Belvédère a jusqu'à mi-septembre pour restructurer sa dette

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Belvédère , endetté à hauteur de "550 millions d'euros", a été placé sous procédure de sauvegarde en juillet 2008 avec un délai de six mois, afin de lui permettre de procéder à sa restructuration financière.

Le tribunal de commerce de Dijon a fixé lundi "au 14 septembre son audience d'homologation" du plan de rééchelonnement de la dette présenté par le groupe français de spiritueux Belvédère , a-t-on appris auprès de l'avocat du groupe, Me Alain Ribeyre.
Belvédère , endetté à hauteur de "550 millions d'euros", a été placé sous procédure de sauvegarde en juillet 2008 avec un délai de six mois, afin de lui permettre de procéder à sa restructuration financière.
Ce délai avait été prolongé en janvier dernier.
"Le tribunal de commerce a fixé au 14 septembre son audience d'homologation de notre plan (de rééchelonnement de la dette) et a donné son accord pour que les créanciers soient consultés sur ce plan" a déclaré à l'AFP (Agence France Presse) Me Ribeyre, à la sortie du tribunal.
Selon lui, "cette procédure de consultation sera immédiatement mise en oeuvre, compte tenu des nombreux créanciers que le groupe a en Pologne".
L'avocat du groupe de spiritueux a affirmé que le commissaire aux comptes avait "validé quatre points qu'il avait exigés", sans en préciser la teneur, dans ce plan dont la version définitive devait lui être fournie avant le 18 mai dernier.
Fin avril, différentes pistes avaient été avancées par le groupe pour trouver de l'argent frais, dont le "cash-flow" disponible à partir des résultats engendrés par Belvédère , qui a réalisé un chiffre d'affaire de 1,2 milliard d'euros en 2008.
Une autre façon de payer les créanciers serait de vendre des "actifs non stratégiques", des biens immobiliers détenus par le groupe en Pologne et en Bulgarie notamment, avait alors indiqué Me Ribeyre.
Enfin, le groupe envisageait de vendre certains "actifs vivants", notamment des marques secondaires "qui font double emploi", notamment en Pologne, pour quelque 200 millions d'euros.
Pour Jean-Pierre Mattéi, président de l'association de défense des investisseurs en France (ADIF), présent lundi au tribunal de commerce de Dijon, "il faut désendetter de la moitié de la dette" ce dossier, a-t-il affirmé à l'AFP.
"Pour celà, il faut obtenir des créanciers qu'ils abandonnent une partie de leurs créances et des actionnaires qu'ils fassent un effort, à l'exemple de ceux d'Eurotunnel", a-t-il ajouté.
Un proposition par avance rejetée par Me Ribeyre, qui a indiqué refuser la proposition de certains créanciers de Belvédère réunis au sein d'un "Steering Committee" de ramener l'endettement du groupe à 175 millions d'euros.
Le groupe possède notamment Marie Brizard (Manzanita, Curaçao Bleu), les marques de whiskys Glen Roger's, William Peel, et de vodkas Sobieski, Danska.

(Retrouvez le communiqué de Belvédère).

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