La maison de haute couture Christian Lacroix en cessation de paiements

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La maison de haute couture Christian Lacroix, propriété du groupe américain Falic, s'est déclarée en cessation de paiements vendredi 21 mai, après l'effondrement des ventes de prêt-à-porter féminin.

La maison de haute couture Christian Lacroix, propriété du groupe américain Falic, s'est déclarée en cessation de paiements vendredi 21 mai, après l'effondrement des ventes de prêt-à-porter féminin, selon un communiqué paru ce jeudi, qui corfirme une information dévoilée par Le Figaro. "Les représentants des salariés en ont été informés hier" (mercredi), indique le journal.

Le Tribunal de commerce de Paris "devrait se prononcer la semaine prochaine sur un redressement judiciaire ou une liquidation", mais une liquidation est "peu probable" car "les actionnaires souhaitent présenter un plan de continuation", est-il ajouté. "Les ventes de prêt-à-porter féminin, l'essentiel de l'activité, sont en recul de 35%" et Christian Lacroix a perdu "10 millions d'euros en 2008" pour un chiffre d'affaires de 30 millions, précise Le Figaro.

Selon le PDG de Christian Lacroix cité par le quotidien, c'est la forte chute du marché américain, "qui souffre depuis près d'un an de façon assez violente", qui explique en grande partie ces résultats. Depuis un an, Falic avait cherché à se désengager de la maison de haute couture qui a longtemps appartenu au groupe LVMH , des discussions ayant démarré en avril avec un investisseur dont l'identité n'est pas connu. Si les discussions "n'aboutissaient pas, les actionnaires se disent prêts à financer un plan de continuation", mais cela impliquerait des suppressions parmi les 125 emplois, d'après Le Figaro.

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Nous nous sommes tous fait avoir par de nouveaux barbares. Les ultra-libéraux plus subtiles que Gengis Khan. Ils ont attaqué et dévasté les fleurons de l'économie occidentale à leur profit en quelques années en réussissant à faire croire aux entrepreneurs que l'ultra consommation de produits toujours plus chers et moins luxueux, un logo n'étant pas le luxe mais son apparence, pouvait avoir une croissance infinie.
Maintenant nous y sommes. Les britanniques sont tombés les premiers. Ce printemps, je suis allé voir mon tailleur pour préparer un tweed pour l'hiver prochain et sa réponse a été la suivante: "Désolé Monsieur, c'est fini, les grandes maisons du tweed sont en cessation de paiements et n'honorent plus les commandes". Des maisons centenaires, parties pour quelques années de gestion basée sur une vision douteuse au profit du barbare, son fond de pension d'actionnaire.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La cousine de Sandrine bosse chez lacroix...
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
c est la crise ! ! ! !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
j'ai du LACROIX mais en bouteille seulement ... et dans les WC.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Les ultra-liberaux? Vous voulez dire les anarchistes donc (ni dieu, ni maîtres)!
Plus sérieusement, il ya lontemps que le modèle économique de la haute couture n'est plus viable; Berger et Cardin en convenaient dès le début des années 1990!

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