Le vin à la recherche de nouveaux clients

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Rendez-vous professionnel bisannuel incontournable, le salon Vinexpo ouvre ses portes ce dimanche pour cinq jours. Outre le contexte économique difficile que devraient aborder les visiteurs, d'autres questions devraient se poser quant à la place du vignoble français à l'étranger.

Rendez-vous professionnel bisannuel incontournable, le salon Vinexpo ouvre ses portes ce dimanche. Durant cinq jours (fermeture des portes le 25 au soir) , Vinexpo rassemblera quelque 2.400 exposants de la filière vitivinicole au Parc des expositions de Bordeaux.  Plus de 35.000 visiteurs, venus de 148 pays différents devraient se retrouver sur l'espace d'exposition pour s'adonner à des dégustations et échanger leurs points de vue quant à la situation du secteur.

Tous les deux ans, le salon Vinexpo est très attendu par les professionnels du vin et des spiritueux car celui-ci informe des dernières tendances du secteur. Des dizaines de conférences, de tables-rondes et de dégustations seront organisées. Crise économique oblige, des grands noms du vin ont toutefois décidé de ne pas venir exposer. Il s'agit de deux poids-lourds américains: Gallo et Constellation.

Outre le contexte économique difficile que devraient aborder les visiteurs, d'autres questions devraient se poser quant à la place du vignoble français à l'étranger. A fin mars dernier, les exportations étaient en effet en recul net de 12,3% tant en valeur qu'en volume. Tous les vins français souffrent du repli des ventes à l'étranger, surtout les vins effervescents c'est à dire le Champagne (-16% en volume et -21% en valeur).

Par ailleurs, la problématique de l'agriculture biologique au sein de la filière sera traitée au cours d'une dégustation. En mai dernier, le cabinet d'études Xerfi estimait que le marché du vin français pourrait sortir la tête de l'eau grâce au bio, les offres de vins bio étant appelées à se multiplier dans les grandes surfaces. Aujourd'hui, seulement 25% des acheteurs de produits bio se fournissent en vins biologiques dans ce secteur de distribution.

Selon le cabinet d'études ISWR, la consommation de vin en France a baissé de 2,94 milliards de litres en 2007 par rapport à 2003 (-7,58%). Pour les experts d'ISWR, le recul devrait ralentir entre 2008 et 2012 de 2,18%. A l'horizon 2012, les Français devraient consommer 316,189 millions de caisses de vin, soit 55,8 litres en moyenne par an et par habitant.

Pour les vignerons, "boire du vin est une antidote à la crise". La consommation mondiale de vins, en forte baisse jusqu'au milieu des années 1990, devrait - à moins que la crise économique s'aggrave - progresser de 6% entre 2008 et 2012, une hausse similaire à celle constatée entre 2003 et 2007. Deux des principaux moteurs de cette croissance, la Chine et la Russie, devraient continuer leur fabuleuse progression, respectivement de 25% et de 36% jusqu'en 2012. Ces deux pays très peuplés consommeront plus de vin que l'Espagne en 2012 !

Si la Russie et la Chine sont de potentiels marchés porteurs, il ne faut pas négliger pour autant les Etats-Unis. Avec une prévision de plus de 3,8 milliards de bouteilles en 2012, ils sont en passe de devenir les premiers pays consommateurs à l'échelle mondiale et .... de ravir cette place à l'Italie. 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
mr le président envoyé les gendarmes en sorti de salon vous allez faire des bénéfices!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Espérons que la france ne se laisse pas trop aller aux sirenes de l'exportations pour produire un vin de moins bonne qualité aux depends des amoureux du vin français.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Je vais essayer de garder ma moyenne au dessus de 55.8 litre par an, pour sauver la viticulture française.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Banco,
Les producteurs de vins doivent s'adapter aux exigences de l'export, notamment en créant des marques ou des appellations basées sur les cépages, et non sur les terroirs, ce qui rend l'identification par le client et les techniques de marketing beaucoup plus efficaces.
Celà ne signifie pas abandonner les appellations terroir, pour le marché domestique et pour l'international "connaisseur" !

Mais il s'agit d'une révolution culturelle, les vignerons ont l'impression de perdre leur âme en banalisant l'appellation de leur production.

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