Grève chez Boeing : le patron de l'avionneur veut y mettre fin rapidement
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Le patron de Boeing doit faire face à un dur conflit social depuis une semaine.
Peter Cziborra
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Le patron de Boeing doit faire face à un dur conflit social depuis une semaine.
Peter Cziborra
A peine arrivée chez Boeing, le nouveau patron Kelly Ortberg doit faire face à un dur conflit social. La grève paralyse depuis déjà une semaine le constructeur d'avions américain.
Dans un message distinct adressé aux employés, il a annoncé le départ prochain de Ted Colbert, patron de la branche Boeing Défense, Espace et Sécurité (BDS). Il s'agit du premier changement opéré au sein de la direction du groupe depuis son arrivée.
Boeing cumule les problèmes avec sa branche aviation commerciale (BCA) mais, également, avec BDS qui a enregistré au deuxième trimestre une lourde perte sur des contrats à prix fixes pour la défense américaine.
BDS perd aussi de l'argent sur son contrat avec la Nasa pour le programme Starliner, qui a pris énormément de retard et qui génère actuellement beaucoup d'embarras à cause de défaillances techniques. Par ailleurs, les premiers astronautes transportés avec la capsule vers la Station spatiale internationale vont être rapatriés par son concurrent SpaceX en février, après huit mois dans l'espace au lieu des huit jours prévus initialement.
Concernant la grève, Kelly Ortberg est revenu sur les deux jours de négociations mardi et mercredi, sous l'égide d'une médiation fédérale, avec l'IAM-District 751, branche du syndicat international des machinistes dans la région de Seattle (nord-ouest).
« Bien que nous soyons déçus que ces discussions n'aient pas permis de progresser davantage, nous restons déterminés à parvenir à un accord aussi vite que possible, qui reconnaisse le dur labeur de nos employés et qui mette fin à l'arrêt de travail », a-t-il poursuivi, affirmant que le groupe avait fait des « efforts de bonne foi pour (...) mener des négociations pertinentes ».
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Plus de 33.000 employés de la région de Seattle sont en grève depuis le 13 septembre après avoir rejeté le projet de convention collective élaboré lors de discussions entre Boeing et les négociateurs du District 751 depuis mars. Ils réclament au moins 40% de hausse salariale et le rétablissement du dispositif de retraite supprimé en 2014. L'offre sur la table prévoit une hausse de 25%, la suppression d'une prime annuelle et un refus concernant la retraite.
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Une source syndicale a indiqué vendredi à l'AFP que l'avionneur n'avait rien changé à ce stade à son offre initiale. Selon elle, les discussions devraient reprendre la semaine prochaine mais aucune date n'est fixée. Les grévistes ont mis en place des piquets de grève aux alentours de plusieurs sites de Boeing dans l'Etat de Washington, berceau du constructeur, et dans l'Oregon limitrophe.
(Avec AFP)
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