L'action Laurent Perrier avance malgré le tassement des marges

 |   |  384  mots
La marge opérationnelle courante est revenue de 26,5% à 23,9% en 2008/2009, mais cela reste dans le haut des prévisions du groupe. Du coup, le titre a grimpé de près de 7%.

Laurent Perrier, quatrième maison champagne derrière LVMH, Vranken-Monopole et Boizel-Chanoine a finalement réussi à dégager une marge opérationnelle dans le haut de sa dernière prévision, voire même au delà. En publiant ce mercredi ses comptes annuels, Laurent Perrier dévoile ainsi une marge opérationnelle courante de 23,9%, certes en retrait de 2,6 points sur l'exercice précédent. Mais en février dernier, le groupe avait indiqué qu'il prévoyait une marge comprise en 21 et 23%. Du coup, à la Bourse de Paris, les résultats du groupe ont été bien accueillis. L'action Laurent Perrier a gagné 6,59% à 46,44 euros.

Au regard de la conjoncture dans le secteur, la résistance de Laurent Perrier aura donc été assez bonne. Sur l'ensemble de l'année 2008-2009, le chiffre d'affaires du groupe champenois Laurent Perrier est en repli de 25,2% à taux de change constants. En effet, la nette dégradation de la conjoncture économique au second semestre n'a pas encore permis de profiter du redéploiement de la marque Laurent-Perrier. Sa part à l'export a néanmoins une nouvelle fois progressé à 74,6%, soit un gain de 2,6 points de pourcentage en un an. La contribution du haut de gamme dans le chiffre d'affaires de la marque s'est, par contre, légèrement tassée à 37,5% contre 39,4% l'année précédente. Conformément à la volonté stratégique du groupe, les investissements de développement de marque ont progressé (+4%), afin de continuer à installer la marque Laurent-Perrier dans l'univers des champagnes de prestige.  

Au niveau du résultat net, Laurent Perrier publie un bénéfice de 18,95 millions d'euros, soit 10,5% du chiffre d'affaires. Un an plus tôt, il s'élevait à 34,63 millions soit 13,88% de rentabilité. Pour Laurent Periier, "la structure financière demeure solide" même si les stocks ont augmenté de 65 millions à 439 millions d'euros. Cette hausse a pesé sur les flux de trésorerie générés par l'activité et explique l'accroissement de l'endettement net, qui progresse de 64 millions d'euros à 306,6 millions d'euros.

S'agissant de l'avenir, le groupe maintient une gestion prudente face à la grande incertitude économique qui prévaut. Il a décidé de n'engager ses principales dépenses et ses investissements de développement de marque qu'au fur et à mesure du développement des ventes, afin de défendre sa marge opérationnelle.

(retrouvez le communiqué de Laurent-Perrier).

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :