8:27 :
Je ne comprends pas bien le problème. On ne peut pas avoir "le beurre et l'argent du beurre". La question du retour industriel est la règle dans les programmes européens : soit on l'accepte, soit on adapte notre budget pour avoir des programmes nationaux. Le "deal" avec l'Allemagne apparait ici une bonne chose : plutôt que de rechercher à tout prix le retour industriel correspondant à la contribution d'un pays à l'échelle de chaque projet individuel, on est ici dans une recherche d'optimisation et de spécialisation.
Concernant CSO, cela permet de capitaliser sur les compétences en France dans les satellites d'observation sans les dupliquer ailleurs. C'est l'idéal.
Ensuite, il fallait bien trouver une contrepartie sur un autre projet. Pourquoi pas le drone Male? C'est un besoin commun franco-allemand, en plus c'est un sujet qui va devoir avancer à court-moyen terme, et la France ne dispose pas du budget à court terme. Cela pourrait donc permettre de faire avancer le sujet rapidement, sans bloquer le projet à cause des limitations budgétaires de la LPM française. ça tombe bien, le temps presse.
En définitive, un programme de drone Male européen représente un budget bien supérieur au 210 millions d'euros de notre accord avec l'Allemagne, donc les industriels français prendront aussi part au programme. Si Airbus (Allemagne) assure le rôle de leader sur ce projet, cela permettrait en outre d'avoir une maîtrise d’œuvre claire, qui a souvent été le problème avec les programmes européens.
Pour Dassault, il y aura l'UCAV, ce qui est pertinent au regard de l'avance prise par la France par rapport à l'Allemagne sur ce sujet (notamment du fait de sa non-participation à nEUROn).
Réponse de le 01/04/2015 à 9:15 :
100% d'accord avec ce commentaire !
1 vaut mieux que 2 tu l'auras.

C'est plus important d'être leader sur les satellites d'observation qui de toute façon seront là pour longtemps et de laisser à l'Allemagne les drones MALE, sur lesquels les américains sont déjà très forts. Ces en plus un secteur qui sera concurrentiel, et le risque d'un fiasco complêt est loin d'être nul.

Mieux vaut regarder en avant vers les drones de combats et pourquoi pas des vrais solutions innovantes à la stratobus.
Réponse de le 01/04/2015 à 19:13 :
Mobius parle d'une maîtrise d'oeuvre claire grâce au rôle de leader d'Airbus! MPbius me fait rire: voir la maîtrise d'ouvre d'Aurbus sur l'A380 ou l'A400M.. Des centaines de millions de pertes ! Sans parler des retards...
Réponse de le 01/04/2015 à 20:25 :
Vous confondez allègrement les différentes branches d'Airbus. En la matière les satellites d'Airbus n'ont jamais montré quelque problème que ce soit en matière de maitrise d'oeuvre. Le côté rigolo de l'histoire c'est qu'Airbus est maître d'oeuvre de CSO en France et sera certainement intéressé au drone en Allemagne via ADS. 9a doit un peu grincer des dents chez Thales et Dassault.
Réponse de le 07/04/2015 à 14:23 :
@chs : bonjour chs. Airbus, comme tout industriel, n'exécute pas tous ses projets à la perfection, c'est vrai. Les difficultés de l'A380 et de l'A400M en témoignent, quoique dans une moindre mesure pour l'A380. Mais dans les deux cas, il faut aussi voir l'ampleur du challenge technique qui a été relevé.
Quoiqu'il en soit, les projets réalisés avec des maîtrises d’œuvre complexes, comme pour l'Eurofighter ou le NH90, ne se sont pas révélées vraiment efficaces.
J'ai abordé l'exemple d'Airbus pour le drone Male, mais l'idée générale est bien de réaliser des projets européens sur la base d'un besoin opérationnel unifié et avec un fonctionnement industriel rationnel. Ni plus, ni moins.
a écrit le 01/04/2015 à 8:22 :
La France est ruinée. Est-ce la raison?On préfère se payer des intermittents du spectacle et des assos au service du PS. C'est un choix. Ce pays se détruit tranquillement par ses choix sociaux. Lamentable et minable. Hollande est un démolisseur. Le socialisme est une maladie mortelle contractée en 1981.
Réponse de le 01/04/2015 à 9:16 :
Les intermittents du spectacle sont utiles pour camoufler le gouffre vers lequel nous conduit notre "bon" gouvernement.
a écrit le 01/04/2015 à 8:13 :
Ce n'est pas parce que la France soit "trop généreuse" dans ses coopérations (et pas seulement à niveau européen), c'est que la France n'est plus compétitive, elle ne peut pas faire la fine bouche face à un marché de plus en plus concurrent. Non sans oublier que, faute de réformes structurales (celles-ci ne verront jamais le jour dans notre pays), la France se désindustrialise, quoiqu'on dise les médias à propos de sa prétendue attractivité. Le produit français est toujours trop cher, les impôts et les taxes excessifs alliés aux instabilités des nos "semaines sociales" ont un coût et les investisseurs le savent. Il en va toute une question de mentalité. Donc il faut relativiser cet "Eldorado" dont nous parle certains médias pour éviter les (faux) étonnements. Mais bon, si la France coule gentiment y faire des critiques (même que constructives) devient déjà du "French bashing", alors contentons-nous avec notre "omerta" au parfum cocardier, le clocher du village n'est pas loin.
Réponse de le 06/04/2015 à 6:59 :
Continuez l'auto-flagellation. Le manque de compétitivité vient de la concurrence frontale avec des pays où le travail est rémunéré 150€ brut qui nous a été imposé par les traités Européens qui suppriment toute possibilité de réguler ce qui rentre chez nous par des barrières tarifaires (droit de douane). C'est unique au monde ! Et industriellement parlant c'est un désastre.
On a les cartes de France si vous intéresse, le système a été en place en 1992 par le traité de Maastricht et depuis le nombre d'emploi dans l'industrie a été divisé par 2. Il faut bien que vous compreniez que les décisions de protéger certains secteurs industriels stratégiques se prennent dorénavant à 28, ou tout du moins par un obscur représentant nommé par l'un des 28 chefs d'états pour des raisons inconnus et que quand même cet individu ne serait pas laisser acheté par une puissance occulte pour prendre des décisions allant de le sens de ses intérêts particuliers, tout les états de l'union n'ont pas les mêmes intérêts en matière de commerce. Le cas d'école c'est la façon dont les anglais ont demandé et obtenus en 1992 et avec le soutient allemand la suppression des droits douanes sur le textile en provenance de Chine qui a ruiné les industries Européenne concurrente: les Anglais avait déjà tout délocalisé leur industrie en Inde ou ailleurs donc ils s'en moquait de la concurrence Chinoise et en échange les Chinois leur ont ouvert leur marché intérieur aux banques Anglaises, par contre ça a ruiné l'industrie Portugaise et Espagnole, mais c'est gros feignants d'Ibériques ne sont pas compétitif avec les Chinois donc ça leur apprendra ! C'est comme ça depuis Maastricht et la situation a accéléré depuis l'Euro: les partenaires se livrent une guerre économique qui les finalement les plombent tous un peu mais surtout ceux qui croient la fable de la Paix offerte par l'UE.
Pour ce qui est des "investissements étrangers", c'est un terme de novlangue pour dire que des puissances étrangères rachètent nos bijoux de famille les uns après les autres sans qu'on puisse les en empêcher.

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